‹ L'hypnotisme scientifique (volume 2)Chapitre 32 sur 208 · Id., loc. cil., p · texte numérisé non relu

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CHAIMTRE II.

une personiiali(,é, réduite, il est vrai, dans ses termes généraux, mais qui, dans eertains eas, jiersiste entière et s’affirme nettement par la résistance qu’il oppose aux idées suggestives. L’hypnotisé reste toujours quchpi’un, et il peut manifester sa volonté en résistant aux suggestions. »

Quant à la suggestion à l’état de veille, l’auteur croit (]ue, le plus souvent, elle ne se développe qu’à la suite de nombreuses hypnotisations ; ces suggestions à l’état de veille peuvent être de différentes natures. Il n’est cependant pas indispensable que le sujet ait été hypnotisé antérieurement pour que la suggestion se réalise à l’état de veille,, on peut la produire chez les hystériques non hypnotisables.

Au point de vue médico-légal, Gilles de la Tourette estime que les crimes dont les tribunaux auront à s’occuper seront presque toujours des attentats à la pudeur, des viols commis par des endormeurs sur les personnes hypnotisées; il croit que ces crimes seront presque toujours commis pendant la léthargie complète ou lucide.

« Pendant l’état léthargique ou cataleptique, dit-il, le sujet est une pâte molle, un chiffon inconsiûent à la merci du premier venu... »

« En thèse générale, dit-il encore’, celui qui, lors d’une première hypnotisation, voudra violer une femme, devra plutôt profiter de la léthargie où elle est inerte, que du somnambulisme, où elle peut opposer la plus vive résistance.

« A moins d’hypnotiser pendant longtemps la même personne, de s’en faire aimer comme dans le cas de Bellanger, nous admettons en principe, assuré d’avance que l’expérimentation nous donnera raison, qu’un individu qui plonge une femme en somnambulisme ne la possédera que si celle-ci vent bien, comme dans la vie normale, céder à ses désirs. «

Gilles de la Tourette admet la possibilité expérimentale de tous les crimes par suggestion, mais il croit leur réalisation pratique difficile, à l’exception cependant des attentats à la pudeur et du viol. Il s’élève contre l’exagération des dangers

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