Id., ibid., p
CIIAIMTIIE III.
« 4" L’hypnolisine, clans Jicuiicoiip de cas ne fait <jne reproduire les phénomènes de l’aceè.s hystérique.
U Pour nous clone, dit Tamburini, riiypuotisine, clans les cas môme de {;’'rancle hystérie, ne constitue jamais une névrose par elle-môme, mais il ne fait dans ees cas que mellre en évidence les phénomènes pathologi(pies de l’hystérie. »
Bérillon, après avoir fait de nombreuses e.vpériences , croit pouvoir conclure c|ue les phénomènes somalicpies de l’hypnotisme sont tous dus à la suggestion.
üumontpallier’ considère les trois états de Charcot comme artificiels, il ne croit pas que les contractures soient différentes suivant les périodes du sommeil hypnotique ; pour lui, l’hyperexcitabilité neuro-musculaire peut se manifester dans toutes les périodes de l’hypnose, mais les procédés c[ui la font apparaître sont variables. Dans la léthargie, c’est la pression des masses musculaires ou le choc d’un nerf; dans la catalepsie le vent d’un soufflet, une goutte d’éther dans la gouttière épitrochléenne réussit î\ déterminer la griffe cubitale, etc.
Magnin^ soutient la même opinion, il conclut de ses expériences que : « des excitations infiniment faibles peuvent donner naissance à des contractures intenses et localisées »; dans la catalepsie il a obtenu des résultats analogues à ceux de Dumontpallier. D’après ces deux auteurs donc, le réflexe cutané suffit à déterminer les contractures dans toutes les phases de l’hypnose.
Brémaud® soutient que les contractures se manifestent dans la catalepsie sous l’influence d’un petit choc, d’un courant d’air, etc.
Richer* maintient les faits observés par Charcot et par lui; il croit que MM. Dumontpallier, Magnin et Brémaud ont expérimenté sur des sujets ne présentant pas de caractères tranchés.
Cette théorie de la suggestion a réuni un grand nombre de partisans, non seulement à Nancy et à Paris, mais aussi à l’étranger.