‹ L'hysterie de Sainte Therese. --Chapitre 27 sur 29 · ANNEXES · texte numérisé non relu

ANNEXES

Chaque année, nous faisons appel à nos amis, à nos confrères, po-ir avoir des renseignements sur le développement de ïenseignement professionnel du personnel secondaire des établissements hospitaliers et sur la laïcisation. En réunissant, en Annexes à nos discours, tous les documents qui nous sont adressés, nous croyons être utiles à tous ceux qui s'intéressent aux questions hospitalières.

École d'infirmières de Lyon.

Première lettre de M . Sabrax. président du Conseil général des hospices civils de Lyon.

Lyon, le 5 juillet 1904.

Mon Cher Collègue,

Je vous envoie ci inclus les' renseignements que vous me demandez sur notre école d'infirmières.

Vous verrez qu'elle est fréquentée par 70 élèves. Les examens sont fixé? au 12 juillet. Le jury est composé partie par des membres de droit, les Professeurs, partie par un tirage au sort pour un médecin et pour un chirurgien des hôpitaux.

J'ai teuu cette année à rendre obligatoire un service de veille effectué sous la direction d'une infirmière brevetée.

J'estime que ce service de veille est des plus importants et celui qui à iDesoin d'être soumis le plus a une formation méthodique. Le veilleur ou la veilleuse, ignorant^ abandonné à sa seule initiative est désemparé et des accidents peuvent se

produire dans les services do nuit par le seul fait de l'insuffisance de l'infirmier ou de l'infirmière chargé do veiller.

J'ai prescrit que les élèves de notre école fussent soumis à des veillées oblig-atoires sous la direction et la surveillance d'infirmiers expérimentés qui ont pour mission de les initier à tous les détails de ce service que j'estime être un des plus importants et des plus dilïlciles de l'assistance hospitalière aussi bien que de l'assistance à domicile.

Enfin, comme considération générale, je constate que les jurys d'examens ont trouvé que nos infirmières des hôpitaux avaient une supériorité marquée dans les épreuves. Cela tient, à mon avis, à ce que nos hospitalières qui suivent l'école ont une pratique de plusieurs années à l'hôpital et qu'elles ont suivi pendant une année les exercices d'une école préparatoire à l'école d'infirmières.

J'étudie le moyen d'exiger à l'avenir deux années d'études pour l'école d'infirmières, dont une année préparatoire et une année d'école. Ce qui me retarde c'est que cette exigence écartera des élèves qui ne voudront pas consentir à suivre les exercices de l'école et le service des malades pendant deux années, et cependant ce temps me parait rigoureusement nécessaire pour la formation d'élèves instruites.

Je suis à votre disposition si vous désirez d'autres renseignements et vous prie, mon cher collègue, d'agréer l'expression de mes sentiments dévoués.

Signé : H. Sabran.

P. S. Je décacheté ma lettre pour vous dire que dans le courant de Thiver une épidémie de rougeole ayant envahi le quartier des malades atteints de diphtérie, le corps médical a demandé que les infirmières attachées au service des rougeoles diphtériques ne fassent plus de service auprès des simples diphtériques. Je me suis trouvé dans l'embarras, parce qu'il fallait doubler le personnel et que je manquais de sujets. J'ai fait appel aux élèves infirmières et une partie s'est présentée volontairement et a assuré le service des diphtériques simples pendant trois semaines.

Seconde lettre de M. S abuai^ , président du Conseil Général d'Administration des hospices civils de Lyon.

Lyon, le 20 juillet 1904.

Mon cher Collègue,

Nous ne faisons pas imprimer de Palmarès pournotre école d'infirmières. Je ne puis en conséquence pas vous envoyer ce que vous me demandez.

D'après la décision du Jury par une délibération du Conseil, l'examen porte sur 3 matières: Chirurgie, médecine et administration.

Pour la note chirurgie, on cote de 0 à 20 ; même chose pour la note médecine, de 0 à 20 ; pour la note administration, on cote de 0 à 5. Par conséquent le maximum qu'une candidate puisse obtenir après avoir passé devant les 3 examinateurs est la note 45. On a décidé que toute candidate qui n'obtiendrait qu'une note inférieure à 25 serait ajournée.

Dans l'examen, qui a eu lieu le 12 juillet, toutes les candidates ont obtenu des notes supérieures à 25, plusieurs ont eu 43 et 44. Par conséquent elles ont été toutes admises et voici l'explication de ce résultat.

Les notes de stage, données par chaque chef de service aux élèves (il y en a 5), sont considérées comme une chose capitale et les élèves qui n'ont pas de bonnes notes de stage s'éliminent elles-mêmes, elles ne se présentent pas à l'examen parce qu^elles savent qu'on sera très sévère pour elles. C'est ainsi que plusieurs candidates se sont volontairement retirées avant l'examen.

J'ai constaté qu'il y avait toujours accord entre les notes de stage données par les chefs de service et la note donnée par l'administrateur directeur de l'école ; c'est-à-dire que, quand on trouvait une note administrative faible pour la tenue* la discipline, l'attitude vis-à-vis des malades, on est certain de retrouver dans les notes des chefs de service, qui ne connaissent cependant pas la note administrative, une note faible comme assiduité, soins aux malades ou développement de Tinstruction.

Je n'ai pas encore constaté qu'il y eut des élèves ayant de bonnes notes des chefs de service et de mauvaises notes de l'administration ou réciproquement.

Cette année les examinateurs ont été très satisfaits du niveau des épreuves qui ont paru ôtrc supérieurs à celles des années précédentes.

Je sais qu'on a beaucoup travaillé toute l'année à l'école. Vous savez que les élèves sont dispensées de tout service hospitalier et que leur temps est consacré toute l'année à l'école. Les chefs de service se sont loués du zèle et de la bonne volonté des stagiaires qui, à peu d'exceptions près, marquèrent un vif désir de s'instruire. Les répétitrices m'ont confirmé que comme devoirs de rédaction et interrogations elles avaient trouvé également beaucoup de bonne volonté. Enfin j'ai appris qu'un jeune chirurgien des hôpitaux s'était spontanément donné la peine d'interroger ellicacement les élèves plusieurs semaines avant l'examen et de les préparer ainsi à une épreuve orale par ce qu'on appelle dans les écoles les colles.

Cela m'a fait plaisir parce que j'ai acquis une nouvelle preuve de l'intérêt que le corps médical porte à notre école. Or, selon moi, une école d'Infirmières ne peut espérer le succès que si le corps médical s'y intéresse et suit individuellement le travail des élèves.

Avej notre organisation française, c'est le chef de service qui forme l'infirmière, avec l'organisation anglaise c'est la matronne.

Excusez mon long verbiage mais vous savez combien ces questions m'intéressent et je n'ai qu'une ambition, c'est de pouvoir faire en petit ce que vous faites si bien en grand.

Agréez, mon cher Collègue, l'expression de mes sentiments dévoués. H. S.'\.BRAN.

Etat numérique des Élèves fréquentant les cours pendant l'année scolaire 1903-04.

Hospitalières dei Hospices de Lyon.

Hôtel-Dieu 8

Charité 9

Hôpital de la Croix Rousse 5

Hospice de l'Antiquaille 4

— du Perron 3

Asile Ste-Eugénie 1

Laïques.

Boursières du département du Rhône. .. . 2 )

— des Hospices 2 > 5

Sans aucune bourse 1 )

Congrégations diverses.

St-Joseph d'Annecy (Ute-Savoie.) 7

Charité de Chambérj- (Savoie.) 5

St-Joseph de Moutiers (Hte-Savoie.) (Sécularisées) 3

Providence de Seillon, près Bourg (Ain.) 3

N. D. du Bon secours (Lj'on.) 2

Marie auxiliatrice (Lyon.) 2

St-Charles de Lyon iSécularisées) 6

Charité de Besançon (Doubs.) 2

Franciscaines Missionnaires de Marie (Paris.) .... 2

— du Sacré-Cœur (Villeurbanne.) ... . 3

Total "tÔ"

En plus du stage journalier dans les salles de malades, il a été décidé cette année que les élèves seraient astreintes à veiller une fois par mois dans les services où elles sont affectées. Cette mesure a déjà, reçu son application dans le courant de l'année scolaire. Les deux bourses de 500 francs du Conseil général, attribuées aux élèves de la partie rurale du département du Rhône, sont restées vacantes cette année, aucune postulante ne s'étant présentée.

Lyon, le 4 juillet 1904.

L'Économe, R.\b.\tel.

École du Havre.

Le Havre, 8 juillet 1904.

Mon cher confrère,

Je vous adresse les renseignements que vous roe demandez au sujet du fonctionnement de notre école d'infirnières du Havre. Hs sont incomplets parce que l'examen n'a eu lieu que le 27 courant et que d'autre part les modifications qui étaient projetées et qui avaient fait l'objet d'une communication de la commission administrative des hospices au conseil municipal de 1903 (2 juin) sont restées lettre morte. Des plans avaient été élaborés, un budget présenté, pour fonder un internat ;

une commission du conseil municipal devait se réunir à bref délai; ce bref dure encor(>.

Pendant l'année 1902-1903, 21 élèves se sont fait inscrire pour suivre les cours, sur ce nombre 9 ont été reçus aux examens théoriques, et ont été admis au stage hospitalier ; 6 seulement ont obtenu le diplôme de fin d'année. Ces élèves se décomposent de la façon suivante : 3 religieuses hospitalières, 1 surveillante laïque (hùp. Pasteur), 2 élèves externes.

En !903-190i, 32 élèves se sont fait inscrire aux cours;

G roliiiieuses liosiiitalièrcs ; A surveillantes laï([ues; 3 infirmières de l'II. Pasteur; 2 — de l'II. Général;

17 élèves externes.

Sur ce nombre 19 se présentent à l'examen du 27 courant. Je vous enverrai le résulat ultérieurement si vous le désirez.

Ci-joint une copie du diplôme que l'on décerne aux élèves ayant satisfait aux examens, et ayant accompli le stage réglementaire.

Je vous prie d'agréer, mon cher confrère, l'assurance de mes sentiments dévoués.

D'E. Dekonde.

Mon cher confrère.

Voici les résultats de l'examen de notre Ecole d'Infirmières du Havre.

Dix neuf élèves se sont présentés le 27 courant, 13 ont été admises, le maximum des points est fixé à 20, et le minimum exigible pour l'admissibilité est de 13.

Ces élèves se décomposent ainsi ;

Se présentaient:

6 religieuses.

4 hospitalières laïques.

1 buandière.

1 lingère.

7 élèves de la ville.

Ont été admises:

5 religieuses.

2 hospitalières laïques.

1 ])uandière.

5 élèves de la ville.

Recevez^ etc.

D'' Deronde.

École d'infirmiers et d'infirmières d'Angers.

Angers, 12 juillet 1904.

Très honoré confrère,

La première année (1904J vient de se terminer.

Le directeur de l'école est le vice-président de la Commission administrative des hospices, M. JousSEAUME, président du Tribunal civil d'Angers.

Le Directeur des Études : M. le D'' Boquel, professeur de clinique obstétricale à l'Ecole de médecine, chirurgien de la Maternité.

Les cours théoriques ont été faits par les médecins, chirurgiens et pharmaciens des hôpitaux; je les énumére avec leur titres: Anatomie; D'" Maugoubd, médecin de lIIôtel-Dieu.

Physiologie: D'' Le Coiihe, médecin-adjoint des Hôpitaux-

Hijgiène : D'' fJHARiER, chirurgien-adjoint des Hôpitaux, professeur d'hygiène aux cours municipaux, prof, suppléant 'libre à l'Ecole de médecine.

Pansements et petite chirurgie: D'" Boquel, professeur de clinique obstéricale, chirurgien delà Maternité.

Médecine: D»- Cocard, médecin de l'Hôtel-Dieu.

Soins à donner aux femmes en couches et aux enfants. D"- TuRLAis, médecin-adjoint des Hôpitaux, chef de clinique obstétricale.

Petite pharmacie : M. Raimbault, pharmacien des hospices, professeur honoraire à l'école de médecine.

Uenseignement pratique, dans les conditions prévues à l'art. 5 a été donné dans les cliniques et les divers services de l'Hôtel-Dicu.

Je dois dire que les cours ont été suivis avec une régularité parfaite par les élèves. Il y a eu 96 inscrits : 1 homme. 95 femmes, en plus 1 auditrice libre.

!«•■ examen (avril). — 93 candidats, tous admis avec les notes suivantes : 5 très bien, 22 bien, 54 assez bien, 12 passable.

2" examen (juillet). — 92 candidats, tousadmis avecles notes suivantes : 2G très bien, 42 bien, 19 assez bien, 5 passable.

En résumé 92 admissions sur 9G inscrits, ces 92 admissions se répartissent de la façon suivante :

1 laïque (hommci, 13 laïques /"femmes^ 78 religieuses.

Veuillez agréer, très honoré confrère, l'assurance de mes sentiments dévoués. " D'^Legludic.

École d'infirmières de Saint-Étienne.

L'école d'infirmiers et d'infirmières a été fondée en 1900. Les cours ont lieu une fois par semaine à l'hôpital de Bellevue, et sont faits à tour de rôle par un médecin et un chirurgien des hôpitaux (D" Cknas et Martel) qui reçoivent pour cela un traitement annuel de 500 francs.

Les auditeurs sont au nombre de 50 en moyenne, y compris quelques gardes-malades étrangères à l'Administration hospitalière et une dizaine de religieuses de l'hôpital.

Le recrutement des infirmiers et infirmières est fort défectueux, si bien que la moitié tout au plus des auditeurs peut tirer profit des cours, cependantaussi pratiques que possible. Aux examens de fin d'année, le jury s'est montré indulgent en décernant chaque fois de 25 à 30 certificats d'aptitude aux fonctions d'infirmier ou d'infirmière.

La possession de ce certificat donne droit au traitement de la première classe (600 (r. par an, au lieu de 450; en plus la nourriture, le logement^ le blanchissage).

L'Administration a mis à la disposition du personnel secondaire, dans chaque service, un exemplaire du Manuel de rinfii-mière de l'Union des femmes de France, et un résumé au vélographe d'une partie du cours.

L'Administration hospitalière a décidé, à la fin de l'année dernière, d'admettre à l'hôpital dans des conditions analogues à celles des élèves sages-femmes, des internes élèves-infirmières qui seraient complètement dispensées des gros travaux de propreté des salles. Cette création n^'existe pour le moment que sur le papier, aucune publicité n'ayant été faite jusqu'à présent; elle permettrait d'améliorer le recrutement des infirmières. En effet, jusqu'à présent, on a vu dans l'infirmier et l'infirmière, qu'un homme de peine ou une femme de ménage placés sous la direction des religieuses. Ces errements persistent à tel point que dans la plupart des services la religieuse suit seule la visite du médecin, tandis qu'infirmiers et infirmières, même diplômés, sont relégués à la cuisine.

Il n'y a pas d'équipe do. frottcurs, balayeurs, etc., et le travail des nouvelles recrues, pendant un temps variable, un an au minimum, con&iste à nettoyer les salles, transporter le linge sale, les aliments, la partie technique restant exclusivement aux mains des religieuses, sauf dans quelques rares pavillons qui ont été laïcisés récemment. On comprend que

des personnes possédant une certaine instruction, hésitent à s'engager dans une pareille galère, et à risquer de se trouver aux prises avec la toute-puissance des sœurs si une Municipalité réactionnaire venait à s'emparer de la Mairie, et par suite à avoir la mijorité dans la Comuiissioa administrative des hôpitaux.

Beaucoup d'infirmiers et d'infirmières, entrés à l'hôpital uniquement parce qu'ils ne trouvaient pas d'autre place^ le quittent avant que leur ancienneté leur ait permis de s'occuper un peu des malades et d'essayer de se l'aire la main.

Dans ces conditions, quelques rares sujets mis à part, la création d'une école d'infirmiers et d'infirmières à Saint- Etienne ne pouvait donner, et n'a donné jusqu''à présent, que des résultats imparfaits.

Ecoles d'Infirmiers et d''Inflrmiéres de Grenoble.

Séance du 20 mai 1904 de la Commission administrative des hospices de Grenoble.

M. le Président fait connaître à la Commission administrative, le résultat des examens ouverts le 9 mai 1904, sous sa présidence, pour l'obtention du diplôme d'infirmier, par les élèves ayant suivi les cours de l'école pendant l'année scolaire 1903-1904 (1).

Etaient appelés à faire partie du Jury :

MM. les D'"^ Girard, professeur do clinique chirurgicale à l'Ecole de Médecine ; Comte, chirurgien des hôpitaux ; Jacquemet, médecin des hôpitaux; Flandrin, médecin-accoucheur des hôpitaux; Traversier, professeur à l'Ecole d'infirmiers; Roux, professeur à l'Ecole d'mfirmiers. 16 hommes et 30 femmes se sont fait inscrire pour subir les épreuves. Les candidats étaient divivés en deux groupes et interrogés séparément par trois examinateurs. La durée d'interrogation

(1) L'Ecole d'infirmiers et d'infirmières de Grenoble a ouvert ses cours le 1" mai 1903. Ils durent un an, comprennent deux leçons par semaine : 1° Cours de pansements et soins à donner aux malades, aux femmes en couches et aux enfants; 2° un cours d'hygiène et de petite pharmacie. — Le personnel des hospices se compose de 60 laïques (30 infirmiers de 30 infirmières) et de 20 religieuses.

était de cinq minutes par examinateur. Le miuimun de points était de if) et le maximum de 30.

12 hommes et 27 femmes, dont 15 religieuses, ont ol)tenu le diplôme d'infirmier.

La Commission administrative décide ensuite que deux infirmiers diplômes seront affectés à chacun des services, tant à l'hôpital qu''à l'asile des veillards, sauf en ce qui concerne le service des aliénés, des vénériennes et des militaires, dont l'importance au point de vue du nombre de malades est moins grande que dans les autres services. Les services mixtes seront pourvus de 3 infirmiers diplômés.

Elle décide en outre que conformément au règlement, le traitement des infirmiers diplômés sera de 00 francs par mois à partir du l'^fiuin prochain, date fixée pour l'affectation des diplômés dans leur service respectif et qu'il sera délivré à chacun d'eux un brassard comme signe distinctîf.

École d'infirmiers et d'infirmières de Limoges.

Il a été créé pendant l'année 1002 des cours pour l'instruction des infirmiers et infirmières. Ces cours ont lieu à l'hôpital à deux époques de l'année: la première du 15 avril au 15 juillet; la deuxième du l*^"" novembre au !«''■ février, répartis de la manière suivante :

Lundi : chirurgie (hommes).

Mardi; médecine (femmes).

Mercredi ; cliirurgie (femmes).

Vendredi : médecine (hommes).

L'enseignement est assuré par quatre docteurs appartenant au corps médical de l'hôpital, soit deux médecins suppléants, deux chirurgiens suppléants. Ils touchent chacun une indemnité annuelle de 300 francs, sait ensemble 1.200 francs, somme payée au moyen d'une subvention municipale de même somme.

Tout le personnel altaché au service des malades est astreint à suivre les cours.

L^école est également ouverte aux personnes étrangères aux établissements hospitaliers. Ces personnes doivent s'adresser au secrétariat général qui les inscrit sur un registre et leur délivre une carte spéciale leur donnant accès aux cours.

Personnel de l'hôpital ; Infirmiers, 15. — Infirmières, 40. —

Personnes étrangères : Hommes, 2. — Femmes, 3. — Tous laïques.

Il n'a pas été délivré de diplôme. L'administration hospitalière a /intention d'en créer à l'issue du cours prochain.

Écoles d'infirmiers et d'infirmières de Nantes.

!Mon cher Directeur,

L'école d'infirmières a eu encore malheureusement un avatar qui l'a un peu mise à mal. Vous savez que l'école avait été fondée et était dirigée par M. le D"" Jouon, qui avait assumé la plupart des Cours. — L'année dernière un seul cours avait eu lieu, où venaient surtout les dames du monde.

Cette année M. Jouon avait décidé de faire deux cours, l'un l'après-midi, l'autre le soir. A ces cours venaient des dames du monde, des religieuses des hôpitaux de Nantes et de l'ordre de la Sagesse, les infirmiers et les infirmières les plus intelligents de l'hôpital, et des ouvrières de la ville, entout GO à 80 personnes.

Secondé par les D"" Pérochaud, Olive, Schmitt, E. Jouon, (t Rivet, M. F. Jouon avait la haute direction et s'occupait de tout organiser, lorsque le malheureux est mort subitement. Cette mort inattendue a désorienté un peu les cours; après suspension ils ont été repris et terminés; les examens n'ont pas eu lieu et se feront à la rentrée.

Je puis vous dire, que d'après des conversations avec des confrères etavec un administrateur des hôpitaux, l'année prochaine l'Ecole sera réorganisée complètement. On insistera davantage sur les cours pratiques et on s'efforcera de faire surtout des professionnels. Aussitôt que cela sera résolu je vous l'écrirai. D"" X. . .

École d'infirmières de Toulon.

Toulon, le 12 juillet 190k Mon cher confeère,

Une absence prolongée hors de Toulon m'a empêché de répondre plus tôt à votre lettre du 3 juillet. Heureux si les renseignements que j'ai pu recieillir peuvent vous être utiles en temps opportun.

Un arrêté de la municipalité Dutasta en 1878 a enlevé aux sœurs de Saint-Vincent do Paul la direction de la lingerie et le service des secours à domicile.

En 1879, un deuxième arrêté municipal ordonne la fermeture de la chapelle, ouverte jusque là, le dimanche, aux fidèles pour la célébration de la messe. — Enfin, sous la municipalité Touroux en 1890, la chapelle est transformée en salle d'attente pour les indigents.

L'établissement du Bureau de Bienfaisance (de la Rue Miséricorde, aujourd^'hui Rue Hoche) s'élève sur les terrains de la Rode, depuis un an environ sous forme d'un monument spacieux, aéré, hygiénique et doté d'un asile de nuit confortable.

La laïcisation des Plospices civils est un fait accompli depuis le 15 mai ; les sœurs de la Sagesse ont été remplacées par des Surveillantes (15 surveillantes, sept surveillantes adjointes). Un choix d'âge, éclairé, me parait avoir présidé au recrutement de ces nouvelles collaboratrices. Elles sont jeunes, dévouées, assez instruites, quoique non diplômées. Pour ma part, je n'ai qu'à me féliciter de celles à qui on a confié la direction secondaire du service des hommes blessés : M™^ Tourre, mère, 2 enfants, âgée de 25 ans sage-femme de l'a classe. — Service des femmes blessées : M""= Gay, sage-femme de l""' classe, âgée de 30 ans. Le service de la Maternité, dont j'ai encore la dircctioi!, aàgatête M""^ Paquet, maîtresse sage-femme depuis 18 ans.

Les cours d'infirmières, professés par mes confrères les D" Behtholet, Delahave et moi à la Bourse du Travail, a eu le même succès d'assislance que les années précédentes.

Vingt cinq élèves : 10 hommes, 15 femmes, toujours môme programme, même manuel (le vôtre) le tout conformément à vos inslrurtions. M. Codur, délégué de la Bourse du travail à l'administration des Hospices, est chargé d'un rapport en vue de la fusion de notre Ecole et de celle, que notre Administration désireuse de se conformer à la circulaire Combes, a l'intention d'instituer en octobre.

Bien à vous, D"" Daspres.

L'École des gardes-malades de Bordeaux.

(Voir p. 409.)

Cette école a été inaugurée le 25 juillet 1904. M. Lutaud, préfet de la Gironde, M. le D'' Lande, maire, les memhres de la Commission des hospices et deux chirurgiens seulement de 1 hôi)ital assistaient à cette cérémonie. La directrice de l'École se nomme Mlle Sterffhaann fl).

Le Journal do médecine de Bordeaux, dans son n° du 29 mai 1904, ayant critiqué le rôle joué depuis quatre ans, à l'Administration des hospices par [NBI. Dupeux, Lauga et Lande, celui-ci a dressé à M. le D'' Arnozan, rédacteur en chef de ce journal, une lettre très documentée parue dans le n" du 5 juin. De cette réponse, nous extrayons le passage suivant relatif à l'Ecole d'infirmières de Bordeaux.

« Passons à VÉcole des (janles-malades. Vous avez vraiment tôt fait de voir en nous de simples courtisans. Ne savezvous donc pas que depuis plus de vingt-ans (2) en Franco — et nous sommes singulièrement en retard sur l'Angleterre, l'Amérique, la Suède, la Hollande, etc. — on s'occupe de l'instruction professionnelle du personnel secondaire des hôpitaux? La question a été largement traitée à Bordeaux même, au Congrès d'Assistance publique et de Bienfaisance ■privée de 1903.

« Depuis quatre ans les religieuses attachées à nos hôpitaux suivent des cours professés spécialement pour elles par quelques jeunes médecins et chirurgiens, vos collègues ou vos élèves. Il était temps que Bordeaux pour une foule de raisons que tout le monde comprend, devint un centre d'instruction pour le personnel subalterne des hôpitaux.

« Nous avons contribué à la création d'une Ecole de gardesmalades. Ce n'a pas été sans luttes : on ne peut imaginer à quelles oppositions nous nous sommes heurtés; quelles em-

(1) Voir Journ. de méd. de Bordeaux, ir 5, 31 janvier.

(2) Depuis le 1" Avril 1878 en ce qui concerne les Écoles municipales de Paris.

Écoles d'infirmières, 1903-1904. 34

bûclies ont été dressées, quelles armes ont été dirigées contre nous et contre tous ceux qui se sont intéressés à l'œuvre entreprise.

« Il ne saurait nous convenir, en relevant ici de^ paroles odieuses et des actes honteux, -sembler adupter ne fut-ce qu'un instant les procédés employés contre nous et contre l'École de gardes-malades. (1)

« L'École est fondée, c'est l'essentiel, son organisation n'est pas complète ; c'est vrai ; elle le sera avant peu. Los incidents qui l'ont retardée ont été heureusement solutionnés, rien ne s'oppose à son développement.

« Le maire de Bordeaux M. Dancj', dans la séance d'installalion des nouveaux délégués du conseil municipal à l'Administration dos hospices, a déclaré hier 31 mai que ses collègues et lui avaient l'intention formelle de conserver et de perfectionner l'école des gardes-malades.

« L'école des gardes-malades de l'hôpital Saint André va donc prospérer pour le plus grand avantage des malades de nos hôpitaux, pour la plus grande commodité des chefs de service, pour le plus grand bien des jeunes filles honnêtes, instruites et dévouées auxquelles elle ouvrira une carrière.

« Et si par surcroit M. le ministre de l'Intérieur en éprouve quelque satisfaction nous en serons fort aises (2). Nous aurons, de notre côté, celle d'avoir accompli notre devoir de anédecins et de citoyens. »

D-" L.\XDE.

D'une lettre de M. le D' Lauda, adressée ù M. le professeur AnxozAN, nous croyons bon de reproduire le passage ci-après qui montre que, de même qu'à Paris, les fondateurs de l'École d'inQrmicres de Bordeaux semblent avoir rencontré des diflicultés niullipies.

(1) Nous connaissons ecs ijinouiluics. ('(unme Paris, Bordeaux a eu ses Després.

("2; M. Aruozan avait écrit : k Le désir trop vif (lei)laire au ministre de l'intérieur les a déterminés à créer une école de gardcs-mahidcs, etc. » Il nous i)arait tout naturel qu'un maire républicain s'inspire des instructions" d'un luinistrc répulilicain, sans pour cela faire acte de courtisanerie.

« Il est vrai que, d'après vous (M. Aniozau), dans l'I^Icole « rien n'a été prévu eu dehors du costume, fort élégant ». Tenant pour non avenus le règlement général et le règlement intérieur, approuvé cependant par les délégués de la Réunion médico-chirurgicale, votre attention n'a été arrêtée que par le côté comique de certains incidents du fonctionnement de l'École à ses débuts. En bon Gascon, vous le faites à la blague, comme bien d'autres. Vous êtes bien heureux, car nous n'avons pas vu que des choses drôles dans le genèse et la mise au point de l'institution nouvelle. Les entraves sourdes, les hostilités passionnées et militantes qu'elle a soulevées montreraient au public, s'il nous plaisait de le raconter, un envers singulièrement attristant et pitoyable de l'histoire de l'Ecole d'infirmières. Malgré tout, le progrès s'accomplit, et cela nous sullit. »

Les questions relatives à cette institution ont été soumises à une commission mixte composée de MM. G. Faure, Lamarc^ue, Lande, Lanusse et Preller, administrateurs des hôpitaux, et Arnozau et Dubourg, délégués de la Réunion médico-chirurgicale.

Tous les points du fonctionnement de cette école ont été remis à l'étude. Sans entrer dans le détail de l'organisation, nous croyons intéressant pour nos lecteurs de leur indiquer la solution qui a été proposée par yi. Lande et acceptée à l'unanimité, solution qui semble propre à satisfaire à peu près tout le monde, et à ramener dans les esprits la paix que les incidents du mois de novembre dernier avaient quelque peu troublée.

L'école sera divisée en 2 sections, soumises au même règlement, aux mêmes obligations, au même enseignement ; l'une siégera à l'hôpital du Tondu, réservée aux élèves laïques sous la présidence d'une directriceiaîque, choisie par l'administration et qui, dans l'avenir, sera de préférence une française ; l'autre réservée aux religieuses des différents ordres siégera à l'hôpital Saint-André, sous la direction d'une cheftaine, également religieuse, choisie parmi les sœurs hospitalières de Saint-Vincent de Paul, par un accord préalable entre la supérieure de la Communauté et la Commission des hospices

(c'est un petit concordat qui s'édifie au moment ou le grand est si fortement ébi-anlé).

Il est à espérer que de la compo^ilion des deux ordres de services, laïque et religieux, naîtra une émulation féconde dont profileront les malades, et commi; ces deux ordres de service évolueront dans les locaux fort éloignés l'un de l'autre, on évitera ainsi les tiraillements, les froissements qui ont troublé les débuts d(; l'école de l'hôpital Sam I -André.

Cette solution proposée par la Commission mixte n'est pas encore définitivement adoptée par la Commission administrative, mais tout porte à croire qu'elle le sera comme nous le désirons vivement.

Le 58 juillet ont eu lieu les examens pour l'obtentiop. du certificat d'aptitude.

Dix sœurs, déjà admises en seconde année, ont obtenu cinq bien et cinq très bien. Deux élèves laïques qui ont subi les mêmes épreuves ont eu la note hien{X. A. Journal demédecine de Bordeaux, 7 août 1904, p. 591).

Voici maintenant la lettre que notre éminent collègue M. le 1)'' L.VNDE a l)ien voulu nous adressex^ sur le fonctionnement de récole d'infirmières de Bordeaux dont il a été le principal fondateur'.

Bordeaux, le 22 août 1904.

Mon cher Collègue,

Je n'ai pas répondu plus tôt à votre demande de renseignements sur l'Ecole de Gardes-Malades de Bordeaux, par ce que cette école traversait une véritable cri«e. Je vous envoie sous ce pli le nouveau règlement qui fixe son fonctionnement à partir du !«■■ novembre prochain.

Vous me demandez des renseignements détaillés sur le fonctionnement de l'Ecole d'Infirmières de Bordeaux pendant l'année 1903-1901 ; voici, en grandes lignes, les incidents qui ont marqué cet exercice :

La création de l'Ecole, primitivement fixée au mois d'octobre 1903, a été retardée par des causes de diverse nature et sur lesquelles il n'est plus utile de revenir. La Commission

Administrative des Hospices de Bordeaux avait décidé d'admettre à l'Ecole^ en même temps que les laïques, des religieuses appartenant aux deux Congrégations : St- Vincentde-Paul et Nevers, chargées jusque-là du Service dans les Hôpitaux de la Ville. L'Ecole a commencé à fonctionner en janvier, elle a occupé successivement une salle, puis deux, puis trois de l'Hôpital St-André, salles consacrées à des Services de chirurgie. Le personnel était composé de : \ Directrice, — 4 Cheftaines, anciennes élèves de la maison de santé Protestante de Bordeaux, dirigée par Mademoiselle Hamilton, docteur en médecine, bien connue par ses nombreux et importants travaux sur les gardes-malades; — 2 laïques, élèves de deuxième année; — 7 laïques, élèves de i'"^ année ; — de 10 religieuses de St- Vincent-de-Paul, élèves de 2" année ; — 8 Sœurs de Nevers, élèves de l^» année.

Les deux laïques avaient déjà fait des étrdes très complètes, mais pour avoir le brevet de l'Ecole de Bordeaux, elles ont consenti à entrer comme élèves de deuxième année ; elles viennent de passer avec succès leurs examens de deuxième année et d'obtenir le diplôme de gardes-malades.

Les 10 religieuses de St-Vincent-de -Paul suivaient depuis plusieurs années des cours particuliers qui leur étaient faits dans leur couvent par des médecins et chirurgiens des Hôpitaux ; elles ont passé, avant d'entrer à l'Ecole des examens très satisfaisants, prouvant une éducation théorique plus étendue et plus élevée qu'il n'est nécessaire à une garde-malade, mais jusque-là elles n'avaient pas fait œuvre pratique dans nos hôpitaux, se contentant du rôle administratif qui leur était uniquement dévolu.

Je n'ai pas besoin do vous dire que l'admission à l'école de laïques pouvant assurer le soignage des malades dans nos hôpitaux (suivant l'expression du docteur Marc Blatin), n'a pas été sans soulever des objections et des oppositions. Inutile d'insister sur ce point, mais l'expérience a démontré qu'il était impossible d'admettre à l'Ecole des élèves ayant une origine et des idées aussi différentes. En conséquence, la Commission administrative des Hospices de Bordeaux vientelle de décider la division de l'École de garde-malades en deux Sections: l'un^ religieuse, continuera à fonctionner à l'Hôpital St-André, l'autre, laïque, sera installée à l'Hôpital du 'Tondu, établissement de 120 lits qui sera complètement laïcisé. (Voir p. 509).

J'étais maire, vous le savez, de 1900 à 1904; n'ayant pas été

réélu, j'ai été nommé par M. le Préfet do la Gironde, Membre de la Commission administrative des Hospices. A ce titre, je suis chargé de la direction scientifique de l'École et de l'administration de l'Hôpital du Tondu; c'est une nouvelle expérience à faire, j'espère qu'elle réussira et j'y consacrerai tous mes soins.

Vous trouverez sous co pli un exemplaire du nouveau règlement organique de l'Ecole; il est conforme aux indications fournies par le Ministère au sujet des Ecoles d'Infirmières, mais il présente cette particularité que nous demanderons à nos futures élèves une instruction plus élevée. 11 m'a paru qu'à Bordeaux, siège d'une Faculté de médecine rayonnant sur tout le Sud-Ouest, il y avait place pour une Ecole de Gardes-malades dont les élèves, par leur instruction générale et par leur éducation, constitueraient une sorte d'Ecole supérieure dont les Cheftaines et les élèves diplômées pourraient ultérieurement être chargées de la direction et de l'administration de petits établissements hospitaliers.

Je vous serais très reconnaissant de vouloir bien me faire part des observations que pourra vous suggérer la lecture de cette lettre et du document annexé ; je vous sais trop dévoué à l'Œuvre des Gardes-Malades et je connais trop votre compétence pour ne pas admettre vos critiques.

Je vous prie également de vouloir bien tirer de ces documents les éléments d'un article dans votre journal. Nous pouvons très bien, sans nous porter tort et au contraire, en nous prêtant un mutuel appui, concourir à la propagation et au succès de l'Œuvre commune. (Voir p. 509, 510).

Veuillez agréer, mon cher Collègue, la nouvelle assurance de mes sentiments bien cordialement dévoués.

Lande.

École d'infirmières de Bourges.

Monsieur le Docteur.

Pour l'Ecole d'infirmières de Bourges, il n'a pas été imprimé d'autres documents que le règlement de cette école dont ci-joint un exemplaire.

Le progr. mme suivi durant l'année scolaire a été. point par point, celui de votre ]\hniuol qui se trouvait dans les mains de chaque élève pour étudier en dehors des Cours.

Je vous remercie de la célérité que vous avez apportée dans l'envoi d'une épreuve du diplôme des Écoles d'infirmières de Paris.

Veuillez agréer, Monsieur le Docteur, l'assurance de mes sentiments respectueux. — L'Econome des Hospices.

Cours professionnels d'Alais:

Alais, il juillet 1904.

Cher et honoré Confrère.

Le cours municipal de gardes-malades, dont j'avais été chargé est terminé depuis deux ans et n'a pas recommencé depuis.

Parmi les 25 ou 30 auditrices qui l'ont suivi plus ou moins régulièrement ; l'une d'elle. M"'' Pin, a été admise à l'école d'infiiinières de Bordeaux du D'' Hamilton ; trois autres M"«* Arbrousset, Etienne et Plantier ont fait un stage de quelques mois dans les hôpitaux de Montpellier et en sont revenues avec un certificat ou diplôme d'infirmière qui leur a été délivré après examen par l'administration des hospices de cette ville. J'ajouterai que ces trois jeunes filles exercent actuellement à Alais la profession de gardes-malades laïque=.

J'ignore complètement si le cours de gardes-malades sera réorganisé par la nouvelle municipalité socialiste ?

Tout ce que je sais c'est que la laïcisation de l'hôpital civil d'Alais a et', posée récemment ; mais elle a été repoussée par le conseil d'administration de l'hôpital.

Tels sont les renseignements que je puis vous fournir sur le sujet qui vous intéresse.

Veuillez agréer, cher et honoré confrère, lameilleure assurance de mes sentiments dévoués.

Signé !'■•• Carrière

P. S. Une école d'infirmière a été organisée à Nîmes. Je ne sais comment elle fonctionne m;iis vous pouvez avoir des détails auprès du D'' Delamare, rédacteur en chef de l'Echo iné~ dical des Cévennes. (Voii- p. 503).

Signé : D"" Carrière.

Ecole d'infirmières de Marseille.

Cette école, qui aurait dû être créée il y a lonulcmps, n'a fonctionné que cette année. Les professeurs sont : les docteurs Bidon ^médecine), LouGE-(chirurgie . M. Domer- GUE (pharmacie, etc. , M"'^ jMourei:, maîtresse sage-femme. — Les examens de fin d'année n'ont pas encore été passés. Il y aurait eu, au début, 2 élèves infirmiers et 2 infirmières ])ar salle. Nous espérons avoirl'an prochain des renseignements moins incomplets. — La laïcisation des liôpilaux a été opérée le j*"'' janvier 1904.

École d'infirmières de Nancy. (Voir p. 407.)

Elle a été fondé par une délibération en date du 13 février 1900, approuvée le 17 octobre 1900.

Les professeurs sont : M. le D'' Rohmer, M. le Professeur Guérin, MM. les agrégés Paiisot, llaustatter, Jacques Fralick, Etienne, Zilgier et André.

Jury d'examen. — Il est composé de : 1 membre de la Commission. 3 professeurs ou agrégés de la Faculté, généralement 1 professeur et 2 agrégés.

Nombre et catégories des élèves.

Première année : 1900-1901

Elèves infirmières 2 reçues 2

Infirmiers des établissements (i — 5

Infirmières — 17 — 15

Infirmiers des établissements 9, présentés 5 reçus 5 Infirmières — 23, présentés 5 reçues 4

1 Elève tourrière présentée 1 reçue 1

4 Infirmiers — 1 — i

17 Infirmières — H — |

2 Elèves tourrière présentée 2 reçues 2

5 Infirmiers — 2 — 2

3 Infirmières — 2 — 2

Cours de snrveillinte de salle.

74 Sœurs présentées 34 reçues 34

19 Laïques — 1 — 1

42 Sœurs présentées 19 reçues 19

1 G Laïques — 1 — 1

76 Sœurs présentées 44 reçues 4 \

20 Laïques — 3 — 3

74 Sœurs présentées 70 reçues 70

12 Laïques — 1 — 1

École d'infirmières de Nîmes.

Nîmes, le 22 juillet 1904.

Monsieur et cher Confrère,

Le D'" Delamare me communique votre honorée du 14 courant et me charge de vous donner les renseignements que vous désirez. (Voir p. 501.)

L'écoled'infirmières a été fondée le h'"" octobre 1902 et fonctionne depuis régulièrement mais sans susciter beaucoup d'enthousiasme. C'est ainsi que lors de l'examen qui a été passé en 1903, douze personnes seulement ont concouru, sur lesquelles 9 ont obtenu le diplôme. Les professeurs sont les médecins et chirurgien adjoints des hôpitaux : D""^ Delamare, Fabre, Olivier de >Sardan, et Dufoix.

Un nouvel examen aura lieu le 29 cour.»nt ; je vous en adresse du reste le programme, ainsi que le certificat d'aptitude qui est fait par les soins du Secrétariat des hospices.

Par le même courrier, je vous adresse également le règlement de l'École d'Infirmières ; vous y trouverez tous les renseignements dont vous pouvez avoir besoin.

Veuillez agréer, Monsieur et Cher Confrère, l'assurance de mes sentiments dévoués. L'administrateur, H. Nau.

Ximes. le 2? juillet 190'».

L'e.wijneH est fixé au A-endrodi. Î9 juillet 190'i, à 9 heures du matin.

i" Epreuve écrite. — Le jury est formé, d'après les prescriptions du Règlement général (page 4). L'épreuve se compose de deux questions écrites, choisies dans les programmes des cours théoriques. Deux heures sont accordées à leur rédaction, sous la surveillance de Monsieur le Directeur-Econome des hospices. Une question relative à chaque cours théorique sera déposée dans l'urne. Les deux questions sortantes seront tirées au sort. Chacune des deux questions écrites sera cotée de 1 à 20 points (2 à iO pour les deux) par chaque examinateur, La somme totale des points ainsi donnée, sera divisée par le nombre des juges et constituera la note attribuée à l'élève infirmière pour sa composition écrite.

2" Epreuve orp.le. — Le jury d'examen est constitué d'après les prescriptions du Règlement général (page 4). Chaque élève sera interrogée successivement par chaque membre du jury sur les matières de l'enseignement pratique. 1 à 15 paints seront attribués à chaque interrogation avec un maximum total (le GO points, par conséquent. Le lolal général des points pourra donc atteindre un maximum de 100 pour les deux épreuves. Toute élève qui n'obtiendra pas un minimum de 35 points sera, par ce fait môme, refusée.

Les épreuves terminées, les deux jurys d'examen se réuniront en séance pour se communiquer leurs cotes respectives et prononcer l'admission ou le refus des élèves d'après le nombre de leurs points. Le jury pour l'examen théorique ou épreuve écrite se réunira le 29 juillet^ à 9 heures du matin, pour donner les deux compositions écrites ; il s'assemblera de nouveau, à 4 heures 1/2 du soir, pour leur lecture. Le jury pour l'examen pratique et les interrogations verbales se réunira le 29 juillet à 3 heures de l'après-midi. Les opérations des deux jurys terminées, tous leurs memjjres se réuniront comme il a été dit plus haut.

École d'infirmières de Rouen.

Juillet 1904.

Mon cher Maître.

Je vous adresse un peu tardivement, mais non par ma

faute, les renseiii'iiements que vous m'avez demandés au sujet de rtiColc d'infirmières de Rouen.

Voici ce qu'il y a de changé depuis l'an dernier: Pour l'enseignement, les professeurs sont pendant l'année 1903-190i : M. Devé, médecin-adjoint des hôpitaux, pour la partie médicale ; — 'SI. Fortin, chirurgien des hôpitaux, pour la partie chirurgicale. Comme auditrices, quinze personnes étrangères aux hôpitaux ont suivi les cours. Ce sont des sœurs dites d'Ernemont, dont la laïcisation sera prochainement affectuée. Ces sœurs jusqu'ici se consacraient à l'enseignement.

Le nombre total des auditeurs et auditrices pour la présente année est le suivant : hommes 2 ; laïque femme i ; religieuses 30 ;

Veullez agréer, mon cher m litre, l'expression de mon respect. D'' Longuet {Rouen).

École d'infirmières de Toulouse.

En 1901-190"?, il y a eu une diplômée élève libre); — en 1902-1903, il y en a eu 1 i, dont 13 Religieuses appartenant à riIôtel-Dieu et à Ihospice de la Grave et une Laïque. En raison du peu de distance de l'asile d'aliénés de Braqueville à Toulouse, il serait possible de faire suivre les cours de l'Ecole de Toulouse aux inlirmiers et infirmières de l'Asile.

Toulouse, le 22 juillet 190-'i.

Cher et trè:s-hoxoré Confrère,

Je vous adresse par le même courrier un modèle du diplôme d'infirmières ;un règlement et programme ; un carnet et une lettre du secrétaire général des hospices à qui j'avais communiqué la vôtre pour avoir des renseignements.

Le conseil municipal de Toulouse a été frappé de ce fait que les cours ne sont suivis que par des religieuses ou à peu près. Une commission a été nommée pour s'entendre avec la commission administrative des hospices et chercher un moyen de déterminer les laïques à rechercher cette carrière. J'ai présidé dernièrement les deux commissions.

Il a été décidé de proposer, au conseil municipal la création de 4 ou 5 bourses de 500 à (500 francs pour permettre à certains candidats de vivre pendant l'année d'études.

Je me propose d'introduire au Conseil général de la Haute- Garonne dans sa prochaine session une demande analogue- Dans le rapport qui sera lu dans ces assemblées, on fera comprendre à la population et aux intéressés que le rôle de l'inlirmière est bien différent de celui qui est actuellement dénommé infirmier ou infirmière sous l'autorité des sœurs et qui n'est qu'un rôle de domestique — On dira aussi que les laïques seront engagées, aussitôt qu'elles posséderont leur diplôme, par la commission administrative qui s'assureralcur concours pour remplacer les sœur«. Les appointements des infirmières seront fixés h l'avance.

La Commission estime qu'il ne faut pas créer d'internat et qu'il est préférable quelescandidates ou élèves inlirmières prennent leur (•ham])re et leur nourrilure cliez les particuliers.

La Commission administrative semble hésiter à laïciser tant que le personnel laïque fait défaut.

Veuillez agréer, mon cher confrère, avec mes salutations l'hommage de mes sentiments bien dévoués.

D'' Tranier, Conseiller général,

adjoint au maire de Toulouse.

Toulouse, le 22 juillet 1904.

Monsieur le M.^ire,

En vous faisant retour de la lettre deM.le D'Bourneville, j'ai Thonneur de vous faire connaître que nous avons déjà fourni l'an dernier et pour le même objet, les renseignements demandés par ses so'ns. Quoi qu'il en soit je vous les donne à nouveau ainsi que ceux qu'il demande; en plus.

Notre Lcole a été créée le 28 juin 1901.

Le programme dont je vous envoie deux exemplaires cijoints, est tiré du programme élaboré par le Conseil supérieur de l'Assistance pulilique.

Les professeurs do l'Ecole sont : i^''" Anatomie, physiologie et chirurgie, M. le D"" Ch.\mavon, chirurgien-adjoint des hôpitaux ; — 2" Hygiène el médecine, M. le D'' Baylac, agrégé, médecin adjoint des hôpitaux; — 3° Pharmacie, M. le D"" Larordes, agrégé, pharmacien en chef des hospices, 'i« Admini'itration et complnbillité, M. Lesfion, secrétaire général des hospices.

La l"" année (1901-19021 nous n'avons eu qu'une élève laï-

que et une vingtaine d'auditrices, en majeure partie composées de religieuses des hôpitaux. — Résultat : 1 intirmière diplômée.

En 1902-1903, nous avons eu 15 élèves dont 1 laïque et 14 de nos religieuses (sœurs de St-Vincent de Paul). — Toutes diplômées.

En 1903-1901, nous avons eu 12 élèves dont 1 laïque et 11 religieuses. Toutes diplômées.

Je vous envoie aussi un modèle des diplômes que nous délivrons.

La laïcisation à Dijon.

Dijon, le 30 juin 190-i.

Mon CHER MurnE,

Je sais intiniinent gré à mon ami Sorol de m'avoir procuré la bonne fortune d'entrer en correspondance avec vous. Je regrette que, pour le momentdu moins, ce ne soit pas à votre avantage, car je vais me permettre d'user et d'abuser immédiatement de votre bienveillante obligeance — et ce à l'occasion de deux œuvres qui vous tiennent à cœur.

1'^ Ainsi que je vous l'ai fait ciilrevoir, nous sommes àDijon dans la nécessité (matérielle et morale) de laïciser l'hôpital. La municipalité socialiste, dont je fais partie, s'y est engagée formellement et cette promesse n'a pas été le moindre facteur du succès considérable qu'elle a remporté aux dernières élections.

A la commission administrative des hospices, la municipalité est représentée par trois membres sur sept, les quatre membres extra-municipaux sont nommèsparle préfet, — trois de ces derniers sont nettement hostiles à la laïcisation ; le quatrième, dont l'appoint peut nous donner la victoire ou nous faire échec, est indécis et timoré.

Vous avez pu voir, d'après le compte rendu des journaux que je vous ai fait parvenir, qu'à notre arrivée nos collègues nous ont donné une apparente satisfaction en débarquant quelques sœurs dont l'attitude éiait par trop compromettante. Ils ont jeté du lest et maintenant ils ne paraissejit pas le moins du monde décidés à laisser toucher à l'arche sacrosainte.

Nous avons la prétention inverse. Ce que nous désirerions.

voici : posséder les règlements d"adiniiiist«ition et d'organisation des h(")pitaux de la Seine laïcisés etoù leservice laïque a donné les meilleurs résultats, recevoir de vous les indications précises sur la façon la plus sûre d'aboutir: de vous également, ou par votre intermédiaire, les revues, pu]>lications ou brochures où cette question est traitée.

Comme le temps presse et que je désirerais brusquer le mouvement, je vous serai très obligé de vouloirbien me faire parvenir le plus tôt qu'il vous sera possible ces divers documents : celui qui nous serait d'une utilité immédiate est relatif aux traitementsallouésauxinfirmiersetinfirmières laïques.

2" Nous nous préoccupons également de l'installation à Dijon d'un moumnent cromatoire. Je sais quel intérêt vous portez à cette question et j'ai lu de vous diversespublications dans la revue spéciale pour la propagande de l'incinération.

J'ai écrit tout dernièrement à M. Salomon pour me documenter à ce sujet.

Vous voyez, cher niait re, que la municipalité dijonnaise s'est engagée sur un domaine qui vous est cher; c'est vous dire qu'elle compte un peu vous mettreà contribution. Je sais que vous ne refuserez pas vos bons conseils, mon ami Sorel m'en a donné l'assurance.

Je vous prie d'agréer, cher maître, l'assurance de mes sentiments les meilleurs. — D'" Gallois.

La laïci^ation à Narbonne.

Narbonne, le Î7 juin 1904.

Monsieur,

La Commission administrative des hospices de Narbonne étudie en ce moment la question de la laïcisation de ces établissements.

Afin d'évaluer la dépense que cette réforme entraînera et de se rendre compte de la possibilité de faire la transformation à bref délai, la Commission aurait besoin: 1" de savoir si votre écolo d'inllrmiôres pourrait lui fournir un certain nombre de sujets capables de remplacer immédiatement les religieuses au courant du service ; 2« de connaître le chiffre du traitement qu'il conviendrait de leur allouer.

Chargé par mes collègues de me renseigner à cet égard, je vous serai très obligé de vouloir bien m'honorer d'une réponse.

Avec mes remerciements anticipés^ veuillez agréer. Monsieur, l'expression de mes sentiments les plus distingués.

L'administrateur des hospices, conseiller municipal de Narbonne.

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