Pitres, loc. cit., p
CITMMTllK II.
Des rapports de l’hystérie avec l’hypnotisme.
Charcot, Richer, Gilles de la Tourette, Rabinski, etc., soutiennent que l’hypnose est un état pathologique des centres nerveux dérivant directement de l’hystérie. « Je soutiens, dit Rabinski*, qu’il existe une relation intime entre l’hystérie et
l’hypnotisme Je reconnais parfaitement que l’on peut
endormir des sujets n’ayant pas présenté jusque-là des stigmates hystériques, mais ce n’est pas une raison pour rejeter la réalité de cet état qui peut être latent. » « Au lieu d’invoquer des statistiques, dont les résultats sont plus que contestables, n’est-il pas préférable, pour chercher à résoudre la question, d’analyser les caractères appartenant à l’hypnotisme et de voir s’ils présentent des analogies avec ceux qui relèvent de l’hystérie.
« Or 1“ les anesthésies, les paralysies flasques, les contractures, la catalepsie, existent toujours au moins en partie chez les hypnotiques et ils constituent d’autre part les manifestations les plus communes de l’hystérie ;
« 2“ L’exaltation de la suggestibilité, caractère fondamental de l’hypnotisme, appartient aussi à l’hystérie ;
« 3° Les somnambules hypnotiques sont parfois plongés dans un état second et les somnambules hystériques peuvent se trouver dans une situation semblable ;
« 4” L’état hypnotique influe sur les excreta urinaires des vingt-quatre heures de la même façon que l’attaque hystérique ;
« 5“ L’influence thérapeutique de l’hypnotisme s’exerce d’une façon prédominante sur les troubles qui relèvent de l’hystérie ;