Lombroso, loc. cit., p
DOCTRINES DE l’ÉCOLE DE PARIS.
d’une force motrice qui est en môme temps centre psychique, l’écorce cérébrale.
« La grande difficulté, dit-il encore, est de pouvoir admettre que le cerveau soit l’organe de la pensée et que la pensée soit un mouvement; du reste, en physique, admettre que les forces se transforment l’une dans l’autre et qu’une certaine force mouvante devienne lumineuse, calorique, n’est pas difficile. »
Quand une table donne des réponses exactes, quand elle dit un mot dans un langage que le médium ne connaît pas, c’est, pour Lombroso, qu’une personne présente a transmis sa pensée au médium.
Tout réside donc dans un état cérébral particulier du médium, qui est un être anormal et exceptionnel ; « Etudions donc, dit Lombroso^ comme dans la névropathie, comme dans la criminalogie, comme dans l’hypnotisme, le sujet plus que le phénomène, et nous en trouverons l’explication plus exacte et moins merveilleuse qu’on ne croyait tout d’abord, et, en attendant, gardons-nous de cette erreur de croire que tous soient des simulateurs et nous seuls des savants, tandis que, hélas ! cette prétention pourrait précisément nous entraîner dans l’erreur. »
Richet a voulu assister à ces expériences, il se rendit en Italie en 1892 et* prit part à la rédaction du rapport de la commission réunie à Milan pour l’étude des phénomènes psychiques. Voici des extraits de ce rapports