RÉFLEXIONS
Des lettres de quelques-uns de nos correspondants ressort la confirmation de l'opinion que nous avons émise sur le mauvais recrutement des Commissions administratives hospitalières. Si, comme nous en avons la conviction, M. Combes veut la création des Écoles cV infirmières et, comme conséquence, la Laïcisation, il doit donnera ses préfets des ordres formels pour qu'ils remplacent les hommes hostiles à ces réformes par des républicains, amis du progrès, partant de l'enseignement professionnel, et voulant la substitution complète de la société civile h la société cléricale.
La circulaire de M. Waldeck-Rousseau remonte à 1899, celle de M. Combes date déjà de quatre mois. Le temps est donc venu pour M. le Président du Conseil de s'assurer de ce qui a été fait conformément à ses instructions et de faire connaître les résultats de cette encjuête. Il y aurait intérêt aussi à faire dresser la liste de tous les établissements puldics et privés, coniiés à des Laïques,
Plusieurs remarques devraient être faites aussi sur les programmes suivis dans ces écoles. Les notions d'anatomie, de physiologie, enseignées dans lesEcoles de Paris d'après le Manuel de l'Infirmière sont strictement nécessaires. Elles devraient être enseignées, non pas seulement dans les Ecoles d'infirmières, mais encore dans toutes les écoles primaires, les écoles normales, les collèges et lycées. ,11 en devrait être de môme de Vhygiène : le volume du Manuel qui lui est consacré esta lire et à enseigner intégralement. C'est en répandant les connaissances en hygiène, répéterons-nous, que l'on fera disparaître beaucoup de préjugés, que l'on apprendra à tous, en veillant à leur propreté personnelle, à celle de leur habitation, à se préserver des maladies infectieuses^ de la tuberculose et de Y alcoolisme.
Signalons les économies réalisées par la laïcisation à Saint-Pons et à Baucaire. Il en sera de même dans la plupart des hôpitaux, si on veut bien examiner la situation de chacun d'eux où, à côté des religieuses, il y a des servantes (enfants assistés), des convalescents maintenus plus que de raison, qu'on ne paie pas ou qu'on paie peu, mais qu'on nourrit, loge et entretient.