AUTOMNE
momètre, nous n'avons pas remarqué cet épuisement très rapide de la force musculaire. Enfin, l’opothérapie ne donne pas des résultats aussi nets que ceux observés dans l'insuffisance surrénale pure.
Ainsi donc la clinique soulève l'hypothèse de l’origine surrénalienne de l’hypotension artérielle permanente d’allure idiopathique, mais elle ne résoud pas le problème.
D'autre part, les épreuves glandulaires ne peuvent pas nous donner des résultats probants, enfin l’évolution le plus souvent bénigne de notre syndrome ne nous a pas permis de tirer des renseignements de l'anatomie pathologique.
D'ailleurs, celle-ci risquerait fort d'être impuissante à les fournir, par conséquent à lever les doutes puisque on admet aujourd'hui, d’une part que la seule insuffisance fonctionnelle de cette glande, d'autre part qu'une simple perturbation du système neuro-végétatif peuvent également entraîner un tel syndrome.
Enfin, nous ne devons pas oublier non plus qu'il existe rarement des lésions localisées uniquement à une seule glande endocrine. Très souvent les lésions endocriniennes sont multiples, accroissant ainsi la complexité d’un problème déjà si obscur. C’est’un syndrome pluri-glandulaire en face duquel on se trouve et on sait combien il est malaisé de faire la discrimination d’un semblable dysfonctionnement glandulaire.
En présence d’un sujet atteint d'hypotension permanente, dont l’étiologie demeure obscure, est-on autorisé à conclure, qu’elle est d'origine constitutionnelle, parce que son origine nous échappe? Nous ne le pensons pas. Nous avons un exemple qui permet, non pas d'affirmer, mais de supposer qu'il n’en est rien. C'est le cas de cette jeune femme (obs. 24) bien portante jusqu'au jour, où une grippe survient. À partir de ee moment, elle présente des troubles tels que fatigabilité, syncope. Sa T. A. est trouvée basse, c’est une hypotendue, Il y a tout lieu de croire que cetté infec-
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tion passagère a entrainé chez notre malade cet abaissement de la T. A. Il en est de même de certains de nos sujets, qui, à la suite de surmenages physiques ou intellectuels, des émotions répétées, ont présenté des troubles mor- : bides tandis que la mensuration de leur T. A: montrait qu'elle était abaissée.
On sait qu’en matière de cardiologie, notre maître Lian, insiste beaucoup sur le rôle capital, à son avis, que jouent non seulement les infections, mais encore les auto-intoxications. En effet, surmenage, fatigue, doivent être considérés comme de véritables auto-intoxications qui, en retentissant sur le système neuro-végétatif, sont ue de déterminer de l’hypotension artérielle.
Cependant, comme nous ignorions auparavant (1) le chiffre de la T. A. chez de tels sujets, nous ne pouvons en aucun cas affirmer qu'il s’agit là d’hypotension acquise, ce sont seulement de simples présomptions cliniques.
Ce n’est que dans plusieurs années, lorsque la mensuration de la T. À. se sera généralisée et qu’elle sera pratiquée systématiquement, chez tous les sujets, que l’on pourra émettre un avis certain reposant sur des bases solides l'observation longtemps prolongée des malades.
Cependant, à côté de cette hypotension, qui nous semble plutôt être un accident acquis, il existe des sujets, dont l’aspect est assez spécial, pour pouvoir la décrire comme constitutionnelle.
Cependant Jà encore, cette appellation n’a été créée que pour cacher notre ignorance, Car nous ne savons pas Si une infection, une intoxication dès le jeune âge n’est pas capable de donner naissance à un tel état. Ouoi qu'il en soit actuellement vu le retentissement sur le développement physique, on peut le considérer provisoirement comme tel.
(1) Dans les observations que nous avons rapportées nos malades sont atteints d’hypotension, de longue date — plusieurs années — ce qui nous permet d’affirfirmer qu'ils sont atteints de H. A. permanente, maïs non pas de préjuger de l’origine acquise ou constitutionnelle de cette hypotension.