‹ L'Hypotension Artérielle permanente d'allure idiopathiqueChapitre 32 sur 57 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

Les formes cliniques

On peut décrire à l’hypotension artérielle permanente de nombreuses formes cliniques, soit d’après la symptomatologie, soit d’après l’évolution.

Le]

1° D'APRÈS LA SYMPTOMATOLOGIE

A) Forme complète :

Nous avons vu, au chapitre IT que l'hypotension artérielle permanente est un syndrome cardio-vasculaire, caractérisé par des symptômes d'importance variable

les uns cardinaux, comme labaissement permanent de la tension artérielle, la fatigabilité, les lipothymies et syncopes, l'acrocyanose.

les autnes accessoires, inconstants, tels que la céphalée, les troubles cardio-vasculaires, psychiques, digestifs.

Mais dans cette forme complète, tous les degrés peuvent se rencontrer, variant avec l'intensité des troubles qui vont la constituer, depuis les formes sévères, où tous les symptômes sont évidents, étant à leur maximum, jusqu'aux formes légères où, bien qu'existant, ils ont besoin d’être précisés par l’interrogatoire.

À côté de cette forme complète, la plus fréquemment rencontrée, et dans laquelle tous les symptômes cardinaux

qe

existent, mais revêtent une intensité globale, où prédominant sur plusieurs d’entre eux on peut décrire d’autres formes, incomplètes celles-ci, donnant lieu ainsi à de nombreux aspects cliniques.

B) Forme incomplète.

Ces formes se manifestent également sous des allures variables : tous les types de transitiôn peuvent se rencontrer. Il en est surtout dans lesquelles, outre l’abaissement permanent de la tension artérielle, un symptôme prédomine donnant au syndrome un cachet si particulier qu’il mérite d’être individualisé sous son nom. Telles sont les formes monosymptomatiques, dont l'étiquette est assez explicite pour nous dispenser d’y insister beaucoup.

Tout d’abord, la fatigabilité, constante chez tous les hypotendus, où on la retrouve toujours à des degrés variables, peut, dans certains cas, atteindre .une intensité telle, que le sujet incapable de tout effort physique ou intellectuel est obligé de passer ses journées, assis sur une chaise

ou allongé sur son lit. C’est véritablement là une forme.

asthénique.

Chez d’autres sujets, les lipothymies, les syncopes se répètent si fréquemment, comme dans les observations L1 et 23, que l'allure du syndrome revêt un aspect bien spécial; avec ses nombreuses pertes de connaissance qui permettent aussi d'individualiser une forme syncopale.

Chez d’autres encore, les extrémités sont froides, violacées, les membres parcourus de varices et siège de placards cyanotiques, tout le monde reconnaîtra immédiatement la forme acrocyanotique.

Enfin une céphalée persistante, rebelle, nous permettra d'individualiser une forme céphalalgique. Une remarque doit être faite à propos de ce symptôme : c’est la fréquence avec laquelle la céphalée nous apparaît comme la seule manifestalion isolée, chez certains sujets, de l’hypotension ar-

Page 1