‹ L'hypnotisme scientifiqueChapitre 108 sur 140 · LAS · texte numérisé non relu

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cette dernière-est plus polyidéique que l’autre, c est une différence

quantitative. al

“La condition sine qua non d’une-action mentale nette, c'est le rapport. Quelle est la cause physique ‘du rapport ? : Une action dynamique analogue à “celle de l'électricité :

HG 10 Tout être humain est un foyer dynamique.

» 20 Un foyer dynamique cherche toujours à DERRAEE le mouvement qui lui est propre.

» 30 Un mouvement propagé se transforme suivant le milieu

qu’il traverse (‘)..

» La penséé reste chez elle, comme l’action chimique d’uñe pile reste: dans la pile, elle se fait représenter au dehors. par son cor-

rélatif dynamique, qu'il s’appelle courant pour les piles. . Je ne

sais comment pour le cerveau. En tout cas, c’en est aussi un corrélatif dynamique (?). »

La pensée est un acte dynamique, développé au sein du foyer dynamique qui s'appelle l’action nerveuse, cette dernière fonctionne

Sur un fond encore plus large, le ton dynamique, qui dépend de la

nature organique tout entière.

La suggestion mentale peut se faire par transmission, par transformation et par réversibilité ; la transmission nécessite une union dynamique très grande entre le sujet et l’expérimentateur ; s'il existe des résistances, il y aura transformation. Enfin il peut y avoir réversibilité : si le mouvement est deux fois, trois fois transformé, il recouvre quelquefois son caractère primitif. Dans le photophone, la lumière transmet la parole: en parlant dans une embouchure placée derrière un. miroir, on fait vibrer le miroir dont les rayons modifiés par la parole vont frapper une lame de sélénium traversée par un courant local. La lame de sélénium présente pour ce courant une résistance variable suivant les modifications du rayon envoyé par le miroir; le courant, ainsi modifié, est reçu dans un téléphone qui reproduit la parole émise derrière le miroir.

Le cerveau de la personne placée au téléphone reproduit donc

(1) (OcHorowicz. Loc. cit., p. 188).

(2) 1, 2bid., p. 511. |

la pensée du cerveau de la personne placée derrière. la se PL

cela par un rayon lumineux.

« Pourquoi ? dit Ochorowicz. Parce que la dernière transmission a rencontré un milieu analogue à celui de son point de départ » (!). Comment peut-on expliquer le sommeil à distance ? Est-ce un fluide que l’on projette, fluide qui trouve son chemin, tourne les

murs et frappe le sujet ? Il faudrait d’abord prouver que le fluide

existe, dit Ochorowicz, puisqu'il sait trouver son chemin.

« Si le sujet s’aidait par sa propre imagination, il suffirait de lui

transmettre l’idée du. sommeil, cette idée ne voyage pas, elle envoie son corrélatii dynamique, c'est une onde qui se transforme suivant la résistance des milieux. Cette onde frappe tout ce qu’elle rencontre, mais elle ne subit la transformation réversible que si elle trouve un milieu analogue à celui d’où elle émane. Le cerveau A émet l’idée de dormir, cette idée envoie des ondes dans toutes les directions ; le cerveau B réunit les conditions de réversibilité et l’idée se réveille en lui. Mais tous les cerveaux ne recueillent pas

ces ondes pour les transformer en l’idée correspondante, il faut.

qu'ils soient réglés, en rapport avec l'opérateur ; et ce rapport consiste en ce que le ton dynamique du sujet correspond à celui de l'opérateur ».

Cette action mentale à distance peut être consciente ou incons-

ciente, le plus souvent elle est inconsciente, lors de son accomplis-

sement, elle ne devient consciente qu'après ; quelquefois cependant le sujet devine l’action avant de s’y soumettre. | Cette action s’excerce probablement directement sur le cerveau ;

c’est une contagion nerveuse, au fond de laquelle il n’y a qu'une.

chose, la même qu'entre le fer et l’aimant, la même qu'entre le soleil et la terre : transmission et transformation du mouvement.

(1) Ocaorowicz. Loc. cit., p. 517.

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