TO
(1) Voir : Rousselct. Xoles .^ur l'ancien Hôtel-Dieu de Paris, relative à In liiUe des ad)ainish'aleurs laïques contre le pouvoir spirihiel et aux abus et désordres commis par les religieuses et les chapelains de 1515 à 1789. Ce livre est précédé dune Préface dans laquelle nous avons mis en relief les faits principaux de la vie des Au"-ustines.
Ces lirovcls, diplômes, certificals, se répartissent de la façon suivante pour l'année 1901-02 : Bicôtre, 54 ; — Pitié, 70 ; — Lariboisière, 40; — Salpôtrièrc, 5i ; soit : 218 pour les quatre écoles, proportion plus élevée que Tan dernier.
Les diplômes d'infirmiers el d'infirmières, qui vont être distribués tout à l'heure, sont au nombre de 54 pourBicêtre ; de 72 pour La Pitié ; de 48 pour Lariboisière et de 72 pour la Salpêtrière, soit 246 diplômes. Si l'on ajoute ces 246 nouveaux diplômes, en diminution de 34 sur l'année dernière, aux 4.335 diplômes antérieurs, le total (lénéral, après cette cérémonie, sera de 4.581, dont la plus grande partie a été attribuée au personnel hospitalier.
Cette année encore nous croyons devoir indiquer la situation, au point de vue des diplômes, des sous-employés des établissements-écoles, qui ont plus de facilité i)our s'instruire que leurs collègues des autres hôpitaux.
Hospice de Bicètre.
Avant la A la fin de réouverture cette année (les cours. scolaire
Sur 11 Surveillants 10 10
— n Surveillantes 8 8
— 1 i Sous-surveillants 1 i ]\
— 10 Sous-surveillantes .. „ 14 14
— 14 Suppléants 12 12
— 15 Suppléantes 14 14
— 18 l'^'Mafirmiers 18 18
— 16 l«'«Mnfirmières 16 16
— 2 Panseurs 2 2
— 1 Panseuse I 1
— 1 Garçon d'amphithéâtre ... 1 1
— '•n agents du Personnel pro-
fessionel 0 12
lIoi'iTAi. DR LA Pitié.
Avant la A la fin de
réouverture cette annC-e
des cours, scolaire.
Sur 3 !■ urveillanls » 3
— G siirveillantos 5 1
— 3 sous-surveillants 3 3
— 12 sous-surveillantes 10 8
— 3 suppléants 3 3
— 8 suppléantes 8 8
— 3 premiers infirmiers 3 3
— 8 premières infirmières 8 8
— 1 panseur 1 1
— 1 panseuse \ 1
— i garçon d'amphithéâtre 1 1
~49 ~43 ~4Ô Hôpital de Lariboisière.
Avant la A la fin de
réouverture cette année
des cours. scolaire.
Sur 4 surveillants 4 4
— 7 surveillantes • 7 7
— 2 sous-surveillants 2 2
— 27 sous-surveillantes 26 26(1)
— 6 suppléants 6 6
— 18 suppléantes 18 18
— 7 1"' infirmiers 6 6(2)
— 18 l'-<^^Mnfirmières 18 18
— 10 infirmiers panseurs 10 10
— 2 personnel professionnel 2 2
Ce résultat mérite d'être signalé. L'honneur en revient à l'ancien directeur de Lariboisière. aujourd'hui votre directeur, M. Montreuil.
Hospice de la Salpètrière.
Avant la A la fiu de
réouverture cette année
des cours. scolaire.
Sur G surveillants 2 2
(1) La 27» sous-surveillante a plus de 50 ans.
(2) Le "• est à^é de plus de ."lO ans.
— 22 surveillantes
— 7 sous-surveillants
— 72 sous-surveillantes
— 6 suppléants
— 30 suppléantes
— 1 premier infirmier
— i2 premières infirmières
— 1 garçon d'amphithéâtre
— 34 infirmiers
— 299 infirmières
— 20 agents de personnel profes-
sionnel 12 12
En résume :
A Bicètre sur 141 sous-employés, l-"^ infirmiers et 1"^^^ infirmières, il y a 122 diplômés.
A la Salpôtrière sur 187 sous-employés et l"""^ infirmiers et l"'" infirmières, il y a 151 diplômés.
A la Pitié sur 49 sous-employés et 1"'^ infirmiers et 1'^* infirmières, il y a 43 diplômés.
A Lariboisière sur 99 sous-employés et 1'* infirmiers et i"""* inlirmiéres, il y a 97 diplômés.
Ce que M. Ivlontreuil a fait à Lariboisière. il s'est attaché à le faire à la Salpôtrière et nous sommes convaincu que la disproportion qui existe encore entre les diplômés et les non diplômés de cette maison s'atténuerapromptement.
Nous avons dit qu'à Bicètre, à la Pitié, à la Salpôtrière et à Lariboisière, toutes les promotions de cette année avaient été faites à Tavanlagc des diplômés.
La statistique que nous venons de vous donner montre que la grande majorité des sous-employés, 1''* infirmiers. l'*^' infirmières des quatre établissements-écoles sont également diplômés. Elle met donc à néant les assertions des publicistes, dont nous avons parlé, qui affirment que l'Administration ne tient aucun compte des diplômes.
Nous corn pi clorons ces renseignements par Yétutnumé- Tiquc dos arjeiils de tous grades des hôpitaux qui, avant la fin de cette année scolaire, étaient })ourvus du diplôme prol'essionnel.
GIJADES.
Surveillants
Surveillantes
Sous-surveillants
Sous-surveillantes
Suppléants
Suppléantes
Premiers infirmiers
Premières infirmières
Panseurs
Panseuses
Garçons d'amphithéâtre
Infirmiers et t^arç. de service.
Infirme' et filles de service..
Personnel professionnel permanent
Totaux
Tôt 4L.
IG
. Si, à ce total, l.UÛi, on ajoute les diplômés de cette année, a))partcnant aux hôpitaux, soit 249, on voit que, après la délivrance des diplômes qui va avoir lieu tout à l'iieure, le nomhre des agents diplômes du personnel
(1) Dans ce nomijrc ne sont pas conipris les diplômés de la promotion de 1902.
secondaire s'élèvera à 2. 147, sur le total général des 4.311 diplômés. Voilà pour l'enseignement professionnel (1).
De même que les années précédentes, nous avons demandé à l'Administration de nous fournir la statistique des sous-employés, infirmiers et in(ir)nièrcs, possédant les diplômes et les certificats qui donnent une idée de leur instruction primaire.
GRADES
N'ombre
d'agents pourvus.
eu -g
Gl
- et
o rt S S
Sous-surveilhintes
Suppléants
Suppléantes
["■8 Infirmiers
leros Infirmières
Panseurs
Panseuses
Garçons d'ampliitliéàtre. . .
Inf»" et garçons de service Inf"» et filles de service...
Personnel prof"' fixe
Totaux
Ce tal)leau nous montre que sur les 5.284 agents de tout grade il y en a 1.003 possédant une instruction générale très satisfaisante, non compris les diplômés de cette année.
Cette doul)le statistique est une preuve irréfutable des
(1) Sur les 3.380 non cUjilômés, il en est une proportion notable qui ont suivi les cours de 187(S à 1882 et ont, par conséquent, une instruction professionnelle sérieuse, mais n'ont pas le diplôme qui n'a été autorisé qu'en 1883.
progrès réalisés progressivement, tant sous le rapport de l'enseignement professionnel que de l'enseignement primaire, grâce à la création des écoles professionnelles et des cours primaires ({ui y sont annexés.
AJJordons maintenant l'exposé des j-éfonncs que chaque année nous réclamons, avec uni; persistance inla.^sable. (|ui nous a été quelquefois reprochée, en vue de l'amélioration matérielle, morale et intellectuelle de votre condition.
1" Nous avons visité les liabUalions <[u[ vous sont affectées dans la plupart des c'ablissement hospitaliers. Nous avons donné la description d'un grand nombre d'entre elles ; nous y avons conduit des conseillers municipaux, des journalistes. Tous en ont constaté l'insalubrité, l'absence de tout confort et la nécessité d'y remédier d'urgence. Pendant bien des années, notre voix a été à peu près la seule à s(! faire entendre.
Depuis quelque temps, les journaux de médecine et les journaux politiques ont enfin protesté, eux aussi, contre l'insalubrité de vos dortoirs, sans faire d'ailleurs la moindre allusion à tout ce que nous avons dit et écrit. Nous avons, toutefois, obtenu quelques satisfactions partielles : la création de j^avillons spéciaux pour les sous-employés de l'Asile de Villejuif, pour ceux des Enfants-malades, pour les infirmiers et infirmières de notre service à Bicctre, des boxes au pavillon Moiana à l'hôpital Saint- Antoine, des chambres distinctes à la Maternité de Beaujon, au pavillon des contagieux des Enfants-malades, à Cochin, à la Clinique Bandeloque, etc. Malheureusement, trop souvent, on dirait que les architectes ne se rendent pas un compte exact de la réforme à accomplir, car ils mesurent parcimonieusement le cube d'air des chambres et des boxes. Les aménagements intérieurs laissent aussi à désirer. Nous n'exagérons rien : M. ^lourier n'a-t-il pas
déclaré lui-même, il y a un instant, que ce qui vient d'être fait à la ^laternité ne répond pas à son idéal?
Nous avons insisté naguère auprès de l'Administration pour quelle autorise llialiltation au dehors, moyennant indemnité de logement, des sous-employés. L'essai a été fait dans plusieurs hôpitaux, notamment à la Charité et à Lariboisière. Ailleurs, par exemple à Bicêtre, on a autorisé les infirmiers et infirmières mariés, à logera leurs frais au dehors. M. Mourior ayant obtenu un modeste crédit du conseil municipal, aujourd'hui, on leur accorde une indemnité. Les essais, tentés jusqu'ici dans cette voie, paraissent satisfaisants. Avec un service de nuit bien orga nisé, il ne peut en résulter aucun inconvénient. Il suffit d'exiger que chacun soit à son poste à l'heure réglementaire.
2° h'ali nient at ion des sous -employés est, en général, convenable ; de ce côté il conviendrait seulement d'accorder plus libéralement à ceux qui le demandent leurs vivres en nature. Quant à la nourriture des infirmiers et infirmières, il faudrait surtout y apporter plus de variété. Quelques économes l'ont déjà fait.
3" Lliabillement dos infirmiers, en été, est absolument défectueux. Nous avons parlé, à la distribution des prix de Bicêtre, des modifications qu'il exige au point de vue de l'hygiène — • remplacement des vêtements de drap par des vareuses, des gilets en toile ou en coutil — nous n'insisterons pas davantage.
4*^ Quant au RELÈVEMEXT des S'dlaires el des pensions de repos, dont nous avons été le promoteur au Conseil municipal, nous nous bornons à dire, qu'il devrait être porté au même chiffre que dans les Asiles d'aliénés de la Seine et qu'il devrait en être de même de vos pensions. Les projets de M. Mourier sur cette question, réalisés, donneraient pleiiu; satisfaction à nos constantes revendications.
5° Le serrice de veille, si important, devrait être trans- Ecoles dln(innière'<, 11)01-1902. 20
forme radicalement el unirormisc. Nous en avons donnt; les raisons maintes et maintes fois. En g-cnéral, il est confié aux dél)utants, dépourvus de toute connaissance pratique, et c'est la partie la plus pénible, la plus ditïicile de la profession! Bien des morts sont dues à lig-norance des veilleurs et des veilleuses. Il devrait être fait par des agents expérimentés. Tous les diplômés devraient y passer, ce qui diminuerait, pour chacun, la durée de la veille. On pourrait naturellement y laisser les infirmiers et infirmières qui le préféreraient au service de jour. Si cette proposition était adoptée, le service de veille se trouverait par la même uniformisé.
()" Nous insistons encore pour (ju'on établisse un roulement de service en service, c'est-à-dire pour que vous ne soyez pas immobilisées toute l'année dans le même service, avec le même médecin ou chirurgien, avec la même surveillante. 11 est indispensalile, pour acquérir une bonne instruction professionnelle, que vous passiez un certain temps dans trois services de médecine, deux de chirurgie et dans un service d'accouchements. Cette immobilisation dans un service unique, contre laquelle nous avons sans cesse })rotesté, a été l'objet de critiques justifiées. Il est certain que les médecins et les chirurgiens des établissements-écoles, sachant le but que Ton [)oursuil, n'y feraient pas d'objection (1).
En ce qui cDUcerne les élèves libi'es, nous avons enfui obtenu qu'elles suivent les visites des cJiefs de service. Il n'y a plus qu'à régulariser celte partie de renseignement professionnel, à la varier le plus possible, à fixer le nombre des journées de présence. Il conviendrait aussi de les autoriser à assister les médecins des Maisons de secours
(1) Des essais dans ce sens ont eu lieu à lu Sul])étrière, à diverses époques. Cette année, outre le séjour de deux semaines à l'Iulirmcrie générale, les élèves sont allées à la cuisine et à la linge- .ric.
et des dispensaires qui y consentiraient, ù l'exemple de M. le D'' ^lallct du dispensaire de la rue Jenner.
Pour les uillnnières aussi bien que pour les élèces libres, nous serions heureux de voir nos collègues des hôpitauxécoles fournir des notes sur leur assiduité, leur zèle, leur intelligence, comme le font les médecins et les chirurgiens des hôpitaux de Lyon.
7° Dans tous les établissements-écoles, nous réclamons de nouveau, pour vous, une salle de ivanion, une bibliollièque spéciale, un musée réunissant tous les objets que vous devez connaître.
Nous ne reviendrons pas sur les recommandations faites tous les ans sur vos oliligations envers les malades, envers vos chefs d'ordre médical et administratif, envers vos compagnes, M. Mourier l'a fait. Nous nous permettrons de faire remarquer à ce propos ({u'on ne sait pas assez ce qu'enseignent vos maitres, vos niaitresses, nous-mcme. dans les leçons,' les dictées et les discours et on attribue à des interventions récentes et superflues, l'idée d'un enseignement moral donné depuis un quart de siècle.
La plupart des réformes, dont nous venons de parler, exigeront du temps et de l'argent. 11 en est une d'une très grande importance qui aiderait puissamment à un meilleur recrutement, d'une réalisation facile et rapide : c'est la considération morale dont il conviendrait d'entourer le personnel. Du côté du corps médico-chirurgical, il y a de réels progrès; mais il faudrait que le personnel administratif, aussi bien du chef-lieu que des hôpitaux, lise votre discours, M. le Directeur, et s'en inspire dans ses relations avec les sous-employés, les infirmiers et les infirmières.
Ce programme, que nous défendons depuis 25 ans, a été réalisé très parliellement. Grâce à ^M. Mourier, nous espérons en voir la réalisation com])lète dans un avenir prochain.
8*r^our uniformiser l'enseignement pratique, nous avons demandé à M. Mourier, qui y a consenti, de réunir aux
exercices de rainée des Ecoles, faits par les ainées des maitresses des cours pratiques, c'est-à-dire à la Salpétrière. toutes les sous-employées chargées de cette besogne dans les trois autres établissements-écoles et dans les hôpitaux où nous avons fait créer des cours auxiliairs.
En organisant ces réunions — • il y en a eu quatre — nous poursuivions un douille ])ut : mettre toutes les maitresses des cours pratiques en contact les unes avec les autres, faire préciser les différentes parties de l'enseignement, arriver à ce que partout on ait les mêmes objets, les mêmes médicaments, qu'on fasse les bandages de la même façon, etc., aJin d'éviter des omissions ou des explications contradictoires qui troulîlent les élèves ou leur servent d'excuses, au moment des examens.
9" Sachant combien est dc'ploralde dans la plupart des hÔY>itvLUxV administration des doucJœs, nous avons demandé à M. le Directeur de lassistance publique de réunir à Bicêtre les doucheurs et doucheuses des quatre établissements-écoles qui sont chargés d'enseigner aux élèves à préparer des bains, à donner des douches. Les leçons pratiques, dont nous avons parlé avec détails à Bicêtre, sont encore plus indispensables que nous ne le pensions. Nous les renouvellerons annuellement, en faisant appel aux élèves libres. Elles rendront des services incontestables aux malades.
En conformité du programme habituel de notre discours à la distribution des diplômes, il nous reste encore à vous renseigner sur les progrès de ïenseignemeni professionnel et de la laicisution hospitalière.
11 existe actuellement des Ecoles d'iiilirniiêres à Borileaux, au Havre, à Lille, Limoges, Lyon, ?ilontpellier, Nancy, Reims. Rouen, Saint-Etienne, Toulon et Toulouse, fonctionnant avec des succès divers. A Paris, outre les quatre écoles départementales, nous avons à mentionner
les cours deV Un ion des femmes de France, des Dames françaises et l'Ecole professionneUc d'assistance aux malades. Nous donnerons dans le tirage à part de nos Discours, en Annexe, des renseignements détaillés sur ces écoles. Aujourd'hui, pour ne pas retenir votre attention trop longtemps, nous n'insisterons que sur les Ecoles du Havre et de Lyon.
Ecole d'infirmiers, d'infirmières et de cardes-malades DU Havre.
L'école a été fondée en novembre 1807, sous les auspices du Conseil municipal et la surveillance de la Commission administrative des hôpitaux. L'initiative en revient à un de vos anciens maitres, qui fut mon interne, le l)"" Sorel. Les cours sont suivis :
1" Par le personnel des hôpitaux : hospitalières, religieuses et laïques, infirmiers, infirmières, etc., qui trouvent dans la fréquentation assidue des cours, l'instruction qui leur est indispensable pour exercer convenablement leurs fonctions ;
2° Par des personnes de la ville, qui font partie des Sociétés de secours aux l)lessés militaires et par celles qui se destinent à la profession de garde-malade.
Depuis son ouverture l'école a donné les résultats sui • vants :
1897-1898 ?r> élèves et 57 auditeurs et auditrices.
Ont obtenu le diplôme :
1898-1899 : 3 dont 1 infirmier, 2 personnes de la Ville, dont 1 garde-malade.
1899-1900 : 2 dont 1 infirmière, 1 personne de la Ville, gardemalade.
lOOO-lOOl : 'i dont 2 lio=!pitaliùres lak[ucs, 1 intlrmioi-, iiiip poi'sonne de la Ville.
1901-1902 : \S dont 11 religiouses hn-<pitalières, 5 hospitalières laïques, 2 personnes de la N'illc, dont 1 hospitalière laïque.
Le dépaiicnient de la Seine-lnrérieuvc alloue chaque année, à l'école, une sulncMilion (jiii est de i.")!) IV. })Our l',)n-2. alin d'assurer son fonetionnenient.
Sn-riATiox DES hospitalikhes laïques ex 1902.
i l*''" elasse, au choix, après 10 ans de
Surveilla II les • service eoninie hospitalière. 1.000 fr
'2'"« classe 800 fr.
, \'<'<^ classe, au choix, après .") ans de ser-
Sous-siirveillanles. vice comme hospitalière.... 700 fr.
'2'"'' elasse GdO fr.
Faculté est accordée, dans certains cas spéciaux (par exemple \euve avec enfants), de loger en ville lorsque les besoins du service le permettront et après autorisation préalable de la Commission administrative.
Voici la liste des cours et les noms des professeurs :
M. le D"" Deronde, médecin des hopilaux pour Tanalomie. M. (.aron, médecin de l'hospice général, pour la physiologie M. Fralter, médecin de l'hôpital Pasteur, pour l'hygiène. M. Horel, chirurgien de rhô[)ital Pasteur, pour la chirurgie. .M. Courbet, médecin de l'hosiuce général, pour la médecine. yi. Powilevvicz, médecin de la Maternité, pour les soins à
donner aux femmes en couches.
MM. Le Marie et r)omiiu([uc, pharmaciens des hôpitaux, pour
la pharmacie.
M. Gardye, directeur des hôpilauv, pour i'.\dminisiration.
En assurant le fonctionnement régulier des Ecoles d'infirmières du Havre et de lîoucn, le Conseil général aurait en une année le personnel nécessaire pour la laïcisation de l'asile d'aliénés de St-Yon.
Ecoles d'infirmières de Lyon.
Nous croyons devoir vous communiquer également les documents que ^I. Sabrax, président de la Commission administrative des hôpitaux de Lyon, a eu l'obligeance de nous adresser sur l'école qu'il a l'ondée.
«Lyon, le 17 juillet 190?.
« ^lon clier CollègU(>,
» Je reçois votre lettre du 15 juillet et m'empresse de vous répondre que j'ai lu avec un vif intérêt le Palmarès des Ecoles d'infirmières de Paris que vous avez bien voulu m'envoyer à la fin de l'année 1901.
'(- Quant à notre école de Lyon, elle a fonctionné régulièrement et les examens ont eu lieu le 10 juillet 1902. Le jury était composé, comme d'habitude, de 2 professeurs, d'un chirurgien et d'un médecin, désignés par le sort et de deux administrateurs, total 6.
« Quelques élèves ayant conscience de leur insuffisance se sont retirées et ont quitté l'école avant les examens. Les 50 élèves qui se sont présentées ont été admises avec des notes variant de 25 à 44 points ; le maximum des points est 45. Sur les 50 élèves, 35 appartiennent à notre personnel hospitalier, 18 à un personnel étranger, congréganiste et laïque.
" Nous avons créé 4 bourses sur notre cagnote d'administration ; le Conseil général a créé également 4 bourses, afin de permettre aux laïques d'avoir des ressources pendant l'année scolaire où tout leur temps est absorbé par les exercices théoriques et pratiques de l'école. Mais, malgré la création de ces bourses et la publicité donnée, nous n'avons pu recruter que 4 élèves laïques qui aient suivi l'enseignement d'une façon complète.
« Quant aux examens eux-mêmes, voici les observations f{ue j'ai faites.
« Parmi les 50 élèves qui ont obtenu le certificat professionnel, il y en avait deux qui ont répondu d'une façon
insufiîsanle h rcxanicii oral cl on a disciiu' la qucslion de savoir si onlcsajourncrait. Mais, en consultant leur dossier, on a constaté que les 5 chefs de services auprès desquels elles avaient passé pendant leur &tag(> et (juc tous les 5, chirurgiens et médecins, concluaient en disant que ces 2 élèves ler^aient de très bonnes infirmières. Dans ces conditions, nous les avons admises, malgré rinsufilsance de l'examen oral et, d'autre part, nous avons pu constater que des élèves q-ui nous ont répondu d'une façon très satisfaisante à l'examen oral étaient cotées ])ar les chefs de serviceconinic d.^s stagiaires médiocres. J'en tire la conclusion qu'ilne faut pas faire dépendre l'admission du seul examen oral (on risquerait de se tromp(îr) et je me félicite beaucoup de m'être inspiré de ce qui se fait à l'école de la Source à Lausanne et de tenir un large compte des notes de stage et des notes administratives relatives à l'attitude des élèves vis-à-vis des malades et aux qualités ou aux défauts que cette attitude révèle.
« Outre les 50 élèves qui ont suivi l'enseignement de l'école d'infirmières pendant l'année lOOl-lQO?, il y a eu '!0 élèves sage-femmes ajipartenant 17 à l'école de la Maternité hospilalière et H à r(''eole delà clinique obstétricale.
'( La Facult('' nous a demandé, en 1901, l'autorisation de faire suivre les cours et les réi)étitions de notre école d'infirmières aux élèves de 1'"' année de l'école d'accouchement. La Faculté a trouvé notre programme meilleur que le sien, notre enseignement bien organisé. Nous avons accepté et les 20 élèves en question vont, pour leur examen de l'^''' année, être interrogées par les professeurs de la Faculté sur les matières formant le programme de l'enseignement de l'école des infirmières.
« Si vous désirez d'autres renseignements, je suis tout à votre disposition et vous prie, mon cher collègue, d'agrc'cr l'expression de mes sentiments dévoués.
« Saiîrax. »
Voici maintenant la slalistiqiie des Examens du 10 juillet 190-2 :
Sœurs do l'IInlol-Diou (1) \ 10
— de la Charité i Hospices 10
— de l'Antiquaille f civils 4
— de la Croix-Rousse i de 4
— du Perron \ Lvon . 3
— de Ste-Eu^'énie / 2
— de jMarie auxiliatriee 2
— du Bon secours 2
— franciscaines du Sacré-Cœur 5
— franciscaines missionnaires de Marie 4
Elèves laïques 4
Total 50
D'autres tentatives pour organiser l'enseignement professionnel ont été faites, par exemple à Alger, mais faute de renseignements, nous n'en parlerons pas. Ces résultats, au premier abord, peuvent paraître médiocres. Pournous. au contraire, ils ont une grande importance, parce que nous savons que ce sont les commencements d'une réforme qui sont ditliciles. Puis, à un moment donné, on la voit marcher d'un pas rapide. Que le ministère de l'intérieur insiste pour que les résolutions du Conseil supérieur (le l Assistance publiciue, qui répondent aux idées que nous avons si souvent émises, sur la création d'Ecoles d'inlirmières dans les villes où siègent des Facultés et des Ecoles préparatoires de médecine, et. en peu de temps, on aura tout le personnel nécessaire pour procéder dans de bonnes conditions, avec des garanties sérieuses, à la Lcdcisation de tous les établissements jjublics d'assis^ tance, complément indispensable de la Laïcisation de r instruction publique.
Nous devons, avant de terminer ce discours, vous dire
(1) Nous devons rappeler que les « sœurs » des hôpitaux ne sont pas constituées en conprrég'ation ; qu'elles dépendent exclusivemen t (le la Commission administrative, qui les recrute elle-même et leur fait subir un examen médical a feutrée, et qu'enfin elles ne prononcent pas de vœux.
— -^nr. —
1111 mol (les prog-i'ès de l;i ].;ih-is:}ti(>it des él;il)lissements hospitaliers.
A Paris, sur 53 maisons de secours, il y en a encore \ ou 5 entre les mains des religieuses. Des hôpitaux ou hosjiices de Paris, abstraction des Fondations dont une loi devrait modifier la situation '!). il n'y en a plus que deux, l'Hôtel Dieu et Saint-Louis, détenus par la Congrég-ation des sœurs Augustines.
pans le déparlement de la Seine, tous les établissements sur lesquels l'Administration préfectorale a autorité sont confiés à des laïques. L'hopice Raspail, à Arcueil-Cachan, (|ui doit s'ouvrir l'an prochain, sera donné ix des laïques, conformément à la volonté de son fondateur, Benjamin Raspail, qui fut l'un des serviteurs les jilus dévoués de la liépubli(iue.
En province, des laïcisalions oui été faites ou sont réclamées par les conseils municipaux à Alais, Peaucaire, Evreux, Le Havre, Lille, Arles, Blois, Flamenville (Ardennesi, Limoges (deux hospices), Lorient, jNIacon; Marseille, Montoire (Loir et Cher), Mouy (Oise, Montreuil- Belley(-2;, Poitiers, Reims, Saint-Etienne, St-Pons, Toulon. Toulouse, Ancerville-sur-Seine (Seine-Infér'^i, l'Asile départemental d'Albigny Rhône, etc.
L'hôpital de St-Pons est laïcisé de]Kiis plusieurs années. Ce sont les écoles d'infirmières qui ont fourni le personnel, de même qu'à Beaucaire, à Auxerre. de même dans quelques jours à Châteaurenard et àChatillon-Coligny,etc. Le maire de St-Pons nous communique chaque année les résultats remarquables à tous les points de vue,
(!) Voir Diderot, art. Foiuiations '(EnrrPi< co)upl., t.. X\', p. 12).
('2) Outre les asiles (ruliénés de la Seiiic ([ui ont été laïeisés: A.silc clinique, A. do Vaurlusc et de Ville-Êvrardl ou eonfiés dès leur installation à un personnel laïciuc (Asiles de \'ill(\iuirel delà liaison IJlanclie, Colonies laniiliales de Dun-sur-Anroii, oit'.), citons les Asiles d'Auxcrre, de 8tc-Catherinc près Moulins, de Cadillac (Gironde, de Ts'auficat près Limoyos, de Pierrcfcu (Var), do liron, près J.yoïi, de Quaire-Mares ju-ès I^oucn. l'Asile des aliénés île Marseille.
notanunent sous le rappoi^t écononii(|uo, (fuc la laïcisation de son hôpital lui a procurées. Nous consignerons su lettre à la suite de nos discours.
Si, comme nous lespérons, le président du Conseil, M. Combes, poursuit la tâche républicaine qu'il a entreprise, il achèvera à bref délai la hiïcisalion des ctablisseriie)tts nationaux de hicnf aisance, et notamment de la Maison de Charenton. Il lèvera les obstacles qui s'opposent au départ des Religieuses de l'IIôtel-Dieu et de Saint- Louis, et invitera M. le Préfet de police à laïciser 1" Infirmerie du Dépôt et la JMaison de St-Lazare, comme il l'a lait pour les établissements de \anterre et de Villers- Cotterels.
La loi des associations oblige les congrégations à sollicilor l'autorisation. Il en est qui ont refusé. Il s'en suivra nécessairement la sécularisation des hôpitaux, hospices et asiles qu'elles abandonnent, car il serait vraiment étrange que l'Etat, les Conseils généraux et les Conseils municipaux remplacent les religieuses, qui ne veulent pas se soumettre à la loi, par d'autres religieuses plus soumises...en apparence. Par le fait même de l'application de cette loi, nous aurons des laïcisations et dès maintenant, nous pouvons citer celles de diverses maisoiis de lîcims.
Si le nombre des laïcisations hospitalières, dont nous ne donnons qu'une liste incomplète, et dont le ministère de Tintérieur devrait faire une statistique exacte, n'est pas plus considérable, cela tient à plusieurs causes que nous allons énumérer encore une fois.
1° Tandis que des conseils municipaux qui représentent la majorité de leurs concitoyens votent la laïcisation de leurs hôpitaux, les commissions administratives émettent un avis contraire. La majorité des opposants comprend presque toujours les membres nommés directement par les Préfets : c'est ce qui s'est produit, entre autres à Evreux et cà Lille. Il faut donc que le gouvernement donne des instructions formelles à ses préfets pour qu'ils ne choisissent, comme membres de ces Commissions, que des
Répul)licains bien dt-cidcs à dt-fendre la Sociéti' rivilo contre les Congrraalions.
2° Une cause ({ui rend ditficile le recrutement d"un personnel parmi les infirmières et les élèves libres diplômées de nos Écoles c'cstVinsmfllsanrp des salaims : il faut donc les relever.
3° Vient ensuite ral)sence de pensions de repos.
De là la nécessité pour hâter les laïcisations et les rendre rapidement faciles ;
1" De ropublicaniser les commissions administratives,
2" De créer des Jjourses nationales, départementales. munici]iales, auprès des écoles de Paris ou des meilleures écoles de province : TlCcole de Lyon a montré l'exemple;
3° De relever les salaires en les égalant à ceux de Paris ;
4" De créer des pensions de repos, en faisant entrer en ligne de compte les années passées dans les étal)lissements nationaux, départementaux et municipaux;
5" D'obtenir le concours de l'administration de l'Assistance publique de Paris pour mettre temporairement à la disposition des municipalités qui veulent laïciser, en vue d(; l'organisation de leur personnel laïque, des surveillantes expérimentées ;
G" Enlin d'obtenir de vous, des élèves libres surtout, que vous répondiez à l'appel des municipalités lépublicaines.
La lutte est de nouveau engagée entre le Cléricalisme et la Libre ]iensée, entre la lumière et les ténèbres, entre la science et l'ignorance, en un mot entre la République et la Réaction monarchique et cléricale.
"Votre intérêt, les améliorations matérielles, intellectuelles et morales que vous devez à la République, vous font un impérieux d<'Voir de la défendi'c énergiquemcnt et sans cesse.