‹ L'hypnotisme scientifique (volume 2)Chapitre 19 sur 208 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

et Diiniontpalliep, chargés, en 1<S79, par la Société de Biologie, d’examiner les idées de Bnr([, découvrirent le Iransferl ; ils virent que les agents œstliésiogènes transfèrent au côté malade la sensibilité du côté sain, ce dernier devenant è son tour anesthésique ; ce transfert peut se faire, au dire des auteurs, non seulement pour la sensibilité, mais encore pour les contractures, les paralysies, etc.

De môme, une hystérique étant en hémiléthargie ou en hémisomnambulisme, il suffit d’appliquer un aimant à quelques centimètres du côté éveillé, pour qu’au bout de deux minutes le transfert s’opère.

Eu 1886, Babinski* reprit cette étude : il plaça deux hystériques bémianesthésiques à côté l’une de l’autre et appliqua un aimant sur le bras ou la jambe de l’une d’elles ; au bout de quelques minutes l’une des deux malades était devenue anesthésique totale, l’autre étant sensible partout. Si l’une des malades était atteinte d’une paralysie ou d’une contracture, le transfert se faisait de môme, la paralysie ou la eontracture passait de l’un à l’autre sujet. Babinski prétend s’être mis à l’abri de toute simulation et de toute suggestion.

En 1890, Luys^ signala des faits plus étranges encore, il communiqua à la Société de Biologie une note intitulée : Du transfert à distance, à l’aide d’une couronne de fer aimanté, d’états névropathiques variés, d’un sujet à l’état de veille sur un sujet à l’état hypnotique.

La couronne aimantée de Luys présente la forme d’un fer à cheval; elle va d’une tempe à l’autre, en passant par l’occiput; la région frontale seule est libre, de telle sorte que les deux pôles de l’aimant se trouvent aux régions temporales. « Soit maintenant, dit Luys, un sujet frappé d’hémiplégie droite et en état de veille. Nous appliquons la demi-couronne sur la tète, le pôle nord à droite, et nous la maintenons horizontalement pendant environ cinq minutes. Au bout de ce temps, sans proférer aucune parole, nous la plaçons sur la tète d’un

1. Babinski, Soc. de Psycol. physiol.,2li octobre 188G, et Soc. de Biologie, G novembre 188G.

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