‹ L'Hypotension Artérielle permanente d'allure idiopathiqueChapitre 39 sur 57 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

L’étiologie

Les causes de l’hypotension artérielle chronique nous apparaissent des plus variables. Parfois, elles sont évidentes ; la maladie causale domine alors le tableau clinique. Elle est facilement reconnue : l’hypotension n’est alors qu’un symptôme accessoire que l’on néglige la plupart du temps, et à vrai dire elle n'offre ici qu’un intérêt de second ordre. Telles sont les hypotensions symptomatiques des maladies chroniques telles que : le cancer, la tuberculose, etc...

Mais, chez d’autres sujets, l’hypotension artérielle domine véritablement le tableau clinique. C’est l’un des symptômes objectifs les plus nets, parfois le seul. L'enquête étiologique poussée très loin, après un examen complet du malade, ne peut arriver à permettre d’en déceler l'origine. Elle n’aboutit qu'à des présomptions plus ou moins fortes : l’hypotension artérielle permanente est dite alors revêtir une allure idiopathique, en attendant qu’on puisse un jour en trouver la cause.

Entre ces deux séries de faits, que nous avons à dessein opposées d’une manière schématique, prend place toute une gamme de cas intermédiaires que l’on peut rencontrer

en clinique. Dans ces cas qui vont constituer la transition entre ces deux catégories extrêmes, l'étiologie n'apparait pas toujours immédiatement. Une enquête serrée, des examens répétés peuvent quelquefois permettre de découvrir l’origine de l’hypotension, :

À vrai dire, ces cas ne rentrent pas dans le cadre du syndrome que nous envisageons, ils doivent trouver leur place au diagnostic différentiel. Seuls demeurent inhérents à notre syndrome ceux qui ne sont l’objet que de présomptions étiologiques.

Devant l'obscurité d’une telle étiologie, nous n'avons pas

voulu cependant faire suivre notre syndrome du mot essen-

tiel, sachant que tout syndrome revêt une cause. Nous

l'avons, par contre, intitulé syndrome « d'allure idiopathique » pour bien montrer que, tout en essayant de serrer le plus près possible le problème étiologique, nous étions le plus souvent réduits, pour découvrir son origine, à soulever des problèmes, souvent intéressants, mais qui, néanmoins, ne $ont la plupart du temps que de simples hypothèses.

Envisageons maintenant, tout en les discutant, Îles différentes manifestations morbides qui seraient peut-être susceptibles d’engendrer un tel syndrome.

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