‹ L'hysterie de Sainte Therese. --Chapitre 25 sur 29 · RÈGLEMENT · texte numérisé non relu

RÈGLEMENT

l^' Rest créé à l'Hôpital civil, sous la direction de la commission administrative des hospices, une école dont le but est (le former un personnel de surveillantes, d'infirmiers etd'inlirmières instruits et expérimentés. 2" Sont admises à l'école les personnes présentant l'instruction et l'aptitude physique nécessaires pour l'obtention de chacun des grades et constatées par un examen d'entrée subi en présence d'un administrateur et d'un médecin délégué par la Commission

/ù'o/r.v il'infirmicn's, I'.)()-J-I'.l03. ^S

des hospices. ;]" L'ensei<,niement est donné sous le contrôle d'une Commission mcklicale composée de professeurs de la Faculté, char<4'és diin service de Clinicpie à 1 hôpital civil et des médecins en chef de l'Hospice Suint-Julien et de rilospice Saint-Stanislas. Il est confié au personnel des médecins et chirurfïiens de ces établissements. 4" Cet enseif^nement comprend un cours élémentaire pour les aspirants infirmières et infirmiers et un cours supérieur pour les aspirantes surveillantes.

5° Les deux en^eiffuements sont à la fois théoriques et pratiques ; ils consistent en leçons orales et en exercices pratiques, d'après les prpgiammes annexés au présent règlement, ils comprennent un staga etrectif accompli dans les diirérents services hospitaliers désignés par la commission des Ilospicessur les indications de la commission médicale. 6" La durée de l'enseignement (cours et stagesl est fixée à six mois pour les aspirants infirmiers et infirmières »! un an pour les aspirantes surveillantes. 7° Pour tout ce qui concerne leur service pendant la durée du stage, les candidats sont entièrement assimiles aux inlirmières et infirmiers à gages. Leur nombre est fixé parla Commission, suivant les besoins des services et les ressources dont elle dispose pour subvenir à leur entrelien. Ls n'ont droit à aucun traitement, mais ils reçoivent la nourriture, le logement et une robe ou deux qui teurpermettra de porter des signes apparents les distinguant du personnel salarié. 8" Les cours se font dans un des amphithéâtres derilôpital civil. 9" Un examen de lin d'études constate laptitude à remplir les fonctions de surveillante, d'infirmier et inlii-mière.

10" L'examen consiste en une interrogation d'une durée de H) a JO minutes et en épreuves pratiques réglées par le Jury; II" Le Jury d'examen est composé: a) Du vice-président de la commission des hospices ou d'un membre de la dite commission, par lui délégué ; b} D'un professeur de la Faculté de médecine, désigné par la Faculté ; c) De trois membres du corps médical des Hospices civils, désignés par leurs collègues. — 12" Les aspirants et aspirantes qui auraient satisfait à l'examen recevront un certificat d'aptitude signé par le vice-président de la Commission des Hospices ou son délégué et les Membres du Jury. 13° Sont en outre autorisées à suivre le cours à titrr daudileurs bénévoles toutes les personnes qui en feront la demande. L'n droitd'inscription de "j iv. pour les cours d infirmiers et de 10 fr. pour les

cours de surveillants sera acquitté par ces auditeurs libres, qui seront dispensés de tout examen d'entrée. 14" Gomme mesure transitoire, le personnel actuel ayant nu moins une année de service dans les salles de malades des Etabli-sements hospitaliers sera dispensé du stag'e. te! qu'il est prescrit par ledit rèç^lement.

Quinze bourses sont accordées par le conseil o^énéral de Meurthe-et-Moselle. Elles sont toutes disponibles. Le personnel des hôpitaux suit seul les cours.

Ecole d Elèves Infirmières de Caen.

Des cours gratuits poui- l'instruction des élèves inOrmières s'ouvriront à l'IIotcl-Dieu le 15 novembre prochain. Les personnes qui désirent suivre ces cours sont invitées à se faire inscrire au secrétariat des hospices, rue Saint-Louis, de 9 heures du matin à ô heures du soir, où tous les renseignements nécessaires leur seront donnés. Le maire, président de la commission administrative des hospices, R. Perrotte.

Ecole d Infirmières à Bordeaux.

Dans sa séance du vendredi 30 octobre, le conseil municipal de Bordeaux a discuté un projet deM. le D'' Lande, maire de Bordeaux, relatif à la création d'Une école d'infirmières. Ce projet aété adopté par 26 voix contre 6, sur les considérants suivants :

Considérant qu'il y a lieu de développer l'instruction professionnelle du personnel attaché aux hospices et, hôpitaux de 13ordeaux ;

Considérant qu'il est d'intérêt général de former pour les divers services de l'assistance publique et les besoins de la birnjàisance privée, impersonnel joignant au bon vouloir, au dévouement et à l'abnégation, une instruction technique complète :

Consiflérant que la création d'une école d'infirmières à l'hôpital Saint-André de Bordeaux est de nature à assurer aux malades des divers services hospitaliers de la ville une surveillance plus activée!; des soins plus minutieux et, par cela même, aura pour effet de diminuer leurs souffrances et d'abréger leur maladie :

Le conseil municipal de Bordeaux approuve la création d'uneécoled'infirmièresà riiôpital Saint-André de Bordeaux

conformément au rè.oflement ortranique adopté par la commission administrative des hôpitaux et hospices. Il émet le vœu que cette création soit réalisée dans le plus bref délai possible.

Comme sanction efficace à l'adoption de ce vœu, dit le Petit Marseillnis du 3 novembre, le conseil municipal de Bordeaux a décidé de prendre à sa charge les frais de l'école et a tracé son pr.igramme détudes tendant à donner aux élèves le degrJ d'instruction théorique et pratique visé dans la circulaire du conseil supérieur de l'Assistance publique. A tous les points de vue, le vote du conseU municipal de Bordeaux méritait d'être signalé : il constitue un acte de sagesse et de prudence méritoire — En outre, ce vote institue la pRKMiÈKK rcolc d'infirmières qui existera en France — la irremière, entendez-vous, et ce seul titre devrait suffire à rendre mémorable la décision prise par les édiles Bordelais.

Le rédacteur du Petit Marseillais n'est pas bien au courant de la question des £"00/^5 d'infirmières. Xussisen rétlexions terminales nous ont-elles été signalées de différents côtés. Il ignore que, avant de procéder à la laïcisation des hôpitaux de Paris, on a créé des écoles professionnelles (IST.Sj. 11 ignore aussi que ces écoles ont plus d'un quart de siècle d'existence ; qu'elles ont provoqué la création des cinq écoles départementales d'inlirmiers et d'infirmières des asiles d'aliénés de la Seine, des écoles d'infirmières de Lyon, dullavre, etc.

Il y a probablement d'autres écoles et nous serions heureux que nos lecteurs nous aident à compléter cette liste. Pour que ces écoles donnent de bons résultats, fournissent un personnel instruit, habile, dévoué, il est nécessaire qu'elles adoptent un programme minimum commun. Leurs organisateurs, leurs professeurs, ont pour se guider le programme! des l'coles municipales de Paris (1) qu(î nous pci-rectionnons chaque aum'-e avec le concours

(1) Ce programme est reproduit chaque année en fùto du palmarès et figure dans le tome b''' du Maïuul de rhiflrinih'e en usage dans les Ecoles de Paris,

de nos collaborateurs et le programme adopté par le Conseil supérieur de l'assistance publique. Ils ne diffèrent d'ailleurs que par des détails.

Il faut aussi que les conditions du diplôme soient les mêmes, dans l'intérêt de tous les diplômés.

Il conviendrait, au point de vue matériel aussi, que le ministère de l'intérieur ne se montre pas trop exigeant, laisse une certaine latitude aux municipalités, ne demande pas immédiatement des constructions coûteuses, par exemple, comme celles qu'on impose pour les sages-femmes; qu'il se contentede réclamer des habitations plus salubres, du relèvement des salaires, delà constitution de pensions de repos ou de retraites ; qu'il participe aux dépenses à l'aide des fonds du pari mutuel et que, partout, comme M. le D'' Lande l'a décidé pour Bordeaux, que les professeurs aient une indemnité convenable.

Eu terminant, nous sommes heureux de rendre un hommage bien mérité à M. Combes. Nous faisons des vœux pour qu'il poursuive énergiquement la réforme en cours : multiplication des écoles d'infirmières, laïcisation des hôpitaux et hospices, des asiles d'aliénés; remplacement des membres des commissions administratives, hostiles à tout progrès, par des républicains ; invitation au préfet de p<)lice à laïciser les établissements hospitaliers dépendaatde lui, aux préfets des départements à compléter la laïcisation des asiles d'aliénés ; autorisation au directeur de l'Assistance publique de Paris de laïciser les maisons de secours, les dispensaires, IHôtel-Dieu et Saint Louis, qui ont encore un personnel religieux . Tout cela se peut vite et bien, si on le veut. Bourneville.

Laïcisation des asiles publics d'aliénés.

Les i-emarques que nous avons l'aitos dans lo dernier numéro au sujet des asiles d'aliénés, nous a valu la letti'e suivante, qui nous paraît de natui-e à éclairer la question.

;M novembre 19();i.

Mon cher maître, Votre article d'aujourd'hui dans le Priv/rés Médical sur la In'icisation drs liopitaiix, m'incite à vous signaler tout spécialement la situation de l'Asile d'aliénés, où je suis depuis quelque temps. Je ne sais si d'autres asiles sont dans le même cas. mais il est pénible de constater que, sous lo réfi^ime actuel, pareil état de choses puisse être toléré. L'Asile..;., quoique « Asile public ». c'est-à-dire dirigé par des fonctionnaires de l'Etat, n'a pas une seule infirmière la'ïqup. 4.") sœurs, d'un ordre quelconque, à voile noir, ontle monopole de l'assistance et de la surveillance des aliénés. Elles touchent chacune .?()() fr. par an et la supérieure J.'JO. ce qui fait environ 10.000 fr. par an. Elles sont, en outre, défrayées de tout entretien matériel ; elles font la lingerieetla cuisine. — Les abus ordinaires qui résultent d'une semblable organisation sont faciles à deviner et vous les Connaissez bien d'ailleurs. Mais ici, il y a plus, par suite du très grand intérêt que leur portent lant la direction que la préfecture, ellessontles seules maîtresses de tout l'établissement. Les malades suivent, de foire souvent, les exercices religieu.x, les processions elles jeûnes (4 jours pai- semaine). Les religieuses elles-mêmes étant astreintes à des pratiques de sacristie, très absorjjantes sans doute, abandonnent les malades en bloc pour assister aux offices du soir : pendant leur retraite. IT) jours durant, il n'y eut que la moitié du personnel. Le Kidéc. de.. . . I. il y avait .'ii sœurs présentes à la chapelle, le soir. Comiue il y en a 45. dont deux alitées, il en lestaily J)out' garder trois à quatre centaines daliétiéeset faire marcher les services généraux. Mais, elles font coucher les malades plus tôt, camisolent les agitées et alors, une seule religieuse « fait » deux ou trois dortoirs. La supérieure ne se contente pas de suivre la visite ; elle consulte les malades. Lorsqu'elle en présente une au médecin, elle ajoute : « Elle est atteinte {sic\ de telle ou telle chose; il lui faud?"ait une purge, ou du bi-omure, ou du cldoral. efc

Parfois, les prescripliolîs ({ue \e médecin a faites sans la consulter lui déplaisent; le lendemain, elle lui dit: >< Monsieur le directeur, vous avez donné un peu trop de chloral à cette malade, elle ne le supporte pas, nous ne lui en donnerons plus. » Si le médecin prescrit de l'opium, elledit:

« Je crois qu'il vaudrait mieux du bromure, etc «C'est

elle qui fait tirer la langue aux malades et jug-e de leur état gastrique. Klle ordonne des bains sans consuller personne. S'il prend fantaisie au médecin de changer une malade de quartier, il ne le fait que si cela ne gène pas Mme la Supérieure. Alors il se produit ce fait inouï que, dans chaque quartier, il y a un pèle-mèle incroyable et absolument néfaste de toutes les i'ormes d'aliénation. Je pouri-ais vous citer plus de dix faits de l)rulalité ou de défaut grave de surveillance, dont j'ai été témoin. . . . Quand on a aiTaire à un infirmier, il n'est pas de rigueur assez grande pour le punir; c'est une religieuse, on glisse, on étoulfe. on trouve parfois le moyen de la féliciter.

Je suis de ceux, mon cher Maître, que cet état de choses révolte, non seulement parce quïl y a un abus de pouvoir moral et une violation des consciences, mais aussi parce que cet état n'existe qu'au grand détriment des soins à donner aux malades et de leur surveillance. Je sais qu'on ne peut d'un seul coup tout renverser parce que les remiilacantes manqueraient ])eut-ètre : mais ne serait-il pas du devoir strict d'un dirigeant de limiter les attributions des religieuses, de ces femmes sans instruction comme sans aucun sentiment familial, en les maintenant dans un rôle secondaire, ou en les remplaçant ? Ici, il y a : le directeur et la supérieure, ou, si vous préférez, la religieuse toute seule...

Lorsqu'il s'agit d'opérer un trans/crl de malades-femmes, ce sont deux religieuses qui soiit chargées seules de ce soin et cela parce (jueleur congrégation n'autorise pas les sœurs à voyager seules avec un homme et que les frais de transport ne donnent droit ([a'à deux places d'agents. A ce sujet, je vous serai reconnaissant de me dire s'il n'existe pas un règlement ordonnant que les transferts d'aliénés ne doivent être faits qu'avec un médecin ou un interne. Ce serait en tout cas logique mais je n'ai pu trouver de document sur la ma^ tière .

.... Sur ma demande de l'an dernier défaire un transfert,, le Directeur ma répondu que les religieuses ne sauraient voyager avec un médecin et qu'il) était obligé de sf soumeUre à

hur règlemenl . . . Le règlement d'une communaauté prime donc la loi en même temps ([ue le sens commun ? Je n'en finirais pas, si je voulais vous signaler tous les abus de cegenre. Je ne veux point vous imposer la lecture de laits que vous devinez cei'tainement, étant donnée cette organisation spéciale. Excusez-moi si j'ai i)i'is la liberté de vous écrire longuement, mais vous êtes pour nous le grand champion de la lutte généreuse que nous voudrions voir enfin aboutir; vous ne cessez avec votre grande autorité ûo poursuivre les abus de l'état congréganiste, j'ai cru que quelques matériaux de plus vous seraient peut-être utiles.

Veuillez agréer, etc. IV X.

Nous rappellerons que la division des hommes dans tous les asiles publics, est entre les mains de surveillants et infirmiers la'ïques ; que les cinq asiles d'aliénés de la Seine, les quartiers de Bicêtre et delà Salpètrière sont desservis par des laiques ; qu'il en est de même de la Maison Nationale de Charenton, des asiles d'Auxerre,de Cadillac, de Chàlonssur-Morne, de Moulins, de Naugeat, près Limoges, dePierrefeu, dans le Var. de Rodez. Nous faisons appel à nos lecteurs pour compléter, s'il y a lieu, cette liste. Que M. Com- • bes, s'appuyant sur les asiles déjà lafcisés, sur les faits cités par notre correspondant — donne les instructions les plus pressantes à ses préfets pour qu'ils s'occupent d'urgence de la création d'Ecoles diitllrmicrcs et avant qu'il ne se soit écoulé une année, il pourra faire procéder à la laïcisation de tous les asiles publics d'aliénés. B.

LES ÉCOLES DINFIRIIERES de Paris

PUBLICATIONS Di: PROGRES MEDICAL

ENSEIGNEMENT PROFESSIONNEL DES INFIRMIÈeES

lah:isatio\ ih; i/assistaxce im «lioi r

LES ÉCOLES D'INFMIEIIES

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