F II
Cochin 48 15
Enfants-Assistés 7 »
Maternité 7 »
« Ces cours ont porté sur ra[)plication des bandages, la
(1) A la Pitié, un des plus grands liupilaux de Paris, il n'y a pas de l)ains ni do douches de vai)cui' annexés au service balnéohydrolhérapiquc, d'ailleurs fort médiocre : c'est là une lacune des plus regrettables.
reconnaissance et l'administration des médicaments, le nom des instruments, leur réunion pour chaque opération et la manière de les stériliser. J'ai insisté sur les soins à apporter pour le lavage des mains, pour l'application des appareils plâtrés et silicates ; des leçons spéciales ont été faites sur la manière de prendre, de lire et de marquer la température des malades : la pose des ventouses, la confection des lits et leurs modifications, l'application de la glace et les précautions à prendre, la préparation des salles d'opérations et de spéculum. Il a été également recommandé à toutes les leçons que la douceur envers les malades doit être la première des qualités de l'infirmière. « Les élèves se sont montrés durant l'année très exacts et très attentifs à toutes les leçons, à l'exception cependant d'un établissement, la Maternité, où le personnel ne vient au cours que quelques semaines avant les examens pratiques.
« Les élèves sont organisées par séries. Toutes celles qui aspirent au diplôme doivent s'y rendre très assidûment, à leur tour, depuis la première jusqu'cà la dernière leçon.»
A Vhôpilal Necker, les cours sont confiés à M. Artbeux, pour la petite pharmacie, à M'"'= Hu.mber, pour les pansements (femmes); à M. Dudoret, pour les pansements (hommes). Voici la note très intéressante de M, Artreux :
«Ces cours ont compris 35 leçons, divisés en trois parties : les substances dangereuses, les substances non dangereuses, les substances servant aux analyses d'urine.
« Les deux premières leçons ont porté sur l'orthographe au tableau des noms des médicaments, chaque élève ayant un cahier et inscrivant les noms du tableau.
^< Je me suis surtout attaché à faire comprendre aux élèves, quelle étaient les responsabilités qu'elles avaient dans l'usage des médicaments ; des précautions au sujet de l'étiquetage, du genre d'étiquetage pour les substances dangereuses, la manière de s'en servir et de les conserver.
« Je leur ai montré la manière de faire des filtres, de
— .Loi
rechercher la présence du sucre et de ralbumine dans les urines. Chaque élève à fait l'opération.
« Quarante élèves ont suivi les cours au début; il n'en restait plus que quatorze à la fin. ainsi répartis :
Laénnec 4 infirmier.
Enfants-Malades 1 infirmières.
Élève libre I infirmière.
Enfants-Malades 8 infirmières.
« Pour encourager les élèves, et aussi pour me rendre un compte exact de leur degré d'instruction, j'ai organisé des interrogations, chaque élève était appelé comme aux e"xamens pratiques à donner les noms et usages des médicaments. Quatre séances de ce genre eurent lieu.
«' Chaque fois il y avait une vingtaine de médicaments à reconnaître, et la dernière il y en avait cinquante. M"® Dranet, des Enfants-Malades, en a reconnu 40.
« Les élèves qui me quittent sont aptes à distinguer tous les médicaments en usage dans les salles des malades, et placés sous la responsabilité de la surveillante. En agissant ainsi je crois avoir rempli mon devoir, et avoir été votre fidèle serviteur. »
M'"'' IIuMBER nous a envoyé une note très détaillée sur son enseignement qui montre qu'elle s'est conformée avec soin au programme.
A VJiôpilal Tenon, M"'=^Iaffev, surveillante, s'est appliquée aussi à faire un enseignement aussi complet que possible, malheureusement les élèves ne répondent pas à la bonne volonté de la maîtresse. Voici un extrait de son rapport :
«Nous avons eu, dit-elle, pour l'année 1901, un début assez satisfaisant. Quinze élèves sont venues aux cours au commencement. Ces cours avaient lieu les mardis et vendredis de 1 h. 1/2 à 5 heures, les infirmières se sont beaucoup succédées pendant l'année, seules les élèves inscrites pour le certificat d'études ont été très exactes. A la fin de
uin, il y avait au cours 9 infirmières et pas d'infirmiers, sur neuf élèves inscrites pour le diplôme d'infirmières, [uatre restaient au moment des examens. Trois ont été eçues, plus une infirmière venant des Enfants-Assistés el tne autre de la Maternité, toutes deux avaient suivi les ours à Tenon ; elles ont été reçues à la Pitié. »
Toutes les élèves des cours auxiliaires, tout en les sui- 'ant, doivent pendant le mois de juin assister au moins [eux fois par semaine aux cours pratiques de leur école •rofessionnclle. En effet, malgré nos efforts pour uniforniser tous les cours pratiques, il existe encore quelques lissemblances. En faisant venir ici, en juin, les infirmiers it infirmières qui suivent les cours auxiliaires de Cochin, le Nccker et de la Charité, elles verront les instruments, es médicaments, les bandages, etc.. sur lesquels elles eront interrogées à l'examen j)ratique et ne seront pas iéroutées comme cela arrive quelquefois. En tous cas, lies ne pourront pas invoquer comme excuse de leur gnorance, qu'elle n'ont pas vu, à leurs cours auxiliaires, el médicament, tel instrument, tel bandage.
Les examens jjratiques, qui ont occupé deux longues éances, ont été passés par 120 élèves :
Infirmières de la Pitié 19
Infirmiers de la Pitié 14
Infirmières des établissements 44
Infirmiers des établissements lO
Élèves libres ( femmes ) 29
— ( hommes ) 4
Total 120
Nous profitons de notre assistance constante à ces exanens pour relever les certificats, brevets et diplômes que )ossèdent les élèves, A la Pité, nous avons constaté que •8 sont pourvus du certificat d'études ; — 7 du brevet élé nentaire ; — 4 du brevet supérieur ; — 1 du diplôme de iage-femme ; — 1 du brevet d'allemand ; — 1 du brevet l'anglais. Soit au total 72, chiffre supérieur à celui de
l'an dernier, bien que le nombre des élèves ait été moindre, en raison de l'examen primaire exigé non seulement des infirmiers et infirmières mais aussi des élèves libres.
87 élèves ont obtenu le diplôme. Ils se répartissent comme il suit :
Femmes.
Elèves ayant passé Nombre de diiilôles examens prali- mes obtenus par ques. catégories.
Élèves libres 30 ) 24 )
Infirmières de la Pitié 18 > 92 14 [ 74
Hommes.
Elèves libres 4 ] 4 ]
Infirmiers de la Pitié 43 | 27 ^J [ 13
lafir'"' des Établissements. 10 ] 1
Total H9 87
Au début et dans les premiers mois de l'année scolaire, il y a eu 259 élèves inscrits ; 119 ont subi VexamenprcLtique et 87 seulement ont obtenu le diplôme. Cette comparaison démontre péremptoirement ({ue les diplômes ne sont donnés qu'aux élèves qui ont fait des efforts sérieux et prolongés.
Le nombre total des diplômés de la Pitié, depuis 1883, s'élève à 1790.
Depuis le P^'^uillcl 1901 jus<{u'au 30 juin 1902 ont eu lieu seulement t) pro)iwtions :
Deux premiers infirmiers ont été promus suppléants;
Une sous-surveillante a été promue surveillante;
Trois premières infirmières ont été nommées suppléantes.
Toutes ces i)romotions, en conformité de la très juste décision prise par l'Administration, ont été faites en faveur d'agents diplômés. Il semble que, aujourd'hui, il n'y a plus d'exceptions. Ne doutant pas des intentions formelles de
M. Mourier à cet égard, il n'y aura proba])lementplus lieu de revenir sur ce point dans l'avenir.
Diverses personnes, qui ne sont jamais venues dans vos écoles, par conséquent n'ont assisté ni aux cours, ni aux conférences, ni aux exercices, ni aux examens pratiques, ne semblant pas davantage avoir examiné le Programme et le Manuel, ni avoir lu les discours dans lesquels nos collaborateurs et nous rendons, à la fin de chaque année scolaire, un compte exact de vos travaux, prétendent que l'enseignement qui vous est donné, est pour ainsi dire exclusivement théorique. Bien que ce que nous avons dit tout à l'heure, ne laisse aucun doute sur le caractère tout à fait pratique de l'enseignement professionnel, nous le compléterons par les renseignements suivants, et nous rappellerons un desideratum que nous avons souvent formulé.
Aux cours professionneh\ aux exercices, pratiques, s'ajoutent pour les infirmiers et les infirmières lapratique quotidienne dans leur salle, sous la direction de leurs surveillantes. Celles-ci, dont le plus grand nombre a profité de l'enseignement des Ecoles depuis 1878, car les surveillantes tirées du personnel antérieur aux Ecoles, ou nommées par la faveur, deviennent de plus en plus rares, les surveillantes actuelles, disons-nous, doivent guider, conseiller, instruire les personnes sous leurs ordres. En agissant ainsi, elles font, outre leur devoir, acte de solidarité et contribuent au perfectionnement de leurs subordonnés. Toutefois, cet enseignement pratique de chaque jour, de chaque instant, n'est pas ce que nous voudrions qu'il fût. En effet, les infirmiers et infirmières restent souvent pendant toute l'année scolaire dans le même service. C'est pourquoi nous n'avons cessé de réclamer le roulementou\e changement de service. Tous\es élèves dans les établissements-écoles devraient passer successivement dans deux ou trois services de médecine, un service de
cliirurgie, le service d'accouchements, dans la mesure du possible, à la consultation, et dans les services généraux. On aurait ainsi un personnel tout à fait expérimenté.
En ce qui concerne les élèves externes, ce programme est en partie réalisé, grâce au concours qu'ont bien voulu nous prêter les médecins, chirurgiens et accoucheur de la maison. Le plus grand nombre d'entre elles ont pu, non seulement assister aux visites ou aux consultations du matin, mais encore contribuer personnellement aux soins donnés aux malades, et, tout en s'instruisant, diminuant le travail du ])ersonnel régulier. A elles, on devrait imposer un nombre de journées passées en médecine, en chirurgie et dans le service d'accouchement, leur faisant faire ainsi un véritable stage.
Rappelons, puisque l'occasion s'en présente, que nous avons fait établir à la Pitié pour les élèves libres qui veulent exercer en ville la profession de garde-malades un Registre sur lequel elles peuvent se faire inscrire, afin que, à l'occasion, la direction de l'hôpital puisse les indiquer aux familles qui ont besoin d'une garde intelligente et instruite. Tous les hôpitaux devraient avoir une copie dece registre où figureraient les noms des garde-malades pourvues du diplôme des Ecoles municipales. En faisant connaître ces registres aux médecins des hôpitaux, au public, l'Administration ferait une oeuvre utile et tout à fait à son honneur.
Parmi les réformes, vous concernant, sur lesquelles nous avons appelé l'attention de l'Aministration et des conseillers municipaux, nous rappellerons : la transformation de vos dortoirs, dont nous avons si souvent signalé la situation fâcheuse, en cJiambres jjarticulières, hygiéniquement aménagées ; 2" le logement au dehors, moyennant une indemnité, des infirmiers et infirmières mariés, ce qui se fait depuis quelques mois, dans une modeste proportion, M. Mourier étant limité par les crédits dont il dispose; 3° Vamélioration progressive de votre alimentation ; 4° le remplacement, en été, des vêtements des hommes, en drap lourd et trop chaud, par des vêtements légers, en toile ;
5° la création dans les établissements-écoles d'une salle de réunion, d'une bibliothèque et d'un musée. Grâce à votre professeur, M. le D'' Petit-Vexdol, vous avez ici les rudiments d'un musée professionnel. Nous avons aussi demandé un amphithéâtre spécial pour vos cours et vos exercices pratiques. Aujourd'hui, grâce à l'utilisation d'une partie de la chapelle, cette dernière réforme est moins urgente.
Signalons encore la réorganisation du service de veille, qui ne devrait pas être confié à des nouveau-venus, n'ayant aucune expérience mais aux infirmiers et infirmières ayant déjà une connaissance sérieuse des malades.
Enfin, avant de terminer ce discours, déjà un peu long, nous devons rappeler que, dans notre pensée, l'école de la Pitié devrait-être transformée en École de perfectionnement où seraient envoyés, pour y faire une seconde année, d'enseignement les meilleures élèves des trois autres écoles. Comme cet enseignement est public et gratuit, il pourrait être suivi par tous les autres diplômés.
Les résultats pourraient en être consacrés par un diplôme supérieur, si l'Administration le jugeait nécessaire. Quant au programme, nous en avons tracé maintes fois les grandes lignes. Nous avons exprimé aussi le désir qu'il fut discuté et fixé par tous vos professeurs actuels auxquels pourraient être adjoints vos anciens maîtres. L'expérience que leur a donné l'enseignement qu'ils font depuis des années les rend tout à fait compétents pour une pareille tâche.
Nous parlons ici à des adultes, à des citoyens et à des citoyennes, qui sont naturellement au courant de la vie publique, qui connaissent la lutte engagée contre la Loi par les adversaires irréconciliables de la société civile, laïque, c'est à vous tous, défendant d'ailleurs vos intérêts personnels, de soutenir énergiquement le gouvernement de la République.
Discours prononcé à la distribution des prix de l'École de Lariboisière.
(îs iuiitet irjoe.)
Mesdames, Messieurs,
Nous ne voulons pas vous faire un discours. C'est à bâtons rompus, comme on dit, que nous allons vous par-' 1er de ce qui a été fait, de ce qui devrait être fait. Un mot d'abord sur la nécessité de l'enseignement professionnel.
En lintroduisant, en l'organisant, en nous en occupant sans cesse, ardemment, depuis 25 ans, nous avons fait une réforme dont il ne nous appartient pas d'apprécier l'importance. D'autre l'ont fait. M. Gory vient de le faire. Nous pouvons dire cependant que nous avons réalisé une œuvre pat)'iotiqiie en rendant notre pays égal aux autres.
La somme du travail accompli est mise en relief dans la collection des Palmarès qui contient les discours des présidents des distributions des prix, pleins d'excellents conseils à votre adresse, dans nos discours ou ceux de nos collaborateurs qui donnent, année par année, l'histoire des travaux des écoles dinlirmières. Cette collection devrait figurer dans la iJ//j//o//K'fj[i(e des éta])lissements-écoles et être mise à votre disposition. Vous verriez, en les lisant, les luttes que nous avons di'i soutenir pour Famé-
lioration de votre sort, pour l'enseignement professionnel, pour la laïcisation dont vous bénéficiez. Chaque année aussi le Palmarès devrait être donné à tous les diplômés, à tous vos professeurs, à vos maîtresses des cours pratiques, à vos instituteurs et institutrices, enfin aux personnes généreuses qui s'intéressent à vous.
L'importance du rôle des infirmières, des gardesmalades, des visiteuses, des surveillantes des dispensaires, des ambulancières est très considérable et très délicat. Elles doivent examiner les malades et les blessés avec la plus grande attention ; prendre des renseignements auprès des personnes qui les amènent à l'hôpital ou au dispensaire, auprès des personnes qui ont été témoins de l'accident; noter avec précision, sans phrases inutiles, les renseignements qu'elles recueillent afin de fournir aux médecins des éléments d'appréciation pour le diagnostic et le traitement. Dans cette tâche, elles doivent être absolument véridiques. Un détail imaginé ou mal consigné peut induire en erreur le médecin et être préjudiciable au malade. En toutes circonstances, la loyauté et la vérité doivent vous guider. Il faut qu'il en soit ainsi dans tous les actes de votre vie professionnelle. Quelle confiance voulez-vous qu'on ait en une infirmière qui, dès l'Ecole, dans ses compositions, cherche à tromper ses maîtres?
Plus vous serez de véritables hospitalières, plus vous serez instruites, plus vous rendrez de services aux m-vla- DES qui, dans l'Assistance publique, occupent le j)remier srsing. Vous avez des devoirs administratifs, qui se résument en ceci : obéissance complète aux Règlements. Vous avez par dessus tout les devoirs envers les malades. Qui peut se rendre compte de la façon dont vous les accomplissez mieux que vos chefs de service, médecins, chirurgiens, accoucheurs, etc.. Et cependant, jamais, jusqu'ici, le corps médico-chirurgical n'a été appelé à donner sur vous, régulièrement, pour votre avancement, des notes sur vos aptitudes, vos services, votre dévouement. Nous deman-
dons ffu'ils soient appelés à le faire clans l'avenir. C'est là une ri'fornic sur laquelle nous croyons devoir appeler très vivement l'attention de INI. Mourier, dont vous connaissez tous l'esprit élevé, les sentiments d'équité et les très bienveillantes intentions.
Nous avons toujours pensé qu'il devait vous être tenu compte de vos efforts pour vous instruire, apprendre k exercer votre profession avec le plus de compétence possible. Tous vous n'avez pas réussi à remplir les conditions exigées par l'Administration pour rol)tention du diplôme. 11 a manqué, à un certain nombre d'entre vous, le minimum nécessaire dans plusieurs parties de l'enseignement. INIais, les points ol^tenus doivent demeurer acquis et compter pour l'année prochaine. Vos efforts doivent porter sur les parties de l'enseignement où vous avez faibli. Il doit en être pour vous, comme il en estpourlescandidatsau baccalauréat, pour les étudiants en médecine. S'ils sont refusés à un examen, les examens antérieurs n"en restent pas moins acquis. Il en a, d'ailleurs, été toujours ainsi, jusqu'à présent, dans les écoles d'infirmières. Et nous ne doutons pas que M. Mouricr ne continue cette tradition, conforme à la justice.
Un mot au sujet de vos compositions.
Vous devez les faire toutes, sans exception. Il a été admis, jusqu'à présent, que le minimum, pour une composition, suffirait. Il conviendra peut-être, dans l'avenir, de prendre, pour le minimum, la moyenne des compositions de chaque cours, car nous avons remarqué que des élèves ([ui avaient obtenu, dès la première composition, le minimum exigé, se désintéressaient des compositions ultérieures. Ceci m'amène à vous dire un mot des compositions suppU'mentnircs. Nous avons eu la faiblesse, vos
maîtres et nous, cette année encore, de céder à vos supplications. D'où des difficultés très nombreuses, qui ajournent jusqu'au dernier moment la confection du Palmarès. Nous vous avertissons que, dorénavant, il ne sera fait de compositions supplémentaires que pour les élèves dont l'absence aura été motivée par des raisons sérieuses : maladie, service militaire, etc. Nous les prévenons aussi que c'est à leur retour à lécole qu'ils devront demander à faire les compositions que les circonstances les ont empêché de rédiffer.
Les élèves libres ont eu la faculté, dans la mesure compatible avec leur profession, avec les nécessités de la vie, de suivre la visite des médecins et des chirurgiens de cet hôpital. Tous vous ont fait bon accueil, sachant que tout en vous instruisant vous collaborez modestement au travail des salles, que vous vous rendez plus aptes à soigner leurs malades de la ville et, vous connaissant, qu'ils pourront avoir recours à vous avec confiance. A tous, pour la bonne collaboration qu'ils ont apportée à votre instruction et partant à l'école professionnelle de Lariboisière, nous adressons nos bien vifs remerciements. Nous serions heureux de les voir compléter leur participation par des conférences h leur choix, qui contribueraient à perfectionner votre instruction et compléteraient l'enseignement professionnel qui vous est donné.
Vous êtes des hiniiies. Vous appartenez, non pas à la société reli(iieuse, mais à la société civile. Vous devez respecter absolument la liberté de conscience de vos malades et vous conformer strictement aux instructions précises de l'Administration. En ce qui vous concerne personnellement, vous êtes libres d'agir cà votre guise, tout en vous faisant remarquer que la logique voudrait que, dans toutes les circonstances de votre vie, vous agissiez en véritables laï<iiies.
Tous et toutes vous liàcz les journaux, vous êtes au courant de la lutte qui est engagée entre la République et les Congrcri niions. Votre intérêt, votre devoir est de défendre cnergiquement par vous-mêmes, par vos parents, par vos amis, vos écoles, la laïcisation, en un mot la République.
Discours prononcé à la distribution des prix
de l'École de la Salpêtrière.
(•J9 juillet 1002.)
Mesdames, Messieurs,
Longue et laborieuse est la tache que nous avons à remplir chaque année à la cérémonie de l'Ecole de la Salpêtrière qui comprend non seulement la distribution des prix aux élèves de cette école et, au préalable, l'exposé de ses travaux, mais en outre la distribution des diplômes aux élèves des quatre écoles professionnelles, et partant des considérations (jénérales. intéressant tous les infirmiers et toutes les infirmières. Aussi, sans plus de préambule, abordons notre tâche.
Ici, de même qu'à Bicétre, à la Salpêtrière et à Lariboisière, par suite de linsufTisance de l'instruction d'une partie encore considérable des infirmières est annexée une École primaire. Elle est dirigée par M'"* Rosel (1), M^"*^ CoRBOx (2), CoMREL (3), Patroueille (4), assistées de M""*' Tourte (5) et Imbert 6), suppléantes. Le nombre des élèves était de 162 en octobre 1901 et de 135, en juin 1902, chiffres un peu supérieurs à ceux de l'année précédente.
(1) Brevet élémentaire et certilicat d'aptitudes pédagogiques. — {'2) Brevet supérieur et certificat d'aptitudes pédagogiques. — (3) Brevet élémentaire. — (4) Brevet élémentaire. — (5) Brevet élémentaire. — (G) Certilicat d'études. Toutes ont leur diplôme d'infirmières.
Les cours ont commence' le 1" octoljre. Onze élèves (7) ont obtenu en avril le corUlical d'étudesprimaires, ce qui porte à 86 le chiffre de ces cetificals depuis 1892.
La classe des illettrées compte encore 23 élèves dont 12 arrivées cette année à Técole, Ce dernier renseignement montre qu'il est toujours impossible d'exiger des postulaules le cerlifieat d'études ou une instruclion suffisante et, constatation douloureuse, il prouve ({ue la loi sur l'obligation de l'instruction primaire n'est pas rigoureusement appliquée. Et cependant elle devrait l'être encore plus pour les filles que pour les garçons (I).
Nous avons indiqué dans notre discours de la Pitié, le 25 juillet, les cours primaires des autres établissements. Nous nous bornons à mentionner, ici, la statistique des certificats d'études :
Cerfificuts d'études Total des certificat l'JOl-l'JO'^ d'études de l'École
Bicètre 12 196
.Salpêtrière 11 86
Pitié 4 29
Lariboisière 10 98
Enfants-assistés 4 42
Tenon 3 98
Berck 4 8
Cette parlie annexe de l'organisation des écoles donne des résultats considérajjles au point de vue de l'instruction primaire, résultats plus grands que ceux qui ressortentdu nombre des certificats, car ce n'est que longtemps après le fonctionnement des cours primaires que nous avons demandé aux maîtres et aux maîtresses d'écoles de faire sanctionner leur enseignement par l'examen du certificat d'études. C'est ainsi qu'à la Salpêtrière M'"' NicoUc, par
(7) M'"" Capdepon, Houssier, Javelle, l^clit-Prcstout. Piault, Pinct, Narp, Rey-Gorey, Verrier, Leilaniaii, CUulin.
(1) « L'éducation des femmes est plus importante que celle des hommes, puisque celle des hommes est leur ouvrage. » (Fénelon, d'après Aimé Martin, Lducaliu)i des laùrcs de fiunilles, t.I, p.83}.
excès de modestie, n'a consenti h répondre à nos désirs qu'en 1892. Ces résultats, répéterons-nous encore une fois, justifient l'idée que nous avons eue de créer ces cours primaires à Bicêtre et à la Salpétrière, dès l'origine, et ensuite de demander à l'Administration d'en créer partout où il y avait des instituteurs et des institutrices. Notre participation s'est manifestée surtout par l'introduction, dans ces cours, de V enseignement professionnel sous différentes formes : lecture du Manuel de Vinfirmière, lecture de la traduction de l'anglais d'un Manuel de l'infirmière, copiée par les enfants des écoles de Bicêtre et de la Salpétrière, remplaçant la lecture d'un manuscrit quelcon([ue, dictées professionnelles, dont nous remettons chaque année un exemplaire à M. le Directeur de l'Assistance publique. Nous préparons ainsi, dès l'école primaire, les infirmières peu instruites, à recevoir plus efficacement, le moment venu, l'enseignement professionnel. Nous avons donné le texte des dictées de 1901-1902 à la distribution des prix de Bicêtre, Nous nous contenterons de rappeler qu'elles portent sur les conditions à remplir pour l'obtention du diplôme, sur les devoirs du personnel, sur les accidents qui surviennent dans les divers élablissements et les moyens de les éviter, sur des questions professionnelles, etc. En un mot, par tous les moyens possibles, nous essayons de faire pénétrer l'enseignement professionnel dans l'esprit des élèves.
h' enseignement professionnel a été fait conformément au programme adopté par l'Administration, révisé chaque année par tous vos professeurs qui sont restés les mêmes durant cette année. r,)epuis 1899, au programme ancien, avec l'assentiment de l'Administration, nous avons ajouté un cours de massage qui. jusqu'à nouvel ordre, n entre pas dans les conditions pour ro])tention du diplôme, mais qui n'en a pas moins un grand intérêt pour vous.
Les exercices pratir[ues ont été faits par M'"^' Boissière et Jannon et sous leur direction par leurs auxiliaires. Voici un court résumé de l'enseignement )nédcci)ie} de M"'^ Boissière :
Eocles d'Infirmières, 1901-1902. 19
« Les exercices pratiques ont été faits en leçons de 2 heures chacune pour hi médecine cL la chiruri^ie. 200 leçons ont été données. Les élèves ont à chariuc séance été réparties dans les salles, pour y exécuter les pansements et ordonnances prescrits par le médecin. Il a été lait également du massage. La prise de la température a été régulièrement elïecluée par les élèves.
<( jM"" lUès. suppléante de M. le D'' Segond, a montré à quel({ues groupes d'élèves le maniement si délicat des étuvcs autoclaves. IM"""' les sous-surveillantes de chaque salle ont fait travailler les élèves par petits groupes. INI"'' Dimont leur a fait prendre les températures sur les malades de son service pendant plusieurs semaines. M"" Cheffer. ventouseuse, a mis une grande bonne volonté à leur faire poser des ventouses. M""^ Lequéuée a donné des leçons de douches. M'"^ Iîéraxgeh a donné des explications sur la préparation et la température des bains.
« Les sujets des leçons comme les autresannécs ontété :
« La reconnaissance des médicaments, leur emploi et les précautions à prendre ; — la confection d'un lit pour recevoir une grande malade ou une malade gâteuse, ou une malade ayant une hémorrhagie ; — - l'application de la glace ; — les apprêts de la saignée: — les apprêts de la ponction (appareil Potain) ; — l'examen des urines, les cataplasmes, bains de pieds, lavage de l'estomac, etc.
« MM. les médecins et chirurgiens ont bien voulu permettre que toutes nos inlirmières, qui faisaient leur période de 13 jours à l'infirmerie, ainsi que les élèves libres, assistent aux visites du matin.
« Ilyatrois séries bien distinctes d'élèves: les irictlrées, les diplômées, les élèves concourrant pour le diplôme. Parmi les élèves libres plusieurs se sont distinguées par leur dévouement; elles ont été bonnes et obligeantes avec ,nos vieilles administrées. Toutes les élèves appelées dans es salles ont fait leur devoir, mais ÏNI""^^ Petitclerc et Meires et surtout M'"^ Chapavoir méritent d'être remerciées.
« Les écoles ont parfaitement et régulièrement fonctionné, grâce à M. le Directeur (jui a été pour nous un soutien puissant et a constamment facilité notre tâche. »
Voilà pour M""" Ijoissière. Voici maintenant ce que dit M'"'' Janxox charu'ée du cours de petite chirurgie :
« Dénomination des linges à pansements, cotons divers, antiseptique et absorbants, leurs usages. Taffetas gommé, gutta, Mackintoeh, bandes de toile, bandes de tarlatane, bandes de Velpcau, de flanelle, l'emploi de ces objets.
« La dénomination, des instruments individuellement. et leur réunion pour chaque opération, manière de les nettoyer, les stériliser ; la stérilisation des récipients devant servir aux pansements et dans les salles d'opérations.
« La démonstration des appareils provisoires et définitifs, manière de les poser et de les prépai-er. Pansements sur le mannequin avec bandes de toile, lavant-bras, croisé de la main, étrier. bonnet du talon, relevés des seins doubles et simples. Spicas double et simple de l'aine et de l'épaule. Compression entière des membres supérieurs et inférieurs, monocle et binocle, huit du genou et du pli çlu coude. Application des écharpes pour divers cas. — Nous avons fait sur le mannequin les pansements secs et humides, etc. «
M'"'' Ctuarv. surveillante, ancienne maîtresse des cours pratiques de 1 Ecole de la Pitié, est chargée de la surveillance des élèves pendant les cours à l'amphithéâtre et les compositions et des relevés des présences et des absences.
Ici, aujourd'hui, comme hier à Lariboisière. ^L ^Iontreuil a tout fait pour assurer à l'Ecole de la Salpôtrière d'excellents résultats. Tous vos maîtres et maîtresses, vos chefs de services sont unanimes à constater votre bonne tenue, votre zèle et votre dévouement.
Ces renseignements joints à ceux que nous avons donnés à la distribution des prix des autres écoles ne laissent aucun doute pour tout esprit impartial, sur le caractère absoliDiient iiriitique de l'enseignement des écoles d'infirmières, et mettent à néant les affirmations formulées par nos adversaires communs.
Estimant que. au moins au début, on doit croire à la l)onne foi de ses adversaires, nous avons invité, l'un de ceux qui ont formulé contre vous et contre les Ecoles d'infirmières les accusations les plus vives et les plus erronées à venir à liicêtre. Nous l'avons fait assister successivement à une leçon de douches, à un cleçon de raseraent, à une leçon d'épilation et à une séance de vaccination. Puis, profitant de ce que nous avions à faire un certificat de quinzaine pour un de nos malades, nous avons fait lire par une infirmière les notes détaillées que, suivant la pratique de notre service, elle avait prises sur l'enfant depuis son entrée. Nous avons ajouté que tous les jours, à l'Infirmerie générale de Bicétre. les élèves assistaient, par série, aune leçon donnée parles surveillantes non pas seulement « sur la nomenclature des instruments etappareils», mais encore sur leiu's usages, snr leur rangement pour les opérations, sur les opérations de petite chirurgie, sur les médicaments, les bandages et qu'elles lu'océ' daient à tous les pansements, à toutes les petites opérations confiées d'haljitude aux infirmières (i)risc de la température, pose des ventouses, etc.); que, enfin, le panseiu' ai)prend aux élèves à soigner les cancéreux.
Il hii était l^ien difTicile de ne pas reconnaitrc qu'il s'agissait là d'un enseignement vraiment pnxtique, mais, a-t-il ajouté, c'est parce que vous êtes là et (jue vous y veillez ; il n'en est pai de même ailleurs. — A'ous vous trom|)ez, lui avons nous répondu, et nous lui avons remis une lettre i)our lui ixn^.nettrc do venir assister aux exercices de la Salpétrière et une autre pour aller aux exercices auxiliaires de l'hôpital Cochin, situé à côté de sa demeure. Il est venu ici et lorsque nous l'avons revu il a reconnu qu'en effet les écoles donnaient un enseignement absolument pratique. Le mal que vous a fait son livre n'en existe pas moins, car il sert de l)asc aux accusations formulées contre les Ecoles.
Lors d'une de nos visites aux exercices [)ratiqucs, ayant a))pris que notre ?imi, M. Malhé, membre du Conseil de surveillance, charge spécialement de la Salpétrière. se trouvait dans la maison, nous l'avons prié de venir assister
a la leçon pratique. Il s'y esl rendu et à la fin de la séance nous a traduit son appréciation dans les termes les plus laudatifs.
Nous vous avions demandé, M. le Directeur, de bien vouloir assister un jour à une séance d'exercices pratiques, désireux de vous en expliquer nous -même le fonctionnement. Vous l'avez fait au cours d'une de vos visites dans cette maison, à Tinstigation de M. Montreuil, qui nous a assuré que, comme M. Mathé, vous aviez exprimé votre satisfaction de tout ce que vous aviez vu.
Les examens pratiques ont été subis par ?3l élèves :
jers infirmières et infirmiers diplômés. . . 60
Infirmières 120
jiilèves des hôpitaux 18
Élèves libres 33
Total 231
Parmi ces élèves, 2 ont le brevet supérieur (1) ; G ont le
brevet élémentaire (2); la le brevet d'herboriste (3) et 45 ont le certificat d'études (4).
72 diplômes ont été conquis cette année.
Salpétrière 32
Hôpitaux 14
Élèves libres 26
Total 72
(1) M"°» Bhmchot (Claire), Tliéveiiot (Martlie), (élèves libres). (•2) M'"" Aladie, Borel, Blanchot (Marie), Gayet, Gruet et Mazure (élèves libres). (3) M"'° (Clouet. (4) Salpétrière : M™" Bost, Collin, Capdipon, Canonoille, Dubernard. Duré, Gudin, Honssier, Javelle, Legeard, Laborie, Le FI aman, Morelle, LeMorellec, NarjiPellicier, Percbirou, Piault, Pinct, Rcy, Gorey, Raffort Valence, Verrier. — Hôpitaux : M'"" Bonnairc, Constant (Broca), Sellier (Charité), Bibolet, Denonal (Maternité), Billard, Chambellan, Lenillier, Payot, Vienne (Tenon). — Élèves libres : M'"" Burcki, Cloue, Collard, Coron, Pourchcz, Gruet, Guignard, Jaccaz, Morel, Mencier, Soleirol, Tardyvet.
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De 1883 (I à ce jour l'école de la Saljtêtrière a délivré 1031 diplômes.
TjGs prornolions, depuis le 1-'' juillet 1001 jusqu'au 30 juin 1902 ont clé faites loulcs en faveur des diplômés :
1 sou's-survoillanto a été proiiuir- siirvoillaii{e ; f) suppléantes ont été promues sous-survoillantcs ; ô premières infirmières ont été promues suppléantes ; (i inlirmièros ont élé promues premières inlirmières.
Toutes ces promotions, de même que celles des autres élal:)lissemcnts-écoles et des hôpitaux, ont eu lieu en faveur d'infirmiers et d'infirmières diplômés. Vous savez aussi que ^[. jNIouriev exige, et avec juste raison, que toutes les personnes, relevant du personnel secondaire, attachées au service de son Administration soient pourvues du di[)lôme, visiteuses, surveillantes de dispensatres, etc. Il en est de même des ambulancières qui relèvent de la direction municipale. C'est donc à tort que Ion a écrit que «jamais l'Administration n'a voulu s'engager à ne prendre comme surveillantes que des diplômées. » Tout à l'heure nous citerons des chilïres à l'appui. Ne savez-vous pas d'ailleurs ([ue, parmi les élèves libres, figurent un certain nombre de postulantes aux postes de surveillantes de dispensaires — qui pourraient être recrutées parmi vous — , de dames visiteuses, cic.
Ici se termine l'exposé des travaux de la vingl-cAnquième jinnée scolaire de la Salpêtrière.
Nous arrivons maintenant à la seconde partie de notre tâche, car cette cérémonie comporte non seulement la distribution des récompenses aux élèves de la Salpêtrière
(1) Les deux premières écoles dnlent delSTS: les diplômes n"ont (•>(,', ,.,.f''r's ruroii iss:î.
mais encore la distribution des diplômes aux infirmiers et infirmières des quatre Ecoles. C'est ce qui motive de notre part des Considérations générales intéressant toute la promotion. C'est aussi une occasion pour nous de répondre à quelques-unes des critiques formulées contre vous et conire l'enseignement professionnel.
L'un des griefs, qu'on a contre vous, est tiré de votre instabilité et des mutations trop fréquentes qui se produisent dans les hôpitaux. En généralisant cette accusation, on se trompe. En effet, il est une partie du personnel secondaire qui reste fermement attachée à ses fonctions. Ce sont les sous-employées : surveillantes, sous-surveillantes, suppléantes auxquelles il convient d'ajouter les 1*"'^" intirmières. Cette élite du personnel est, à cet égard, exempte de tout reproche. Même constatation pour les sous-employés. Malheureusement, il n'en est pas de même des infirmiers et des infirmières.
Voici, à titre de renseignement, les mutations qui se sont produites dans les quatre établissements-écoles depuis le l" juillet 1901 jusqu'au 30 juin 190-2.
Hospice de Bicêtre
Partis sur leur demande 123 38
Partis dans d'autres hôpitaux 16 7
Refusés par rAdministration 9 0
Admis au repos » a
Passés aux administrés » »
Passés dans le service des malades externes » ))
Congédiés pour fautes diverses 71 H
Total 2Ï9 56
Hospice de la Salpètrière
Partis sur leur demande 10 27
Partis dans d'autres hôpitaux i 29
A reporter 11 56
Roport 11 5(;
Partis par avancement » »
Refusés par l'Administration 2 »
Passés avix administrés » »
Passés dans le service des malades externes » 2
Congédiés pour fautes diverses 8 12
Total ~2Î 70
HOPITAT, DE LA PiTIÉ
Refusés par l'Administration
Ivresse
Négligence ou incapacité
Grossièreté envers les malades
Mauvais traitements envers les malades.
Mauvaise conduite
Sur leur demande, bons serviteurs
Abandon de service
Partis dans d'autres établissements
Refus de service
Total 45 29
Hôpital de la Lariboisière
Partis sur leur demande 51 o'^
Partis dans d'autres hôpitaux 8 10
Refusés par l'Administration 5 »
Renvoj'és pour ivresse 'i »
Renvoyés pour négligence 15 7
Renvoyés pour abandon de service, insubordination 19 11
Total 102 67
Ces mutations n'ont rien à faire avec la laïcisation. Elles ont existé de tout temps, alors que les hôpitaux étaient
entre les mains des religieuses et, à l'appui, voici le tableau des mutations à l'Hôtel-Dieu du 1*^'' juillet 1901 au 30 juin 1902:
Hôpital de l'IIotel-Dieu
Refus de service, mauvais service et
abandon de service 48 17
Légèreté de conduite 7 H
Intempérance 25 »
Partis sur leur'demande 83 (J2
Passasses dans d'autres hôpitaux 2 »
Refusés par l'Administration 11 1
Total 176 91
En résumé :
A Bicétre, pour 266 infirmiers et infirmières, il y a 275 mutations
A La Saipêtrlère, pour 333 infirmiers et infirmières, il y a 91 mutations.
A la Pitié, pour 123 infirmiers et infirmières^ il y a 74 mutations.
A Lariboisière, pour 18 i infirmiers et infirmières, il y a 169 mutations.
A riIôtel-Dieu, pour 164 infirmiers et infirmières, il y a 267 mutations.
D'où il suit que durant la dernière année scolaire les mutations ont été plus nombreuses à l'Hôtel-Dieu. confié aux religieuses, que dans dans les établissements laïques. En effet la proportion est de 58,8o/°3 à la Pitié 740 lits), à Lariboisière (968 lits! de91, 76 °/oetde 162, To/^à l'Hôtel-Dieu.
A propos de lIIôtel-Dieu, qui contient 880 lits, il nous parait utile de faire remarquer que les 30 religieuses y sont aidées par 164 infirmiers et infirmières laïques: que ce sont ceux-ci et non les sœurs qui soignent directement les malades, accomplissent les besognes les plus repu-
cnaii(c-<. (^oiilr.'tircmciU h un piN'jugô qui vègno cncoro dans le public, ignoranl ou Ironipé ; que toujours les Auuuslincs ont eu à leur service un grand nombre de filles blanches ou novices, de servantes, de malades convalescenls ou guéris qu'elles gardaient indûment à lliôpital, refusant d'en romcUre le chiffre au Bureau laïque, chargé, de l'Administration I . Cette digression utile nous a écarté du résumé général des travaux des quatre Ecoles, revenons-y.
hcs oxiimens pratiques on[. été subis cette année par 49y élèves. Pour chacune des quatre écoles, nous avons dressé la liste de ceux qui possèdent un diplôme, un brevet ou un certificat d'études. La voici :
Baccalauréat
Brevet supérieur
Brevet élémentaire
Certilicat d'études primaires supé
rieures
("ertilicat d'aptitude péda.ii'Ogique.