‹ L'hypnotisme scientifique (volume 2)Chapitre 14 sur 208 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

l’hypnotisme n’est rien autre chose que l’état très complexe de perte ou d’augmentation d’énergie dans laquelle le système nerveux et d’autres organes sont jetés sous l’inlluence de 1 irritation première périphérique ou centrale, I^ssentiellement donc, l’hypnotisme n’est qu’un effet et un ensemble d^actes d’inhilition et de dynamogénie. »

Dans la léthargie il y a exagération des réffexes médullaires, alors que le cerveau tout entier semble frappé d’inertie; dans la catalepsie, les réffexes cérébro-spinaux sont très accentués, d’où la contracture et la tonicité particulières à cet état. Dans le somnambulisme les contractures cataleptiformes dénotent l’irritabilité médullaire.

Lorsque cette exagération des réffexes se montre dans les centres supérieurs, il y a automatisme d’autant plus complet que l’inhilition atteint un plus grand nombre de zones cérébrales. Cette inhilition frappe les fonctions psychiques supérieures,, la volonté, la conscience, elle explique la puissance de la suggestion.

YI

Modifications de la respiration et de la circulation chez les hypnotisés.

Richer, Tamburini et Seppilli se sont occupés d’étudier les modifications de la respiration et de la circulation dans les différents états hypnotiques. Afin de se mettre à l’abri de toute erreur d’interprétation^ ils ont adopté la méthode graphique. Lorsque l’on endort un sujet, la respiration s’accélère et devient généralement de plus en plus profonde; quelquefois cependant elle devient plus superficielle.

a. Pendant le somnambulisme, le type respiratoire n’offre rien de constant, il diffère chez le même sujet d’une expérience à l’autre.

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