PT RU OR CRUE PS D TP
LD
… Elle court à sa Chambre, prend le revolver et revient.
D CTirez!
4 — Non, je ne tire pas ! »
4 M. Delbœuf s’approcha d'elle en insistant de la voix, du …resard et du geste; elle se recula, et finit par se sauver après … avoir déposé avec précaution l’arme à terre.
à « Je ne voudrais pas, dit l’auteur, que le lecteur généralisat — plus que je ne fais moi-même. J’ai dit plus haut qu’il y a des . personnes prédisposées au vol. Dans mes lettres à M. Thiriar, je prévois le cas où l’hypnotisé serait un Troppmann en herbe. nu » On peut même simplement avoir affaire à des bouchers ou à des vivisecteurs. Qu'on obtienne d’un boucher qu’il frappe un homme en lui faisant accroire que c’est un veau, ou en lui ….sugcérant que c’est un cadavre, c’est théoriquement possible.
—…. rôle à la façon d’un acteur. »
— Delbœuf déclare qu’il se défie des expériences de Nancy, le …somnambule n'est pas aussi dupe de ses rêves qu’on le croit communément, les sujets savent que leur impression est ima- ginaire « c'est-à-dire que. je professe le scepticisme le plus
PER ERUR ARRES DONNEES M - “ L * 3
ment impossible de mieux faire ces expériences — mais elles ont le tort irrémédiable d’être forcément simulées. « On ne peut ‘pourtant pas, me disait-il, quand je suis allé à Nancy, on ne peut pourtant pas faire commettre à un somnambule un empoisonnement ou un assassinat. » Non, on ne le peut pas, et c'est pourquoi les expériences perdent leur force probante. »
On à souvent proposé à Delbœuf de faire commettre un crime en sa présence, il s’y est toujours refusé : Pourquoi ? parce que, dans tous les cas, on ne pourrait rien conclure : si, en effet, l’expérience réussissait, Delbœuf soutiendrait que le sujet fait par complaisance une action qu’il sait ne pas être répréhensible ; si, au contraire, l’expérience ne réussissait pas, Liégeois rejeterait le sujet comme mauvais somnambule.
Quand il dit complaisance ou comédie, l’auteur veut parler d’une complaisance inconsciente, le sujet n'étant nullement un comédien.
Delbœuîf à voulu répéter les expériences de Liégeois sur la possibilité du viol, lé sujet étant actif : Il suggère à une jeune fille qu’elle est dans sa chambrette et qu'il est l'heure du coucher. Elle Jette partout des regards incrédules, puis elle veut arranger son lit ; il n'y a sur le lit qu’une courte-pointe, pas d’édredon ni de coussin. Elle est embarrassée, elle fait le geste de placer l'édredon et d’arranger le coussin ; elle défait ses cheveux et dégrafle sa taille; à ce moment, M. Delbœuf l'arrête, il cherche à lui persuader qu'il vient de l’épouser, elle refuse la suggéstion et menace de se fâcher et de crier.
Cette scène se passe en présence de M. le professeur Nuel, de Liège, et d’autres personnes ; M. Delbœuf endort une seconde jeune filie, un des assistants prétend être son fiancé, il revient du Congo après deux ans d’absence, il à fait fortune, il est heureux de retrouver sa future en bonne santé et toujours fidèle, etc. « Je n'ai jamais eu de fiancé. Vous êtes fou, mon ami. Vous avez rêvé du Congo et de vos pierres précieuses comme vous rêvez de moi pour fiancée. »
L'auteur conclut de ces expériences qu’il y a des illusions que les somnambules acceptent, mais qu’il y en a aussi qu'elles n’acceptent pas, et, parmi ces dernières, .Delbœuîf croit pouvoir
AE
ranger celles qui ont trait au viol, la somnambule étant active,
à condition que cette dernière soit innocente et chaste. Certes,
si une jeune fille se représente l’état d’épouse, si elle a souvent songé au mariage, elle acceptera la suggestion ; à plus forte raison une femme mariée l’acceptera-t-elle. « Si maintenant j'osais résumer d’un mot ma pensée, dit Delbœuf (‘), et conclure, je dirais que pour chaque hypnotisé, la clef des suggestions qu'il est apte à recevoir, nous est fournie par ses rêves, c’est-àdire qu'on pourra obtenir de lui ces actes-là qui, découlant de son caractère, de son éducation et de ses habitudes, sont de nature à se présenter spontanément pendant son sommeil.
» Tous les crimes ne sont pas de même sorte. Autre chose est de rendre une femme infidèle, autre chose de lui faire tuer son mari. II y a des crimes de nature, si je puis ainsi m'exprimer: ce sont ceux qui révoltent les sentiments de pitié ou de propriété sur lesquels repose l'existence de notre société. Il y a aussi des crimes que, faute d’un autre mot, j'appellerai de définition. Ce sont des actes, en soi naturels et légitimes, que la loi civile ou religieuse dépeint comme étant criminels en certains Cas, par exemple le mariage du frère avec la sœur. *» Il est clair qu’un somnambule en général pourra se prêter
ceux-ci, mais non à ceux-là.
» C'est pourquoi l’hypnotisme facilitera toujours les attentats à la pudeur. Chambige, s’il a hypnotisé Mm° G..., ce que Je suis porté à croire — n’a eu qu'à se substituer à son mari qu’elle aimait. De là le sourire qui était resté empreint sur sa figure de morte. Son malheureux époux a bien raison, selon moi, d’avoir foi dans son innocence. Si ces lignes tombent sous ses yeux, elles lui apporteront quelque douceur.
» On comprendra aussi sans peine que la profession peut avoir une certaine influence sur la suggestibilité par rapport à certains actes. C’est ainsi que je signalais particulièrement les bouchers et les vivisecteurs. Cependant, j'ai interrogé des vivisecteurs, aucun n'avait jamais en rêve expérimenté sur l'homme. Je ne veux pas dire non plus qu’on ne pourrait pas
(4) DezBœur. Loc. cit., p. 112.
EARPE PE PERLE TRE ARS Co RE TA ANTÉ Fe OR PNR Et | s VS UE # 2 j are « Ci RUE #3 / 246 | CHAPITRE XIV
suggérer le vol à un contrebandier ou un meurtre à un spadassin. Et puis, comme le dit quelque part M. Beaunis, dans une âme humaine, il y a des recoins inconnus. Un de mes collègues — mort depuis — m'a avoué avoir rêvé une nuit qu'il ramassait un bijou de valeur dans la rue et que … tout son souci était de ne pas arriver à connaître son propriétaire. ». | LEE
IT
ÉCOLE DE NANCY
A. — LES SUGGESTIONS VULGAIRES
— La suggestion est,. pour Bernheim, l'acte par lequel une — idée est introduite dans le cerveau et acceptée par lui. Chacun des cinq sens peut envoyer au sensorium des impressions qui deviennent idées, puis suggestions. L'idée doit être acceptée par le cerveau pour devenir suggestion; il faut que le sujet | croie.
“4 Quelle que soit la porte d’entrée de l’idée, elle peut être transmise, soit directement, soit indirectement. Ainsi l'idée 4 communiquée par la parole se transforme en suggestion directe. Dans d’autres cas, l’idée n’est pas comprise dans la … sensation, elle est créée par le cerveau à la suite d’une impres- * sion; ici, pour une même sensation, l'idée variera suivant les individus, elle provoquera des suggestions indirectes.
«La suggestion, dit Bernheim (‘}, n'est pas un fait passif ; ce n’est pas une simple empreinte déposée dans le cerveau.
- »Le centre psychique intervient activement pour transformer . impression en idée et pour élaborer celle-ci, chaque idée sug- 4 gère d’autres idées et ces idées se transforment elles-mêmes
… en sensations, émotions, images diverses; de cette association
d'idées, de sensations, d’images, résulte un travail complexe » que chaque individualité réalise à sa façon. » | -. La suggestion implique deux facteurs : l'impression première,
(1) BerNnetM. Loc. cit., p. 29.
le germe et l'élaboration de cette impression, le terrain psychique. L'impression étant devenue .idée, l’idée étant acceptée par le cerveau, que va-t-il se former ? La sugggestion est faite; un phénomène centrifuge, l’idée. suggérée tendra à se faire acte, c’est-à-dire sensation, image, mouvement.
Bernheim divise les suggestions en trois groupes:
lo Les suggestions de la motilité sont les plus faciles à obtenir, et parmi ces dernières, la catalepsie est particulièrement intéressante, parce qu’elle est considérée par beaucoup d'auteurs comme pathognomonique d'un état hypnotique spécial; elle est, d’après Bernheim, purement due à la suggestion, soit consciente, soit inconsciente.
On peut encore produire par suggestion des paralysies, des contractures, de la claudication et tout ce que voudra l'opérateur ; |
2° Les suggestions de la sensibilité: chez certains sujets l’anesthésie se produit spontanément pendant le sommeil, c’est que l’activité nerveuse, concentrée vers le cerveau, est distraite de la périphérie. Lorsque cette anesthésie n’existe pas spontanément, on peut la provoquer artificiellement par suggestion; elle peut même être assez profonde pour remplacer la chloroformisation ;
3° Les suggestions sensorielles réalisent les phénomènes les
plus curienx de l’état hypnotique; elles comprennent, d’après |
Bernheim, les illusions et les hallucinations. « L’illusion est une image sensorielle transformée ou mal interprétée ; l’hallucinalion est une image créée de toutes pièces par le cerveau (*).
L'hallucination peut être passive ou active; dans le premier cas, le sujet assiste à la scène, sans que son corps y participe ; dans le second, le sujet est acteur de corps et d'esprit.
Les hallucinations s’accomplissent différemment suivant l'individualité du sujet. Si ce dernier a l’imagination peu déve: loppée, l’image ne se réalisera pas, ou bien elle sera obscure, nébuleuse ; s’il possède au contraire une représentation mentale vive, l’image sera nette, en tout semblable à la réalité.
(1) BERNHEIM. Loc. cil., p. 116.
« La suggestion, dit Bernheim (‘)}, ne réalise pas ce qu’elle veut, elle réalise ce que l'organe psychique sur lequel elle travaille peut réaliser. Chaque sujet imprime le cachet de son individualité aux conceptions de son imagination. » C'est ainsi que les somnambules n'accomplissent que ce qu'ils conçoivent: un paysan illettré ne pourra ni lire ni écrire en état d'hypnose, il ne peut faire que ce qu'il fait à l’état de veille.»
Les suggestions post-hypnotiques, peuvent réaliser des actes quelconques, elles peuvent aussi produire des hallucinations, certains sujets les réalisent fatalement, d’autres ne les réalisent pas. |
Chez quelques sujets, on peut produire des suggestions d'actes et d'hallucinations à longue échéance. Les expériences
al
faites à Nancy prouvent que la suggestion peut se faire à
172 jours [et même à j365 jours d'intervalle: voici la des-
cription de ces recherches, qui sont intéressantes au plus haut
point.
Suggestion à 172 jours ‘d'intervalle, faite par M. Beaunis. « Le 14 juillet 1884, l’après-midi, après avoir mis Mi: A. E.
en état de sommeil hypnotique, je lui fais la suggestion sui-
vante: le 1er janvier 1885, à dix heures du matin, vous me
verrez; je viendrai vous souhaiter la bonne année; puis, après yous l'avoir souhaitée, je disparaïtrai.
» Le 1* janvier 1885 j'étais à Paris (Milk À. E. habite Nancy) ; je n’avais parlé à personne de cette suggestion.
» Voici ce que, le jour même, elle raconta à une de ses amies et ce qu’elle me dit plus tard, ainsi qu’au D' Liébault et à d’autres personnes :
» Le 1‘ janvier, à dix heures du matin, elle se trouvait dans sa chambre, quand elle entendit frapper à sa porte. Après
avoir dit « ouvrez », elle me vit entrer, à sa grande surprise, et lui souhaiter, de vive voix, la bonne année. Je repartis
De
presque aussitôt et, quoiqu'elle se mit de suite à la fenêtre pour me voir sortir, elle ne m’aperçut pas. Elle remarqua aussi, ce qui ne laissa pas de l’étonner à cette époque de
(1) BeRNHEIM. Loc. cit., p. 119.
l’année, que j'avais un habillement d'été (c'était celui-là que je portais le jour où je lui avais fait la suggestion) ». Suggestion à 365 jours d'intervalle, faite par M. Liégeoïis. L'auteur dit à un jeune sujet endormi: « Dans un an, à pareille heure, voici ce que vous aurez l'idée de faire; vous viendrez chez M. Liébault dans la matinée. Vous direz que vos yeux ont été si bien depuis un an, que vous devez aller le remercier lui et M. Liégeois. Vous exprimerez votre grati-
tude à l’un et à l’autre et vous leur demanderez la permission
de les embrasser, ce qu'ils vous acrorderont volontiers.
» Cela fait, vous verrez entrer dans le cabinet du docteur un chien et un singe savant, l’un portant l’autre. Ils se mettront à faire mille gambades et mille grimaces et cela vous fera rire. Cinq minutes plus tard vous verrez arriver un bohémien suivi d'un ours apprivoisé. Cet homme sera heureux de retrouver son singe et son chien qu'il craignait d’avoir perdus ; et pour amuser la société, il fera danser son ours, un ours gris d'Amérique, de grande taille, mais très doux et qui ne vous fera pas peur. Quand il sera sur le point de partir, vous prierez M. Liégeois de vous donner dix centimes comme
aumône au chien qui quêtera et vous les lui remettrez vous-même.»
La suggestion se réalisa exactement, sauf cependant que le sujet ne songea pas à embrasser MM. Liébault et Liégeois,
qu'il ne vit pas d’ours et, qu’au lieu d'arriver à neuf heures,
du matin, il vint à dix heures dix minutes.
M. Liégeois endort alors le sujet et lui demande:
« Pourquoi donc avez-vous vu tout à l'heure ce singe et ce . chien? — Parce que vous m'en avez donné la suggestion le”
12 octobre 1885. — Ne vous êtes-vous pas trompé d'heure; je croyais vous avoir indiqué neuf heures du matin? — « Non, Monsieur, c'est vous qui faites erreur; vous m'avez endormie,
non sur le banc où je suis assise em ce moment, mais sur
celui qui est en face; puis vous m'avez fait aller avec vous dans le jardin et m'avez dit de revenir dans un an à pareiïlle heure; or, il était alors dix heures dix minutes et je suis donc arrivé à l'heure, dix heures dix minutes. — Mais pourquoi n’avez-vous vu aucun ours et n’avez-vous embrassé ni
DES SUCGESTIONS HYPNOTIQUES 251
- M. Liébault ni moi? — Parce que vous ne m'avez dit cela qu'une fois, tandis que le reste de la suggestion a été dit deux fois ».
L'interprétation de ces suggestions à longue échéance est difficile à faire. &« Pour ma part, dit M. Beaunis, je pencherais à y voir une sorte de mécanisme disposé pour produire à heure fixe un mouvement, quelque chose en un mot de
-comparable à un mouvement d’horlogerie ».
Bernheim n’admet pas que l’on puisse comparer le cerveau
de l’hypnotisé à une machine : « Il a des idées latentes, dit-il, il n’y a pas d'idées inconscientes »... « Le somnambule, dit-
il encore, entre souvent dans l’état de conscience somnambulique, dans lequel les impressions déposées dans un même
état antérieur peuvent se réveiller. Il se souvient alors de
l'ordre reçu, de la suggestion commandée : il sait que tel phé-
“nomène doit s’accomplir tel jour; il prend ses étapes, si je puis dire ; il se confirme dans son idée de ne pas l’oublier et - de le réaliser au moment voulu, comme le dormeur normal “dans l’idée de ne pas manquer l'heure du réveil. Cette idée
est alors, chez le somnambule, parfaitement consciente. Seule-
ment, quand il cesse de se concentrer, quand nous lui par-
…lons, quand nous appelons de nouveau son activité nerveuse
LE JS EN pe en
“au dehors, nous lui rendons son état de conscience normal,
comme quand nous disons à l'enfant d'ouvrir les yeux et de regarder au dehors avec son cerveau. La concentration n'existe plus; le souvenir est de nouveau éteint ou latent; et, au moment où le somnambule a accompli l'acte suggéré, il croît de très bonne foi que l’idée est fraîchement éclose, spontanément éclose dans son cerveau: ne se souvient plus qu’il S'en est Souvenu ».
… Bernheim admet de la même manière que le dormeur ordi-
«naire se réveille à heure fixe, parce qu’il y a pensé sciemment - el consciemment toute la nuit.
L’hallucination suggérée peut être positive ou négative : la pre-
-mière crée une image sensorielle fictive, tandis.que la seconde
Supprime une image sensorielle réelle. L’hallucination n'existe que chez un petit nombre de sujets.
. Ve sd
SR A PS Pr MAD Pire A PR IR RU me Ole ae MR ES PR DM TE
TL SE 4 Pb ei OR Du
Forel a bien fait remarquer que l’hallucination positive
s'accompagne d’hallucination négative et réciproquément: le sujet auquel on fait voir une hallucination devra effacer les objets réels pour y substituer les images fictives et le sujet auquel on suggère uné hallucination négative ne verra pas le
vide à la place de ce qui doit être invisible, il créera une.
perception positive, remplaçant celle qu'il doit neutraliser.
Bernheim a appelé hallucination rétroactive «des, images, des.
souvenirs créés de toutés pièces dans le cerveau d’un sujet, ne correspondant à aucune réalité ». On peut faire croire à certains sujets qu’ils ont vu, entendu, fait telle chose à telle époque de leur vie. j |
Bernheim nie les caractères objectifs attribués par Binet et Féré aux hallucinations, ce ne sont, d’après lui, que des caractères subjectifs objectivés par l’imagination (‘): l’action du
prisme ou de la lorgnette sur les hallucinations est purement suggestive, ces instruments ne modifient l'image fictive que
lorsque les sujets savent ce qui doit se réaliser, quand ils
trouvent dans un objet réel, fût-il une raie imperceptible, un.
point de repère qui, subissant l’eflet optique, suggère le même effet pour l’image hallucinatoire. Quand l'expérience est, faite
dans l'obscurité ou quand on supprime tout point de repère,
le sujet est désorienté, il se trompe.
Nous devons faire remarquer que Bernheim émet là une”
opinion analogue à celle de Binet et Féré: « l’image halluci-
natoire, disent ces auteurs (?}, s'associe à un point de repère extérieur et matériel, et ce sont les modifications imprimées” par les instruments d'optique à ce point matériel qui, par
contre-coup, modifient l’hallucination ».
Bernheim nie également le fait du mélange des couleurs: il conclut que la teinte résultante, telle qu’elle se produit par la fusion de deux couleurs complémentaires réelles, ne Sen
produit pas pour les couleurs suggérées.
Il croit à la possibilité, pour le sujet, de retrouver entre Six
(1) BeRNueIm. De la suggestion et de ses applications thérapeutiques (Revue philos., 1886).
(2) Biver et FÉRÉ. Le magnétisme animal. Paris, 1887. .
ns à AT LS, er É t e
re
certes PR |
= “aj
PP PE RO OP CT TE et DOUTEZ DIT SVT.
Ms doi tie"
ou dix cartons semblables à celui sur lequel on a suggéré un portrait ;. c'est que le sujet trouve sur le carton un point de
repère.
Beaunis s’est aussi occupé de l'étude des suggestions, il a mon-
tré qu'il y a non seulement, ainsi que Braid, Charcot, Richer, ete.,
V’ont prouvé, liaison intime entre un inouvement, même communiqué, et la pensée dont ce mouvement est l'expression (suggestion par attitude), mais encore qu'il y a liaison étroite entre l’idée, le désir et les mots qui servent à l’exprimer. 11 suggère à un
… sujet de dire: «Je voudrais bien manger des cerises »; rentrée
chez elle, la somnambule se met à manger des cerises. C’est que l’expression du désir se confond avec le désir lui-même; à l’état
… ordinaire, cette liaison ne se ferait pas : Il y a là, dit Beaunis('),
comme une influence d'arrêt qui s'exerce à l'état normal et qui ne s'exerce plus à l'état somnambulique. » Quelles sont ces influences d'arrêt? Sans doute elles résident dans les sensations
de toute nature, qui, à l’état normal, impressionnent les centres
-nerveux : chez l'hypnotisé, ces sensations sont abolies, le champ
reste libre à l’activité du groupe cérébral sur lequel on a concen-
tré la puissance nerveuse du sujet.
La suggestion peut porter non seulement sur les sensations
—… et sur les actes, mais encore sur les passions, les sentiments, le
caractère ; on peut, selon l’expression de Beaunis, « jouer de.
— l'âme humaine comme on joue d’un instrument. » On peut même
obtenir des modifications persistantes du caractère, on peut égayer un caractère, déraciner des habitudes vicieuses, etc.
Beaunis aborde encore la question des hallucinations suggérées, il laisse de côté les points dont se sont occupés de nom- - breux auteurs, il préfère étudier certains points qui lui semblent
avoir été négligés.
Tout d’abord, la netteté de hallucinations provoquées est-elle
… aussi grande que celle des sensations réelles ? Pour résoudre cette
question, Beaunis suggère un dessin à un sujet et le prie de suivre, avec un crayon, le contour du dessin. Ses résultats furent négatifs, il ne réussit qu'avec des sujets sachant dessiner. I en
(1) Beaunis. Le somnambulisme provoqué, 1887. p. 146.
RAT 4 dl pi, À
conclut que la netteté de l'hallucination visuelle suggérée n’est
pas aussi grande que celle d’une image objective; il est cepen-
Dé: D va
dant probable que, par l'exercice, l’hallucination deviendrait 1
aussi précise que la sensation réelle. La netteté paraît plus grande pour les sensations auditives.
L'auteur attire l’attention sur ce qu’il appelle les hallucinations motrices, c’est-à-dire que « l’on peut suggérer à un hypnotisé qu'il fait tel ou tel mouvement, tandis qu’il reste absolument immobile (‘) ». Cette hallucination s'accompagne de tous les phénomènes que détermine habituellement le mouvement suggéré.
Combien de temps les hallucinations suggérées peuvent-elles persister après le réveil ? Dans le cas où on précise le temps que
doit durer l’hallucination, cette dernière persiste en général, le.
temps prescrit; lorsque l’on n'assigne aucune durée à la sugges-
tion, l’hallucination persiste quelques minutes, quelques heures.
quelques jours, suivant les cas.
Cette hallucination ne disparaît pas tout d’un coup, elle s'éteint graduellement.
B. — LA SUGGESTION A L'ÉTAT DE VEILLE
. Nous avons vu Bernheim considérer la suggestion comme l'acte par lequel une idée est introduite dans le cerveau et acceptée par lui; nous avons également dit que, pour cet auteur, le sommeil n'est pas nécessaire pour produire la suggestion: on
comprend dès lors la part énorme qu’il attribue à la suggestion à l’état de veille. | Le sommeil n’est pas nécessaire à la suggestion, mais il faut
cependant reconnaître qu’il la facilite beaucoup. « L'hypno- 1 tisme n’est qu’un des procédés employés pour faciliter la sugr gestion : c'est l’adjuvant le plus efficace, quelquefois le seul"
efficace de la suggestion thérapeutique (?). »
(4) Beaunis. Loë. cil., p. 174.
(2) Bernueim. Valeur relative des divers procédés destinés à provoquer l’hypnose et à augmenter la suggestibilité au point de vue thérapeutique {Revue de L’hypnotisme, 1889-90. p. 116).
à tétons ide) der Srute ont, sn one € Échec dd ed dns ti
et 27,7
ÉPrES