‹ L'hypnotisme scientifique (volume 2)Chapitre 39 sur 208 · Babinski, Réponse à Bernheim {Soe.d’hypn., juillet · texte numérisé non relu

Babinski, Réponse à Bernheim {Soe.d’hypn., juillet

DOCTRINES DE l’ÉCOLE DE PARIS.

« 6® 11 pout exister entre riiypnotisme et les manifestations hystériques, un balancement analogue à celui qu’on peut observer entre les divers accidents qui dépendent de l’hystérie;

(( T On voit parfois les attaques hypnotiques s’enchevêtrer avec des attaques hystériques...

« Pour toutes les raisons que je viens de résumer, je crois que les relations intimes qui relient l’hystérie à l’hypnotisme sont absolument indéniables. »

Pitres se rallie à la manière de voir de Babinski ; il est bien certain que tous les hystériques ne sont pas hypnotisables, mais est-il bien démontré que tous Jes sujets hypnotisables ne sont pas des hystériques? Non : Liébaut invoque une statistique selon laquelle, sur cent personnes, prises au hasard, quatrevingt-quinze seraient hypnotisables. Mais cette statistique n’a pas la valeur qu’on lui prête ; d’une part, parce que l’auteur n’a fait aucune recherche sur les antécédents héréditaires et personnels de ses sujets; de l’autre, parce qu’il range dans la catégorie des hypnotisables nombre de sujets qui n’ont ressenti que de l’engourdissement.

Cependant Pitres fait remarquer que dans cette statistique, Liébault mentionne 15 à 18 de somnambules profonds; l’hystérie avérée n’a pas cette fréquence, mais si l’on envisage l’hystérie latente, on peut encore prétendre que tous les sujets hypnotisables sont des hystériques.

« En somme, dit Pitres’, on doit, ce me semble, dans l’état actuel de nos connaissances, considérer l’hypnose provoquée comme un état morbide artificiel et temporaire, dont les symptômes, très variables et parfois très complexes, sont identiques à ceux qu’on observe dans les attaques spontanées de sommeil hystérique. »

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