‹ L'hypnotisme scientifique (volume 2)Chapitre 48 sur 208 · Mesmer, Mémoires. Paris, 1828, p · texte numérisé non relu

Mesmer, Mémoires. Paris, 1828, p

8. Despines, Etude scientifique sur le somnambidisme. Paris, 1880, p. 222.

cnAPiTnr. ii.

incléfiuies et se rapporter hnmt'diato.moMl au sans interne d’un autre individu. »

(irAce aux fluides, Mesmer expliquait aussi l)ien la divination du présent (jue celle du passé et de l’avenir : voir le passé, c’est sentir les causes dans les cflets, et voir l’avenir, c’est deviner les eflets par les causes. Tout ce qui a été a laissé des traces, tout ce qui sera est déjà déterminé par Tensemble des causes.

Le sommeil est plus propre que la veille pour ces transmissions ;

r Parce que les fonctions des sens sont suspendues et que les impressions se font directement sur la substance même des nerfs. Le sens interne devient ainsi le seul organe de sensation ;

2“ Parce que les fonctions psychiques de la mémoire consciente, de l’imagination et de la réflexion sont abolies et que par suite la substance cérébrale devient plus sensible pour les impressions qui seules l’atteignent (monoïdéisme.)

Pour la transmission des pensées, il faut, d’après Mesmer : un rapport entre le somnambule et le magnétiseur, et une éducation du sujet,

Despines fils admet une théorie analogue; il admet que l’activité cérébrale peut, dans certaines conditions, retentir sur le cerveau d’un autre individu, au moijen de l'éther. Tout acte psychique a pour cause une modification des vibrations cérébrales qui ne sont pas susceptibles d’imprimer, par l’intermédiaire de l'éther, des modifications semblables dans les cerveaux sains environnants. Cependant ces vibrations se répondent au dehors et frappent ces cerveaux sans effet. Si donc, parmi ces cerveaux, il s’en trouve un plus impressionnable, qui ressent ces vibrations éthérées, et que celles-ci y produisent des vibrations identiques, l’activité de cet organe donnera bien des idées semblables. Si ce phénomène est rare, cela ne tient ni au mode d’action de Yéther, ni aux lois qui dirigent ce mode d’action, cela tient à une sensibilité extrême, anormale, pathologique, et heureusement rare du système

nerveux.

DOCTRINES DE l’ÉCOLE DE PARIS.

Ochorowicz ne peut se résoudre à admettre cet éther ; « J’aime mieux mon igTiorance qu’une science pareille, dit-il;... je comprends la nécessité d'un gaz plus raréfié que tous les gaz (|ue nous connaissons, c’est-à-dire pins raréfié que Tliydrogène, mais je ne comprends pas une matière qui n’est pas matière, un corps raréfié qui supprime le vide, deus ex machina qui doit tout expliquer, sans être lui-même compréhensible V »

Le marquis de Puységur ne put s’assimiler ces théories fluidiques; il préféra admettre l’hypothèse d’une transmission psycho-physique. Il considère la pensée comme un mouvement, la transmission de la pensée n’étant aussi qu’une transmission de mouvement. Il veut transmettre un mouvement à son père, rien de plus simple, il se rappelle son image et pense à lui ; c’est de la plus saine physique, la pensée est le principal moteur, elle est en nous ce qu’est le plateau de verre dans la machine électrique. Mais l’on ne peut agir sur quelqu’un que s’il est isolé, tout comme l’électricité n’est ressentie que par un individu isolé.

Après avoir longuement exposé toutes ces théories, Ochorowicz fait remarquer :

1“ Que la suggestion, dite mentale, est un phénomène très complexe, qui ne peut être expliqué par un principe unique;

2° Que, même par rapport à un fait déterminé, la théorie doit être double : psychologique et physique ;

3“ Qu il faut considérer ; d’un côté, les conditions de l’opérateur, et de l’autre, celles du sujet.

Il faut tout d’abord éliminer- les suggestions mentales apparentes; la transmission vraie est celle par laquelle un état a du cerveau A est reproduit par le cerveau B, su7is l’intermédiaire de siqnes visuels, auditifs, olfactifs...

En pratique ces deux catégories de transmission se confondent, car il n’y a pas de pensée sans expression; ou pourrait aussi arriver à conclure que la suggestion mentale est due à ce que le^ sujet déchiffre la pensée grâce à son hyperesthésie. C’est ce qui a lieu dans de nombreux cas, mais dans d’autres, au contraire, la suggestion mentale est indéniable,

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