‹ L'hypnotisme scientifique (volume 2)Chapitre 15 sur 208 · PLANCHE II · texte numérisé non relu

PLANCHE II

en XX retour au somnambulisme.

DOCTRINES DE l’ÉCOLE DE PARIS.

b. La catalepsie est le plus souvent caractérisée par un arrêt complet de la respiration, cet arrêt peut durer jusqu'à une minute; la courbe respiratoire est tout à coup interrompue. La respiration se rétablit petit à petit, mais elle est lente; si l’on transforme l’état cataleptique en somnambulisme, la courbe respiratoire reprend le type décrit pour ce dernier état (Fig. 11.)

C. Pendant la léthargie, les mouvements respiratoires sont profonds, ils sont rapides au début, puis ils se ralentissent peu à peu.

En somme, la catalepsie seule s’accompagnerait de variations bien nettes de la respiration; pendant la léthargie et pendant le somnambulisme, le rythme respiratoire présenterait des caractères très différents suivant les sujets.

Pour ce qui concerne les variations de la circulation, Tamburini et Seppilli ont constaté que, pendant la léthargie, le tracé graphique, pris au moyen du plétismographe de Mosso, tend continuellement à monter, alors qu’il tend au contraire à descendre dans la catalepsie; ce qui veut dire que le volume du bras augmente pendant la léthargie et que par conséquent les vaisseaux se dilatent, tandis que le bras diminue de volume pendant la catalepsie, ce qui indique un rétrécissement des vaisseaux.

Quant à la fréquence du pouls, Richer n’a pu trouver aucune modification entre la léthargie, la catalepsie, le somnambulisme et l’état de veille.

YII

Des zones idéogènes.

Braid déjà avait signalé l’existence de certaines régions du crâne dont la compression donne lieu à l’apparition d’une idée ; Braid vit dans ces faits la confirmation des théories

CIIAIMTUK II.

plil'éliologitjncs de (lall et Spurzlieiin : « l‘ai* l’excitation de la région de l’idéation, dit-il, et de la comlruclivité^ nn jeune homme se mit û écrire, l’autre à dessiner. Une jeune tille, à la suite de l’excitation de la comcienciosité, restitua une gâhecière qu’elle avait dérobée... »

Les autèurs n’attribuèrent pas une grande importance à ces données; cependant Cliambardb eu 1881, parle d’une malade qui présentait des points érogènes et Féré', en 1883, rapporte l’histoire d’une hystérique chez laquelle la compression de la partie supérieure du sternum provoquait une scène érotiijue avec sécrétion abondante de liquide vulvo-vaginal.

Tel était l’état de la question quand Pitres s’en occupa ; cet auteur observa de nombreuses hystériques chez lesipielles la compression ou la friction de certaines régions provoquait des idées tristes ou g-aies, il donna à ces régions le nom de zoiies idéogènes : « Je propose de donner le nom de zones idéogènes, - dit-il, à des régions circonscrites du corps, dont l’excitation lait immédiatement surgir dans l’esprit de certains sujets hystériques, endormis ou éveillés, une pensée qui s’impose impérieusement à la conscience de ces sujets et ne peut être chassée tant que dure l’excitation®. » Une de ses malades avait une zone d'extase et des zones de habillage : la compression de la zone d’extase, située au sommet de la tête, provoquait une attitude extatique avec vision de la sainte Vierge; la compression des zones de babillage, siégeant aux apophyses mastoïdes, faisait parler la malade avec volubilité. Les zones idéogènes ne peuvent être supprimées par suggestion.

Une autre malade possédait une zone de rire au niveau de la protubérance occipitale externe; une autre, une zone de mélancolie: « J’ai bien de la peine, ma mère est bien malheureuse »; une zone de contrariété : « Je suis sûre que ma mère ne me laissera pas aller à Caulliac demain une zo7ie de rire: « Non, c’est trop risible, est-il assez drôle ce capitaine

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