‹ L'hypnotisme scientifique (volume 2)Chapitre 17 sur 208 · PLANCHE VI · texte numérisé non relu

PLANCHE VI

D après les pholograpliies originales de Pilres reproduites dans les Leçons sur l'IIi'stèrie et l’H^pnotisoie.

(1891, Oct. Doia, Editeur).

DOCTRINES DE l’ÉCOLE DE PARIS.

produire sous riidluencc d’une sugg-estion inverse. Or, vous vous rappelez sans doute que, chez aucun de nos malades, les zones idéogènes n’ont pu ùtre nioditiées ni supprimées par voie de sug-gestion. »

« On pourrait peut-être tourner la difficulté en supposant que ‘ les zones idéogènes spontanées sont créées par auto-suggestion inconsciente et qu’elles restent par la suite en dehors de l’inllueuce directe de l’expérimentateur, lequel ne peut pas plus les effacer qu’il ne peut, en général, effacer les suggestions antérieurement données par une autre personne. »

La fig. 12 (pl. iii), représente Alhertine M. à l’état de veille; par une compression très légère du sommet du crâne, la malade dirige les yeux vers le ciel et croise les mains dans l’attitude du recueillement mystique (fig. 13) ; en comprimant plus fortement cette région, elle s’agenouille (fig. 14, pl. iv) ; en la comprimant très énergiquement, elle se prosterne le front contre terre (fig. 15, pl. iv). La compression de la région sous-maxillaire provoque un délire ecmuésique : la malade est furieuse contre une de ses voisines qui a tué une de ses poules ; elle se prépare â injurier et à frapper cette voisine (fig. 16, pl. v). La compression de la région sterno-claviculaire produit un délire ecmuésique accompagné de désespoir : la malade s’arrache les cheveux, elle se rappelle un épisode douloureux de sa vie (fig. 17, pl. y), La compression des apophyses épineuses de la région lombaire amène un délire ecmuésique gai : la malade entend la musique, elle danse (fig. 18, pl. vi). Enfin, la compression de la base des apophyses mastoïdes provoque un délire ecmuésique accompagné de frayeur : la malade voit une couleuvre qu’elle n’ose écraser (fig. 19, pl. vi). Cette hallucination n’est que la réminiscence de la frayeur que lui a causée un jour la vue d’un serpent.

Ces photocollographies ont été faites d’après les photographies originales de Panajou qui ont servi â la confection des planches du beau livre de Pitres sur VUy&téne et l'Hypnotisme (1891, Octave Doin éditeur).

CIUIMTIIE 11.

L’hypnose unilatérale.

Braid * a, le premier, produit l’hypnose unilatérale en soufflant sur un seul œil; en 1878, Descourtis^, externe de Charcot, à la Salpêtrière, remarqua qu’en ouvrant un œil d’un sujet en léthargie, ou provoquait la catalepsie d'un côté du corps, alors que l’autre côté restait en léthargie. Richer®, ITeideuliain \ Ladame®, Ghambard®, Dumontpallier'’, Bérillon Pitres® obtinrent des résultats semblables en comprimant la région temporale d’un seul côté, en faisant fixer un point lumineux avec un seul œil, en comprimant un seul globe oculaire, par l’audition d’un bruit monotone d’un seul côté, etc.

Les phénomènes de l’hypnose unilatérale sont absolument semblables à ceux de l’hypnose bilatérale : dans l’hémisomnambulisme il y a insensibilité, flaccidité des membres, suggestibilité d’un côté du corps ; dans l’hémicatalepsie, il y a conservation des attitudes ; dans l’hémiléthargie il y a hyperexcitabilité neuro-musculaire.

Si Pon demande à un sujet en bémisomnambulisme s’il dort, la réponse est différente suivant l’oreille à laquelle on s’adresse : il dit oui du côté endormi, non du côté éveillé ; si on dit à l’oreille du côté éveillé : « Vous êtes à la campagne, dans un jardin, cueillez une fleur, » le sujet demande si 1 on se moque

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