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Pitres, loc. cil., p

DOCTIUNES DE l’ÉCOLE DE PADIS.

Ramollol »; une zone de colère : « Si j’avais lui revolver, je le tuerais, le misérable! »

Ou peut encore rencontrer ces zones idéogènes sur d’autres parties dn corps; ainsi Pitres cite l’exemple d’une femme en état cataleptoïde, dont le corps est pour ainsi dire couvert de zones idéogènes. Si l’on frictionne légèrement :

Les régions temporales , elle ne peut s’empêcher de parler;

Le sommet de la tête, elle se met à genoux : « C’est la sainte Vierge! »;

Le menton ou la région sus-thyroïdienne , elle fait des mouvements de déglutition et demande à manger;

La jolie droite, elle devient triste et pleure ;

La joue gauche, elle voit des scènes lubriques : « £h bien! ne vous gênez pas; c’est propre de faire ça devant tout le monde! oh! qu’ils sont cochons ces hommes! »;

Le côté droit du cou, elle est effrayée;

Le côté gauche, elle s’ennuie : « Oh! que je m’ennuie, bon Dieu! que je m’ennuie! »;

La région sous-claviculaire droite, elle s’évente et déboutonne son corsage;

La région sous-claviculaire gauche, elle grelotte ;

La région sous-mammaire droite, elle est fatiguée;

La région sous-mammaire gauche, elle veut coudre : « Donnezmoi vite mon ouvrage »;

L hypochondre droit, elle baille ; « Quelle flemme je me tiens »;

V hypochondre gauche : « Je veux aller me balader »;

La région inguinale droite, elle veut se friser;

La région inguinale gauche, elle veut écrire : « Vite, vite du papier, de l’encre, une plume. J’ai besoin d’écrire à Louis », etc., etc.

Pitres crut tout d’abord que la malade se moquait de lui; cependant, après avoir fait inscrire les phénomènes apparaissant û la suite de la compression de ces zones, il renouvela

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ses expériences, et toujours la compression d’une zone déterminée amena des phénomènes constants : « Si la malade, nous disions-nous, invente les réactions dont elle nous donne le spectacle, les manil'estations simulées seront évidemment différentes d’une expérience à l’autre, car il serait tout à fait extraordinaire qu’elle se rappelât exactement, à plusieurs mois d’intervalle, ce qu’elle a fait et dit par caprice, quand on excitait tel ou tel point de son corps. Or, les résultats de nos trois expériences furent tellement concordants que nous dûmes éliminer l’hypothèse d’une simulation volontaire. »

Le plus souvent les zones idéogènes ne se manifestent que pendant le sommeil hypnotique, quelquefois cependant on les rencontre à l’état de veille; une malade nommée Albertine possédait éveillée ;

a. Des zones idéogènes vulgaires dont la compression provoquait l’apparitiou d’hallucinations;

b. Des zones impulsives, dont la compression évoquait le désir impérieux d’accomplir certains actes;

c. Des zones idéo-ecmnésiques, dont la compression provoquait un accès de délire ecmnésique.

Il n’y a aucun rapport constant entre le siège de la zone et la nature des idées provoquées. Comment s’est fait cette alliance entre certaines sensations et certaines formes d’activité psychique? «< J’avoue, dit Pitres, qu'il me parait bien difficile de résoudre cette question. La première idée qui vient à l’esprit, c"est qu’il s’agit de suggestions antérieures. L’hypothèse, a priori, n’a rien d’invraisemblable. Il est positif, en effet, qu’on peut créer, par suggestion, des zones idéogènes artificielles. Néanmoins, je vous ferai observer que dans toutes mes expériences, je me suis, autant (jue je Pai pu, tenu en garde contre l’intervention des suggestions ; que j’ai trouvé des zones idéogènes chez des sujets qui étaient soumis pour la première fois à l’hypnotisation et qu’entin si nous avions eu affaire â des suggestions involontairement données par l’expérimentateur, tous les phénomènes auraient cessé de se

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