CHAPITRE II
procédé de Braid, en lui faisant fixer nn objet lirillant, tenu à (juclipies centimètres de la racine du nez et un peu vers le front, de manière déterminer un strabisme convergent supérieur. La musiipie monotone dévelopjie des pbénomènes semblables, c’est pourquoi Mesmer faisait exécuter des sons mélodieux et lents dans les salles où se trouvaient ses fameux baquets magnétiques.
Ce n’est pas seulement l’excitation lente du sens de la vue et de l’ouïe qui est susceptible de provoquer le sommeil hypnotique, mais encore celle de l’odorat, du goût et du toucher ; Billet et Féré^ sont parvenus à hypnotiser une personne en fatiguant son odorat par l’impression prolongée du musc, ils en endormirent une autre par des titillations du pharynx. Quant à l’excitation du sens du toucher, elle était pratiquée par les anciens magnétiseurs : les passes, les attouchements prolongés, la compression lente des zones hypnogènes, réussissent assez fréquemment à endormir les sujets.
Parmi ces nombreux procédés, il en est un qu’emploient particulièrement les partisans de l’Ecole de Paris, c’est la fixation d’un objet brillant, tel qu’un petit miroir.
Luys remarqua que si l’influence du miroir, tenu immobile devant les yeux du patient, n’est pas assez forte pour provoquer le sommeil, il suffit d’imprimer à l’appareil de petits mouvements d’oscillation, réguliers et assez rapides, pour voir bientôt se manifester les phénomènes hypnotiques; x>artant de ce principe, il imagina récemment le miroir rotatif. Cet appareil est d’une simplicité extrême, c’est un vulgaire miroir à alouettes, dont la partie mobile, au lieu d’être parsemée de petits points brillants, est recouverte complètement d’une feuille de métal nickelé.
De même que, à la Salpêtrière, on produit généralement l’hypnose par un procédé physique, de même on provoque le plus souvent le rév'eil par un ]ii*océde analogue . 1 insufflation sur les yeux. Il suffit, eu effet, de souffler une ou plusieurs fois sur les yeux pour obtenir iustantanemeut le reveil.