II. — Tracé des oscillations du membre, d’après Charcot
xion, la douleur, la joie, le rire, etc. En électrisant le nerf du grand zygomatique, on obtient l’expression de la fig. 7; en irritant celui des transverses du nez, on voit se produire l’ex-
ClIAPITRK 11.
pression de la fig'. 8; en faradisant le nerf facial, on produit l’expression de la fig’. 9; enfin, en excitant le nerf de l’élévatenr coinnuin de la lèvre supérieure el de l’aile du nez, on a l’expression représentée fig. 10.
La contraction léthargi(|ue diffère sensiblement des attitudes semblables prises volontairement pai‘ nn simulateur : les tracés myographiques et cardiographiques montreut, chez le simidateur, le tremblement du membre et l’irrégularité de la respiration, alors que chez le léthai’gique l’effort musculaire ue provoque aucune modification du rythme respiratoire et aucun tremblement; la chute du memlire contracturé s’opère lentement, sans secousse.
Certains adeptes de l’Ecole de Charcot ont modifié ces idées premières. Tandis que cet auteur considère les trois états hypnotiques comme pouvant se développer primitivement par les moyens hypnogènes, Luys^ pense qu’ils se succèdent toujours dans le môme ordre : somnambulisme, catalepsie, léthargie ; la léthargie serait ainsi l’état le plus profond de l’hyppose. Certains sujets « brûlent les états somnambuliques et cataleptiques », comme dit Luys, c’est-à-dire qu’ils tombent tellement rapidement dans l’état léthargique qu’on ne peut pour ainsi dire pas apercevoir, les deux autres états par lesquels ils ont passé.
Nous avons entendu Luys développer ces idées dans ses leçons cliniques à la Charité : il y montrait deux beaux sujets qui tombaient au commandement en état léthargique, on pouvait facilement les faire revenir aux états précédents, par certaines manœuvres.
Richer^ a appelé l’attention sur un état, qu’il appelle cataleptoïde et qu’il ne faut pas confondre avec la catalepsie véritable ; « A côté des cas que l’on pourrait appeler des cas types et réguliers, dans lesquels tous les symptômes offrent le caractère de précision sur lesquels nous venons d’insister, il en est d’autres moins parfaits, dans lesquels le sommeil hyp-