‹ L'hypnotisme scientifique (volume 2)Chapitre 33 sur 208 · Gilles de la Tourette, loc. cil., p · texte numérisé non relu

Gilles de la Tourette, loc. cil., p

DOCTIUNES Blî l’ÉCOLE I)E PARIS.

I médico-légaux imputés à l’hypnotisme; on pont certainement ! faire signer des billets, faire faire des testaments, faire oom- I mettre un crime par un sujet hypnotisé, mais riiypnotiscur ; criminel est presque certain d’être découvert.

' « M. X..., dit-iP, veut se venger de M. Y...; il a sous la

I main un sujet parfaitement dressé; il le met on somnanibu- I lisme, lui fait accepter la suggestion d’aller tuer, empoisonner,

; etc., l’objet de sa vengeance, lui ordonnant môme de ne se souvenir de rien dans une deuxième hypnotisation. On voit que nous supposons le cas extrêmement compliqué. Expérii mentalement, d’ailleurs, il est parfaitement réalisable. Il n’en i est plus de môme toutefois dans la vie réelle, parce que le magnétiseur serait absolument sûr d’être arrêté...

« Que va faire l’hypnotisé?

« A heure fixe, tout à coup, une pensée jusqu’alors inconnue de lui, germe dans son cerveau : il doit tuer M. Y... Il s’arme d’un poignard, et, sans hésitation, l’assassine n’importe où il ' se trouve. Il ne connaît que l’ordre qui lui a été donné.

(( Naturellement on l’arrête : car il ne faut pas parler ici de précautions suggérées ou prises par l’hypnotisé lui-même. Il en prendra peut-être, mais lesquelles! Avant tout, si la suggestion a été acceptée, il faut qu’il poignarde l’individu qu’on lui a désigné, fùt-il en pleine rue, entouré de gendarmes ou de gardes. On ne lui sert plus son crime tout préparé, comme dans un laboratoire, où tout est convenu d’avance et où l’on cherche, pour l’étude physiologique, à développer toute la spontanéité dont les hypnotisés sont susceptibles.

« Une fois arrêté, ou l’interroge, et que répond-il? Rien, ou plutôt il cherche à se disculper ; mais de quelle façon ? il faut qu il invente une fable de toutes pièces; et, sans exalter la I perspicacité des magistrats, nous croyons qu’ils ne s’en laisse- 1 ront pas longtemps imposer dans ces circonstances.

« Naturellement on commence une enquête ; on fouille dans le passé de l’assassin : on recherche ses relations, et, en vertu du vieil axiome, is fecil oui prodest^ celui qui a armé la main du criminel ne tarde pas à être découvert. Et quel cri-

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