il
Si, a ce total, 1.688, on ajoute les nouveaux et les nouvelles diplômés appartenant aux hôpitaux, soit 275, on voit que, après la distri])ution des diplômes qui va avoir heu à la fin de cette cérémonie, le nombre des agents diplômés du personnel secondaire s'élèvera ;'i 1.963, sur le total général des 3.318 diplômés (1).
Pour compléter les renseignements concernant le personnel secondaire nous avons demandé à l'Administration, comme les années précédentes, la liste de tous ses ao-ents possesseurs de diplôme et de certificats donnant une^idée de leur instruction. Voici ce tableau :
m Bicètre 8G1 ; - SalpOtriér., 764; - Pitié. 1.363 ; - Lariboisière, 330.
Ecoles cl infirmières. ^
Statistique du Personnel secondaire attaché aux divers Etablissements au l*"" juillet 1896.
GKAUKS.
Surveillants
Surveillantes
Sous-surveillants
Sotis-surveillantes
Suppléants
Suppléantes
(ors Infirmiers
jorcs liifa-miéres
Panseurs
Par.seuses
frarnons d'ampliitliéàtre. . .
Inl'"''' et garçons de service Inff-s et filles de service...
Personnel prof"' fixe
Xo.MunE d'agents pounvL's.
OJ
S-c'S-H Cip-:- ôj^l^'ï
Tutau.\.
--5 tJ <D
Ce second tahleau montre ({iic 68G sous-employés et infirmiers des deux sexes ont un diplôme ou un certificat indi([uant le degré de leur instruction iz-énérah^ non compris ceux de cette année.
Cette double statistique, au point de \ ue de l'enseigneruent professionnel et de V enseignement prinmire, résume en qucl([ue sorte les résultats ({ui ont été réalisés par la création des Ecoles professionnelles cl infiiiniers et cVinfirmiores . Elle fournit des arguments pérem}>toircs pour répondre aux adversaires de la réforme de la laïcisation des établissements hospitaliers. Pour l'achever complètement et la rendre inébranlable, des eiïorts sont encore nécessaires de votre part et de la nôtre. Aussi croyons nous utile, en présence de M. le Directeur de l'Assistance publique, de revenir sur un certain nombre de conseils que nous vous avons déjà donnés, et de réclamer toujours et sans cesse des améliorations.
1° Les élèves doivent faire toutes les coiiipositions sans exception. Sauf pour les cas de maladie ou d'absence en raison de service militaire, il n'y aura plus de compositions supplémentaires ;
2° Vous devez veiller d'une façon scrupuleuse à la propreté de vos dortoirs ou de vos chambres ou de vos logements, à votre hygiène personnelle, prendre au moins un bain par semaine, vous faire revacciner an moins tous les cinq ans ;
3° Les diplômés doivent relire plusieurs fois tous les ans leurs Cahiers de dictées professionnelles et leur Manuel qui ne devrait leur être repris que dans le cas où ils quittent l'Administration. Il est de leur intérêt de suivre les exercices pratiques dans les établissements où ils existent.
Passons maintenant en revue les améliorations à introduire par l'Administration elle-même :
1° Le changement de sei^vice ou le roulement devrait s'opérer au cours de l'année dans les quatre hôpitaux-écoles ; en d'autres termes, les élèves infirmiers et infirmières devraient passer à tour de rôle dans tous les services ; médecine, chirurgie, accouchements, etc.
2° Les cours étant ouverts à tout le monde, il convient que les employés du bureau de la direction des établissements-écoles délivrent, sans difliculté, des cartes d'admission à tous les moments de l'année scolaire. Les élèves peuvent ainsi se faire une opinion sur l'enseignement, sur la profession d'infirmière, voir si elles se sentent en mesure de devenir de bonnes hospitalières, si elles doivent persister et suivre les cours l'année suivante.
3° Nous demandions depuis longtemps à l'Administration de l'Assistance publique, de faire entrer en ligne de compte, pour votre admission à la pension de repos, les années passées dans les Asiles. Après bien des difficultés cette réclamation si juste a obtenu satisfaction. De même que le département, depuis plusieurs années, comptait les années passées dans les hôpitaux, l'Assistance publique comptera maintenant les années passées dans les asiles
de la Seine. Souhaitons qu'il en soit de même pour les agents des Ambulances, dos Refuges de nuit, des Etuves municipales, etc. (1). Voilà une question sur laquelle nous n'avons plus à revenii-.
4° Nous réclamons de nou\'cau et, en cela nous sommes sûr d'être l'interprète de toutes les diplômées, la suppression dos boursièpres que nous avons fait créer dans le temps, et qui n'ont plus leur raison d'être. Le crédit affecté aux boursières pourrait servir à améliorer la situation du personnel enseignant et aider à l'achat du matériel nécessaire à l'enseignement, par exemple des instruments et appareils, et à la création de bibliothèques et de musées professionnels.
5° Nous demandons encore qu'on réunisse dans le même hôpital l'infirmier et l'infirmière mariés et qu'on leur accorde une chambre; — que les récompenses accordées par l'Administration et par le Ministre de l'Intérieur soient décernées à la solennité annuelle de la Salpétrière ; — que l'on inscrive dans le Palmarès qni deviendrait ainsi le Livre d'Or de l'Infirmât, les noms de tous les infirmiers et infirmières récompensés et de tous ceux qui ont obtenu le certificat d'études ; — que dans tous les hôpitaux on vous accorde des habitations particulières conîorUxhles, salubres, une alimentation convenable. Enfin que l'habillement d'été des hommes soit modifié et plus conforme à l'hygiène.
G" Nous persistons aussi à réclamer la réoganisation du service de veille : tant qu'on imposera l'obligation aux débutants d'être veilleuse ou veilleur, on causera des préjudices aux malades et on nuira au bon recrutement du personnel secondaire.
Les observations que nous avons faites dès le début de nos études dans les hôpitaux de Paris, nous ont conduit à l'organisation de l'enseignement professionnel, à l'organisation des Écoles municipales et départementales d'in-
(1) Il serait bon, ainsi que nous l'avons dit à Bicêtre, que les années de service militaire soient comptées à l'A. P. comme dans les asiles.
firmiers et d'infirmières et à la laïcisation. Ce que novis avons noté dans de très nombreuses visites, aux hôpitaux et hospices de province nous a décidé à réclamer également des réformes dans le personnel secondaire do ces établissements. Parmi ces réformes nous rappellerons les suivantes, telles que nous les formulons depuis bien des années :
1" « La création cVécoles professionnelles dans toutes les villes où il y a soit une faculté de médecine, soit une école préparatoire, ou dans les autres grandes villes. C'est ce qui a été enfin décidé au Havre, où une école d'infirmières a été ouverte au mois d'octobre 1897. î^a pre^ mière année scolaire vient de se terminer, la moyenne des élèves a été d'une trentaine.
« Cet enseignement devrait être fait d'après un programme minimum, établi par l.i direction de l'Assistance publique au Ministère de llnlérieur. Il serait consacré par l'obtention d'un diplôme. Au bout dun temps à fixer, nul ne pourrait être admis à soigner des malades dans les établissements hospitaliers qu'a la condition d'être pourvu du diplôme professionnel. En un mot, de même que pour enseigner dans les écoles, il faut avoir le brevet de capacité, de même pour.so/f/>ie/- dans les hôpitaux, il faudrait avoir le diplôme d'infirmier ou d infirmière.
2° « L'organisation de pensions de repos ou la création d'une caisse de retraite en faveur des infirmiers ou infirmières des hôpitaux, sur le modèle, par exemple de la pension de repos qui existe dans les hôpitaux de Paris et dans les asiles d'aliénés de la Seine, n'est pas moins urgente. »
La création de ces écoles et de ces pensions permettrait de fournir aux malheureux de toutes catégories, hospitalisés ou non, vieillards, infirmes, malades, des soins véritablement dévoués et intelligents. Et alors, sachant qu'il vous sera tenu compte de vos années de services, vous n'hésiterez pas à vous rendre en province pour concourir à la laïcisation des établissements hospitaliers. Tous les ans, quelques-unes de nos diplômées ont déjà répondu k
l'appel qui leur a été adressé par des municipalités de province. Mais, toutes ces mnnicipalilés ne donnent pas ou ne comiircnnent pas qu'il faut donner en conipiMisation, comme Beaucaire, dont nous parlerons lout-à-riieure, une élévation notable des traitements. Elles ne se rendent pas compte qu'une bonne organisation laïque est souvent plus économique que l'organisation religieuse.
Ces réformes auront naturellement pour conséquence le relèvement des salaires si souvent dérisoires dans les établissements hospitaliers de province. Aux nombreux exemples que nous avons cités ajoutons celui de l'Hôpital général de Bourges, établissement détestable à tous égards, où les infirmiers ont mensuellement 15 francs et où les inlirmières desccMulent a 3 francs par mois.
Ce sont là, M. le Directeur, des revendications qui ne sont pas nouvelles pour vous. Vous les avez formulées il y a quelques mois, d'une façon magistrale, dans votre remar(iuable Rapport siu' le recrutement du personnel secondaire des établissemente hospitaliers, au Conseil supérieur de l'Assistanc publique et vous avez eu l'honneur et le plaisir de faire adopter vos conclusions, lout-à- fait conformes aux idées si souvent émises par nous, ici, au- Congrès international d'hygiène de 1889 et un peu partout.
Souhaitons que le Gouvernement actuel, fidèle à l'ancien programme républicain, ({ui est le sien, s'empresse de donner des instructions pressâmes pour que les réformes que nous réclamons ensemble soient promi)tement réalisées.
Mon cher ami, c'est la première fois que vous venez officiellement à la Salpêtrière, que vous prenez contact avec les Ecoles d'infirmières. Vous avez trouvé probablement bien long et peut-élre hors de lieu, l'exposé des réformes dont, simple citoyen, sans mandat ])ublic, nous persistons à réclamer la réalisation. Nul doute que d'ici à la nouvelle distribution des prix, vous ne les ayiez étudiées avec tout le soin, toute la compétence, toute la bienveillance qui vous caractérisent et que vous n'en accomplissiez le plus grand nombre. L'approche de l'Exposition
universelle vous y convie; le bon renom de votre Administration l'exige. Il en résultera cette heureuse conséquence que, l'an prochain, notre discours sera considérablement abrégé et que nous pourrons vous adresser nos plus chaleureux remerciements.
Dans l'accomplissement des progrès déjà réalisés, nous avons le devoir de rappeler la large part qui revient à l'ancien directeur de l'administration, M. le D'" Peyron. C'est sous sa direction ([u'ont eu lieu, en 1893, en 1897 et cette année, les augiiientatio)is progressives du traitement du personnel secondaire; — en 1889 l'allocation d'une indemnité mensuelle de 3 fr. aux infirmiers et infirmières diplômés;— la même année la réorganisntion du personnel des garçons d'amphithéâtre dans le but d'améliorer la situation de ces agents; — en 1892, la réorganisation des hautes payes et celle du personnel des panseurs; — en 189i les avancements sur place au 1" janvier et au 14 juillet de chaque année; — en 1891, les instructions données aux directeurs des hôpitaux afin de faciliter aux infirmiers et infirmières, Iscfnkiuéntation des écoles; — la même année, la création de -èohts primaires h Tenon, aux Enfants malades, à Trousséîiu, à' Berck, et aux Enfants assistes; — l'allocation de livrets de caisse d'épargne aux infirmiers et infirmières qui suivent les cours primaires et obtiennent le certificat d'études; — Vindemn'Ué aux infirmiers pendant leur période d'nstruct'ion militaire; — la réduction du service de veille; — Vobligation du diplôme pi'ofessionnel, imposé aux candidates aux emplois dans les dispensaires, dépendant des bureaux de bienfaisance, et qui devrait l'être pour les visiteuses, déléguées; inspectrices, etc., chargées d'un emploi touchant à l'assistance et à l'hygiène.
C'est ^I. Pevrox qui à procédé à la laïcisation de l'hospice d'Ivry, de l'hôpital Cochin, des Enfants-Assistés, des Enfants-Malades, de l'hôpital de Forges-les-Bains, de Necker, de Trousseau, de Lariboisière, de Beaujon, de la Charité, et de l'hôpital de Berck-sur-Mer. C'est grâce à lui qne nous avons été amené à intervenir auprès de nos amis du Conseil municipal afin d'imposer en quelque sor-
te à M. Poubelle lautorisation de laïciser ce dernier établissement. F]nfin, c'est avei- M. Peyron ([ue nous avons créé la quatrième école municipale d'infirmiers et d'infirmières, celle de Lariboisière.
Voilà ce qu'a fait M. Peyron pour l'infirmât, pour Venseignement professionnel et pour la laïcisation. Nous avons la ferme conviction ((ue M. Xapias marchera dans la même voie d'équité, de justice et de progrès; qu'il perfectionnera, complétera ce qui a été fait par son prédécesseur.
Il importe que tous vous soyez persuadés qu'avec M. Napias, comme avec M. Peyrox, vous ne devez pas compter sur des faveurs et que la meilleure recommandation, c'est votre travail, votre instruction, votre bonne tenue, votre dévouement aux malheureux que la maladie amène dans lés hôpitaux, (fue l'indigence, les infirmités ou la vieillesse amènent dans les hospices.
S'il est juste de proclamer que des changements avantageux, et ils sont en nombre respectable, ont été apportés à la situation du personnel secondaire, il reste encore un vaste champ ouvert aux améliorations, aux réformes.
Xous avons fait, dans notre discours, une large part k l'enseignement p]-ofessionnel, dit ce qu'il était et ce que nous voudrions qu'il fût. Il nous reste à parler de la laïcisation.
Depuis une (juinzaine d'années, nous avons essayé d'avoir du Ministère de l'intérieur, une statistique exacte des établissements hospitaliers, municipaux et départementaux, confiés à des laïques. Nos démarches ont été vaines. Et si tous les ans nous mentionnons la laïcisation de quelques établissements, nous cndevons la connaissance à nosrelations personnelles, ou, (juelquefois, aux journaux politiques. Cette année, un seul établissement, celui de Beaucaire, aurait été laïcisé. « Par délibération du 24 juin 1897, a écrit, M. Fabrégas, maire de Beaucaire, la Commission administrative des hospices, a décidé la laïcisation du personnel secondaire de l'hôpital et de l'hospice de )a Charité.
« Le service de ces doux établissements était assuré par
DOUZE religieuses. Il éti\it alloué annuellement, à chacune d'elles, une somme de 150 fr. et en plus, bien entendu, le bgement, nourriture, blanchissage, chaui'fage, éclairage et le gros linge. Ces religieuses ont été remplacées le 15 octobre 1897 par quatre hospitalières laïques, pourvues du diplôme professionnel, savoir 2 directrices au traitement annuel de 1.200 fr. et 2 adjointes à 600 fr. par an. Il leur est accordé les mêmes avantages en nature qu'aux sœurs.
0 La Commission des hospices est très satisfaite des services rendus par les hospitalières laïques, lesquelles font preuve de réelle compétence dans l'accomplissement de leurs délicates fonctions (1).
« Ainsi que vous le verrez par le tableau ci-après, la dépense d'entretien du personnel laïque est moindre que celle pour l'entretien des religieuses, qui nous coûtaient, savoir :
12 religieuses à 150 francs chacune l.SOO ) - 0^,1
Nourriture : li à 500 francs G.OÛO j '•^"
tandis que les laïques coûtent :
2 directrices à 1 .200 francs 2. iûii )
2 adjointes à 600 francs I.VIOO > J.GOO
Nourriture : 4 à 500 francs 2.000 \
Soit une économie annuelle do 2.20()
Tels sont les renseignements très intéressants que nous tlevons à l'obligeance de M. Fabrégas et dont nous le remercions vivement. Ce fait confirme ce que nous vous disions l'année dernière à propos de riIotel-Dieu de Bourges, et ce que nous avons dit souvent, soit dans nos discours annuels, soit dans la presse, soit dans de nombreuses conférences.
En ce qui concerne les hôpitaux militaires nous avons cité dans le temps l'hôpital militaire de La Rochelle, laïcisé il y a une soixantaine d'années. Depuis nous avons appris que les 59 hôpitaux militaires de l'Algérie, sauf ceux du Bey à Alger. d'Oran. de Constantine et de Bône
il'. Les quatre hospitalières qui ont répondu à Tappel de M. le maire de Beaucaire sont : Mme Vve Huot, surveillante de l'hôpital ; — Mme Vve MoxTET. née Bernard, surveillante de l'asile-hospice ; — Mlle Devaux et Mme Yve Berger pour les emplois d"infirmières L'on a vu que M. Fabrégas se félicitait de leurs services, nous espérons qu'elles continueront à faire tous leurs elïorts pour riintinner à mériter 5ft confiance.
ii'avaiciil pas de religieuses II en est de même des sept hô])itaux militaires de la Tunisie, k l'exception de celui (lu lîelvédère.
A Paris, les 33 dispensaires ({ui ont été créés ont été confiés aussitôt à des laïques. En 1897, cinq maisons de secours ont été laïcisées. Il en reste cinq aux mains des religieuses. Pour compléter la laïcisation à Paris, outre les maisons de secours dont nous venons de parler, il reste à laïciser l'Hôtel-Dieu et l'Hôpital Saint-Louis, en attendant qu'une loi vienne modifier le régime des Fondations. Tous les ans le Conseil municipal, à l'occasion du budget de l'Assistance publique, réclame la laïcisation de ces deux hôpitaux. Nous comptons sur notre ami, le D''Napias, pour appeler sur ce vœu l'attention, du Président du Conseil, Ministre de l'Intérieur. Les ardentes convictions républicaines et anti-cléricales de M. Brisson, nous permettent d'espérer qu'il n'hésitera pas à réaliser cette réforme.
.A vous. Mesdames et Messieurs, par une action incessante auprès des représentants du peuple, députés et conseillers municipaux, de nous aider dans laréalisation de cette dernière partie du programme. A vous de faire comprendre que la République que vous aimez, que vous voulez, c'est celle qui donne la liberté, et en particulier la liberté de conscience qui réalise la solidarilé sociale, mais qui ]iar dessus tont exige la justice.
Année scolaire 1898-1899.
Écoles d'Infirmières
îcdLE m: l\kii{oisij:re
Discuitrs iironoucé le 12 jalllot 1899.
Mesdames, Messieurs,
Je rcmei'cic vivement votre mailrc, ]M. Isch-M'all, mon ami, d'avoir ])ien voulu se eharyer du rapport sur les travaux accomplis dans celte école, par vous, durant l'année scolaire 1898-1899. Je m'associe pleinement aux excellents conseils qu'il vient de vous donner et j'ai la ferme conviction que vous ferez tous vos elïorts pour vous y conformer.
Personnellement, je tiens à insister sur une partie de l'enseignement f[ui est donné ici et dans les trois autres écoles ; je veux parler de V enseignement pratique, des exercices pratiques et des examens pratiques.
Dans les quatre écoles, cet enseignement est fait par deux surveillantes, l'une pour la médecine, l'autre pour la chirurgie ; par les ventouseuret ventouseuse, baigneur et baigneuse. Les surveillantes auxquelles incombent la plus lourde tâche, font chacune, toutes les semaines, deux leçons pratiques portant sur les médicaments, le-i appareils, les bandages, les instruments, les pansements.
Nos élèves infirmiers et intirmières — qui forment la majorité, ont tous les jours, à chaque instant, l'occasion de s'instruire dans les salles auxquelles ils sont attachés. Là aussi, devrait se faire — et se fera un jour sûrement — un enseignement pratique des plus sérieux, complément de l'enseignement des maitres et maitresses otiicielles. Tous les chefs de service, à leur visite, peuvent donner à leur personnel des conseils utiles. Toutes nos surveillantes diplômées devraient mettre quotidiennement leurs infirmiers et infirmières au courant de tous les détails du service, leur montrer à faire les pansements, à appli({ucr les bandages, à faire la signature, le cahier, etc. En agissant ainsi, elles feraient acte de solidarité et
contrilnicraient à faire du personnel laïque un personnel professionnel parfait.
Les écoles de Bicètre, do la Salpèlrière, de la Pitié et de Lari])oisière sont suivies non seulement par le personnel de CCS écoles, mais aussi par des infirmiers et des infirmières d'autres établissements. L'expérience ayant démontré ({u'il leur était très dillicile au point de vue de leur service et en raison de l'éloignement, de suivre assidûment, surtout durant l'hiver, les cours pratiques des étublisscments-écol(>s, nous avons demandé à M. Peyron d'organiser des cours pratiques auxiliaires : à Necker pour cet hôpital, pour les Enfants Malades et Laënnec et où pourraient venir les infirmiers des ?k[énages et de Boucicaut ; — à Tenon ; — à la Charité ; — à Cochin, pour cet hôpital, les Enfants-Assistés, la Maternité, l'hôjiital Ricord, la clinique Tarnier et la Rochei'oucauld. ^L Peyron a approuvé cette organisation. Chaque année à la Pitié, nous avons donné des renseignements sur le fonctionnement de ces cours pratiques auxiliaires. Nous les donnons ici jiour la dernière année :
A l'hôpital Tenon, six infirmières scudement ont suivi les cours avec assiduité : c'est trop peu et ne répond pas aux sacrifices faits.
Même remarque en ce qui concerne les cours pratiques auxiliaires de la Charité.
A Necker leur nombre n'a pas été plus considérable malgré le zèle de la surveillante, ^1""^ Chivot et de M. Artreux, surveillant à la })lKvrmacie.
« Les cours pratiques de petite pharmacie ont été au nombre de 30. Ils ont commencé le 17 novembre 1898 et ont eu lieu tous les jeudis de deux à trois heures. Ils ont été suivis pendant près de 2 mois par 18 élèves, 11 infirmiers 7 infirmières appartenant à Necker et aux Enfants malades. Le nombre des élèves a diminue de plus en plus, comme cela arrive tous les ans et, dit M. AuruEUX, je termine mes cours pratiques avec G élèves, 3 infirmiers et 3 infirmières. »
Les cours: auxiliaire.'^ de Necker devraient être suivis par le personnel de l'hôpital et des hôpitaux voisins, répétons-nous, en attendant une mesure meilleure, souvent indiquée, jamais acceptée, c'est-à-dire l'envoi dans les hôpitaux-écoles des infirmiers et infirmières non diplômés des autres établissements. :
A l'hôpital Cochin, les cours pratiques sont faits par j\jme Boisson, sous-surveillante diplômée. Il y a eu 180 séances du 15 octobre au 3 juillet. Elles ont eu lieu six fois par semaine de 2 à 3 heures pour les infirmiers de 7 à 8 heures du soir pour les infirmières. Vingt cours supplémentaires ont été faits pendant le dernier mois de l'année scolaire aux élèves qui paraissaient en mesure d'avoir leur diplôme. 53 élèves ont été assidus. Ils se répartissent ainsi :
Infirmières Infirmiers
Cochin 26 14
Enfants-Assistés 5 2
Maternité « 1
Larochefoucauld « 2
Clinique Tarnier « 2
Élève libre I «
Cet enseignement pratique a porté, comme dans les hôpitaux-écoles, sur l'application des bandages, la reconnaissance et l'administration des médicaments, le nom des instruments, la préparation des instruments pour les diverses opérations. Il a été complété par des pansements sur les malades ; par des instructions sur les soins à apporter au lavage des mains, sur la confection des appareils plâtrés, sur la manière de pratiquer les injections de sérum, de prendre et noter la température, etc. Le personnel de Cochin a été très assidu. Il n'en a pas été de même de ceux des étalîlisscments voisins.
Ce n'est donc qu'à rhôi)ital Cochin que ces cours pratiques auxiliaires ont donné des résultats sérieux.
Nous avons insisté auprès de l'Administration pour qu'elle donne des instructions aux directeurs de Necker, de la Charité et de Tenon, afin d'exciter le zèle des infir-
miers cl iiifinnières de ces (''lal)lissomcDts. Comme ces instructions ne ])ai'aissenl pas avoir eu d'effet, nous demandons à l'AclniinisIralion de bien vouloir intervenir de nouveau, au eoninieneeinent de la |)rochain(> année scolaire. Nous ne saurions trop engager aussi les infirmiers et les infirniièri's diplômés de profiter de cet enseignement |)ratique : c'est un exellent moyen de perfectionner leur instruction professionnelle.
En ce qui concerne l'école de Lariboisière, je suis heureux de constater pul)lir[ucmcnt que les exercices prutiquo!^ ont été faits avec beaucoup do zèle, d'activité et de dévouement par le personnel enseignant et en particulier par M'"" Jaxncx et jM'"*" David. La iiremièrc a eu la bonne idée de dresser h\ Liste des instriDiienfs ((ui sont nécessaires pour les principales opérations. Cette liste a été imprimée et distribuée à toutes les personnes chargées de l'enseignement. Les examens pratiques ont été subis ici avec succès ; les élèves ont répondu rapidemenl, d'une façon précise, aux questions (|ui leur ont été posées, et elles ont fait très-convenablement leurs bandages. Nous devons, nous le répétons, ces résultats à MM'' Jannon et David.
Si nous avons tenu à rappel(>r l'organisation des cours pratiques et le fonctionnement des examens pratiques, dont nous avons signalé chaque fois les séances à l'Administration, de même que les années précédentes, c'est parce que certaines personnes s'imaginent que l'enseignement qui est donné dans les écoles municipales, auquel elles n'ont jamais assisté, est ])urement théorique. Les renseignements (|ui prc'cèdent dissiperont, nous l'espérons, cette erreur.
Il est indispensable que tous les diplômés perfectionnent leur instruction pratique et nous faisons appel à tous les élèves de la prochaine année scolaire pour redoubler d'ardeur, suivre assidûment les cours professionnels et les exercices prati([ues. Il faut que nous ayons, dans un an, une abondante moisson de diplômes et <jue nous montrions à tous les médecins et à tous les administrateurs ([ui viendront visiter nos hôpitaux, à l'occasion de l'Exjiosition,
un personnel hospitalier qui fasse honneur à la laïcisation, à la Ville de Paris, à la République.
En terminant, nous remercions en votre nom tous les donateurs de cette école et des trois autres écoles.
mu m: rnirn:
] )is<-<)ti rx iiroiioiicr le -^i) jnlllcl \H\)\).
Mksdamks, Mi:ssii:miis,
A|)i'<'S les (lis('()iii-s si :ml()ris('-s, si pleins de bons conseils qiif \oiis \cn('/. (rcnicndrr, je nie hoi'ncfai ;'i i';i|i|M'lcr l'attfnlioM de l'Adniinislralion sui' i|iic|(|iics (li-sidfratu.
\° Le coshDno donné aux inliiniicrs. en l'dd. est tout à lait déreclueux sous I<; rapport de l'Iiygicne. Que, dans les sorties de serxicc, dans les crrénionies comme celle-ci, on exig'(î la \ este de (lra|), cela est loléra])l(', n'étant qu'un mal temporaire. Mais tous les jours, dans l'exercice deleurs fondions, dans leurs tra\ aux, pour((uoi leur imposer la veste de drap et ne |)as leur donner un \ étcment moins lourd, moins chaud, une blouse par exemple, comme en ont les inlirniiers des asiles et rpii ion\ iendrait mieux avec le pantalon de toile (pion leur donne dt'-jà : Ils sont en hiver pour la partie supérieure du corps, en été pour l'inférieure. Nous demandons un coriiplet (l'été, l'ne fois de j)lus nous signalons cetle inodilication à M. le directeur de l'Assistance ])ubli(pie.
2° Dans notre ser\ ice, les sur\ cillantes et les inlirmières ont des blouses de toile à loiir frais, sauf les inlirmières du |)a\illon d'isolement et les infirmières (|ui s'occu])ent du liu'jre sale. Nous demandons ;i l'Administration de leur déli\ rer à toutes, à ses frais, des blouses de toile. Leur contact incessant av(>c des enfants malpropres me parait de nature à justilier t'Ctle r(''i-laniali()M.
3" Jt^ me t'ontente, au sujet di'S logements, de réclamer encore une fois leur aiiu'lior.ilion, espérant qu'un jour, on tiendra compte de t>Mil ce .[ue j'ai dit sur cette réforme cai^itulc. l']n atteiulaiil l,i réalisation de riili';il i|iie nous poursuivons, ilrjiiii.< jilns dr vingt uii.<. il nou> parail possible de procéiler. à peu de frais, à un lessivatre de tous les ilortoirs.
r' nornièromont, dans la Roxiœ (V}i]f(iiihio, du '^0 juin. M lo n*^ Drouineau, inspoclour génëral des établissements do l)ienfaisanee, a publié un arliclo, cMogicux d'ailleurs, sur le MiiUHûl pmliqtiûqnc vos maîtres etnous avons éerit pour votre instruolion. Il a teruriné son article j>ar quelques ivmarques critiques que nous croyons utile de relever ici. Vous savez, en effet, que depuis 1878, nous avons profité des distributions de prix pour défendre la liûcisation et Venseiguernent des écoles, et répondre, non pas à toutes les attaques dirigées contre elles, mais aux plus importantes. L'Administration. jus<]u'ici. à cet é'jard, a respecté notre franc parliM.
11 (>st évident, écrit M. Hrouineau. qu'on peut contester liiiililé lie certaines parties du programme; Ihistoriiiui» dos élablissenionts, dit-il, n"a, en fait, (|ue peu d'iiitérêt ]>our ceux <]ui n'y ont qu'un rôle modeste à rtMuplir. -^
A notre avis, eVst là un»^ iM-rour, il nous somliK* inli-vessant que les inlirmiers ol les inlirmièros coiuiaissonl l'organisalîon do rétablissement où ils exercent leur i>roiossion, qu'ils sachent la dilïérenco qu'il y a entre un hôpital, un hospice, un asile d'aliénés, une maison do retraite, une fondation; qu'ils connaissent, au moins d'une faç^'on sommaire, l'iustoiro de la maison où ils vivent.
('est pourquoi, lo petit \olume consacré à l'Administration ronÙMMue (iuel(|ues p.igos sur le passé de lîicétre, tlt> la Salpotrière, do Larihoisière et do la Pitié. Dans chaoun des établissements-écoles, le directeur chargé de ce cours, se contente de renseigner ses auditeurs sur .-ion établissement. Dans le cas où il se créerait une école d'inlirmières dans un hôpital-hospice de province, nous pensons que lo professeur, chargé du cours d'Administration hospitalicie, devrait donner îles rensoignomonts sur le passé de son établissement, sur son organisation actuelle ft mémo sur l'organisation do l'assistance dans la ville : ilnyalà, ttnit simplomont, (ju'uno (]uostion démesure.
Après avoir insisté sur lo oaraolôro très pratique de « votre Manuel «, M. Drouinoau ajoute •
ECOLE m: mim:
Discours; prononcr le '20 julllcl 18'J'.).
Mesdames, Messieurs,
Aprt'S les discours si autorist''s, si pleins dv. lions conseils que \ oiis venez d'enlendic, je me bornerai ;"i rapjieler l'attention de l'Administralion sur ((uelques dc.'iidcrata.
1° Le rostnmo donné aux infirmiers, en été, est tout à l'ait défectueux sous le ra])port de l'hygiène. Que, dans les sorties de service, dans les cérémonies comme celle-ci, on exige la veste de dra]), cela est toléra])le, n'étant qu'un mal temporaire. Mais tous les jours, dans l'exercice de leurs fonctions, dans leurs travaux, pourciuoi leur im]>oser la veste de drap et ne ])as leur donner un vêtement moins lourd, moins chaud, une blouse par exemple, comme en ont les infirmiers des asiles et qui conviendrait mieux avec le pantalon de toile qu'on leur donne déjà : Ils sont en hiver pour la partie supérieure du corps, en été pour l'inférieure. Nous demandons un complet d'été. Vne lois de plus nous signalons cette modification à M. le directeur de l'Assistance publifjue.
2° Dans notre service, les surveillantes et les infirmières ont des blouses de toile à leur frais, sauf les infirmières du pavillon d'isolement et les infirmières ({ui s'occupent du linge sale. Nous demandons à l'Administration de leur délivrer à toutes, à ses frais, des blouses de toile. Leur contact incessant avec des enfants malpro])res me parait de nature à justifier cette réclamation.
3° Je me contente, au sujet des logements, de réclamer encore une fois leur amélioration, espérant qu'un jour, on tiendra compte de tout ce que j'ai dit sur cette réforme capitale. En attendant la réalisation de l'idéal que nous poursuivons, depuis pius de vingt ans, il nous parait possible de procéder, à peu de frais, à un lessivage de tous les dortoirs.
i° Dernièrement, dans la Revue dl\\irjiènc du ,^0 juin. M. le D'' Drouineau, inspecteur général des établissements de bienfaisance, a publié un article, élou'ieux d'ailleurs, sur le Manuel pratique que vos maîtres et nous avons écrit pour votre instruction. Il a terminé son article par quelques remarques critiques que nous croyons utile de relever ici. Vous savez, en effet, que depuis 1878, nous avons profité des distributions de prix pour défendre la laïcisation et Venseirinement des écoles, et répondre, non pas à toutes les at1;tques dirigées contre elles, mais aux plus importantes. L'Administration, jusqu'ici, à cet égard, a respecté notre franc parler.
« Il est évident, écrit M. Drouineau, qu'on pi'ut contester l'ulilitc de certaines parties du programme; l'historique des établissements, dit-il, n'a, en fait, que peu d'intérêt pour ceux qui n'y ont qu'un rôle modeste à remplir. »
A notre avis, c'est là uni' erreur, il nous semble intéressant que les infirmiers et les infirmières connaissent l'organisati'on de l'établissement où ils exercent leur j)rofession, qu'ils sachent la différence qu'il y a entre un hôpital, un hospice, un asile d'aliénés, une maison de retraite, une fondation; qu'ils connaissent, au moins d'une façon sommaire, l'histoire de la maison où ils vivent.
C'est pourquoi, le petit volume consacré à l'Administration renferme quelques pages sur le passé de Bicétre, de la Salpétrière, de Lariboisière et de la Pitié. Dans chacun des établissements-écoles, le directeur chargé de ce cours, se contente de renseigner ses auditeurs sur son établissement. Dans le cas où il se créerait une école d'infirmières dans un hôpital-hospice de province, nous pensons que le professeur, chargé du cours d'Administration hospitalièie, devrait donner des renseignements sur le passé de son établissement, sur son organisation actuelle et même sur l'organisation de l'assistance dans la ville : il n'y a là, tout simplement, (ju'une question de mesure.
Après avoir insisté sur le caractère très pratique de «votre Manuel », j\I. Drouineau ajoute •
« J'y voiulr.'iis voir, dans la prochaino ('-(lilion, donner plus d'imporlancr aux c/ei"0/'r.s des infinnk-rs cl inlirmicres dans les services rjénéraux hos[)ilali(>rs ; je crois qu'au lieu de notions d'une utilité contestable sur l'histoire des établissements ou sur les avanlatres ou inconvénients de la laïcisation, il y aurait prolil de leur apjirendre les obligations qui incombent administrativement à toute surveillante ou infirmière dans chaque; liranche du service. Il y aurait aussi là matière à un enseiirnement profitable à tous. »
La remarque faite par M. Drouineau, au sujet des services généraux hospitaliers, est en ])artie exacte. Nous disons en partie^ car, dans leurs cours, MM. les directeursjirofesseurs (Mitrent dans des détails sur les services généraux. Mais elle est justifiée, en ce sens que cet enseignement tliéoi'ique n'est i)as complété ])ar \a,pratique. S'il n'en est pas ainsi, la faute n'en est |)as à nous : tous les ans, depuis l'origine des écoles, nous demandons que les infirmières passent successivement dans io((.s les services : médecine, chirurgie, accouchements, cuisine, lingerie, etc.
Relativement à la leçon consacrée aux avantages de la laïcisation et à l'organisation de quelques-uns des établissements liospitaliers, quoi qu'en pense M. Drouineau, qui, fonctionnaire républicain, devrait profiter de ses inspections pour activer la laïcisation, montrer à tous la nécessité de la création des Ecoles d'infirmières, il est nécessaire, pour faire comprendre aux infirmiers et aux infirmières laïques ce qui a élt- fait pour eux et les devoirs ({ui leur incombent. Quant à l'histoire sommaire de leur hospice ou de leur hô[)ital que racontent les professeursdirecteurs, nous répétons qu'elle n'est pas moins nécessaire : ce qu'on doit savoir d'abord c'est, dans ses grands traits au moins, l'histoire du lieu où l'on vit, où l'on travaille. Et cela devrait être enseigné dans toutes les écoles, dans tous les lycées et collèges,
Dureste, dans leurs cours, vos professeurs, chaque fois que l'occasion s'en i)résente, nous-môme dans les dictées que nous vous donnons, où dans nos discours, nous vous ra])]ielons sans cesse. \os devoirs envers les malades,
(■nvers vos clids de service, envers rAdniinisLralioii et vous-mêmes. C\'st ce ({u'on parail trop ignorer au dehors. Les documents, i)Ourtanl, ne manquent })as. Et, puisque l'occasion m'en est fournie, je vais terminer en vous répétant quelques conseils : vous devez toujours être bons et polis envers vos malades, obéissants et déférents envers vos surveillants et surveillantes. Vous devez toujours avoir souci de l'intérêt général de la Maison. Vous ne devez pas vous borner à ce qui concerne» votre salle ou votre dortoir. Si, en dehors, il y a un fait anormal, vous devez intervenir et le sig-naler. Il est aussi du devoir des surveillants et surveillantes, même lorsque vous n'êtes pas directement sous leurs ordres, de vous faire, s'il y a lieu, des observations et vous devez en tenir compte.
N'oubliez jias non plus que vous devez toujours être réservés dans votre langage, ne jamais donner aux familles des renseignements. Ce rôle ai)parlient à vos chefs de service v.t à vos surAfeillants. Jamais non plus, devant les malades, même les enfants, vous ne devez faire allusion à la gravité de leur maladie. Vous aggravez leur état alors que le premier de vos devoirs est de les encourager, de les remonter et de les faire toujours espérer. Répétitions de chaque année mais qui restent d'une utilité incontestable, puis({u'au dehors on feint d'ignorer cett(î ]>artie morale de l'enseignement.
Le jour où tous les sous-cmployos, tous les infirmiers et infirmières seront bien pénétrés des conseils que nous venons de leur donner, la situation générale de nos établissements hospitaliers sera jiarfaite. Et vous serez de véritables serviteurs de la Laïcisation et de la République.
EfOLK m: LA l'iTif:
lliscoii l's iiroïKmci' lo -2'2 itiillct 1H!)1I.
Mesdames, Messieths,
Vous savez ([iic nos discours conii)r(Minonl d'ordinaire un exposé c'onii)let, mais concis, des travaux accomplis durant l'année scolaire et le programme des réformes qui nous semblent indispensables pour l'amélioration du personnel secondaire des hôpitaux et de l'enseignement des écoles. Le chemin à i)arcourir est long, la tâclie ardue, aussi entrons-nous immédiatement en matière.
Le nombre des inscriptions en 1898-99 a été, à l'ouverture des cours, de 308 dont 74 élèves libres. Dans le courant de l'année, 179 autres élèves sont venus se faire inscrire parmi lesquels 5G élèves libres. Au dernier cours, il y avait encore 16G élèves : élèves libres : 25 ; — infirmiers et infirmières de la Pitié : 7't ; — infirmiers et infirmières des autres établissements : G7.
'W enseignement professionnel a été fait, comme d'habitude, d'une façon conforme au programme et avec le même zèle par tous vos mailres qui sont demeurés les mêmes.
Les exercices pratiques ont continué sous l'habile et dévouée direction de jNI'"* Grabv pour la chirurgie, de M'"" Boissière pour la médecine, de M'"* Chiveau, sagefemme, pour les soins à donner aux femmes en couches et aux enfants nouveau-nés, de M. Tkévenot et de M'"" GoDEAU pour la pose des ventouses, de M. Yves et de M'"* Cahizev pour les bains et les douches.
h'Enscifincmenl des Ecoles d'infirmicrcs a été l'objet à différentes reprises, dans le cours de cette année, de critiques qui ne rejîosent sur aucune base sérieuse. On a reproché à cet enseignenu?nt d'être plutôt théoriciue que pratique. Il me serait aisé, les faits en mains, de démontrer que tous les cours théoriques sont eux-mêmes par
les démonstrations, par les projections, par l'exhibition de médicaments, d'instruments, d'appareils, etc., tout à fait pratiques. Mais les indications que nous allons donner sur le fonctionnement des coicrs pro.tlquPS de l'école de la Pitié, paraîtront sufîisamment démonstratifs pour tous les gens sans parti pris.
j\r"« BoissiÉUE a donné lûi leçons ; M"'« Gkabv, 9() ; M""^ Chiveau, 12; M. Thévenot et M""= Godeau, chacun 40 ; M. Yves et M'"^ Cariussev, chacun 12. Au total 314 leçons pratiques.
Les exercices pratiques, pour la médecine, ont été faits du IG oclolîre au 14 avril, de 3 h. à 4 heures et du 1 \ avril jusqu'à ce jour, de 6 h. 45 à 7 h. 45. Pour que l'on ail une idée exacte de cet enseignement, nous allons donner lecture d'un fragment du rapport de M"'^ Boissière :
Des /('f.s' : nettoyage des sommiers, des tables de nuit^ de3 chaises. Expliquer aux élèves qu'il est indispensable di; désinfecter la literie et comment l'on s'y prend.
Installation d'un malade à son entrée à l'hôpital. — Le malade entre dans la salle, on lui demande son nom, on véritie s'il n'y a pas d'erreur sur la pancarte, on s'informe de sa maladie. N'ayant pas de salle d'isolement le placer le plus commodément possible, selon la nature de l'affection qui l'amène à l'hôpital. — Déshabiller le malade, examiner s'il n'y a pas de vermine dans ses vêtements, dans ce cas ne pas laisser le plus petit objet, appartenant au malade, à son lit, faire désinfecter et nettoyer le tout, surveiller la propreté du corps, de la tête.
Donner au malade à boire (insister sur ce dernier point, auprès des élèves : on laisse trop souvent les malades pendant des heures et souffrant réellement de la soif, avant l'arrivée du médecin). Préparer un verre à expériences, y mettre le numéro du lit, recueillir les urines. — Donner un crachoir garni d'un antiseptique. (Insister sur ces derniers points auprès des infirmières en leur montrant les dangers qu'il y a de laisser les crachats sécher.) — Prendre la température.
En attendant l'arrivée du médecin, donner du lait au malade, ne pouvant lui donner de nourriture. — Faire avec soin l'inventaire au lit du malade pour éviter toute réclamation de sa part à sa sortie.
Préparer un lil ))Our u)t ij.îteux ou un fjrand mnlade. — A chaque séance toutes où presque toutes les élèves ont fait un lit, lavé une tabh^ de nuit, un soniinior, couché et installé le mannequin commi* un véritable malade ; de plus les chan.Lies de iU'àteuses ont été f.iils par les élèves de la salle.
Toute l'année les températures ont été prises par les élèves.
Les autres leçons trop longues à énuniérer ont roulé sur la reconnaissance des substances, des appareils : tels que le thermo-cautère, l'appareil Potain, les spéculums, etc.; enfin sur les différents instruments dont on se sert couramment en médecine.
Le o/a.s.saf/e a été fait d'une façon suivie et très régulière ; les élèves libres ont massé elles-mêmes dans les salles (hommes et femmes.)
De plus tous les soins à donner aux malades qui sans inconvénients pour ces derniers pouvaient être faits par les élèves l'ont été (comme pour le massag'c).
Comme il ne s'est présenté que peu d'injections sous-cutanées à faire sur les malades et ordonnées par le médecin, le mannequin a servi à cet exercice.
Les vésicatoires étant ordonnés de plus en plus rarement, le mannequin a servi de nouveau.
L'interne de service a bien voulu me coniier l'application des pointes de feu que je n'ai pas fait faire par les élèves, mais que j'ai faites moi-même devant elles.
Nous avons pratiqué des analyses d'urines : filtrage ; recherche de l'albumin i à chaud et à froid; recherche du sucre; préparation du tube d'Esbach.
La .'^a/fy?iec a été également lîgurée sur le mannequin. — Préparation des instruments nécessaires. — Préparation du malade. — L'Ophtalmoscope et le Laryngoscope ont fait également le sujet de leçons, préparation de tout ce qui est nécessaire pour ces examens.
Ayant eu pendant quelques jours des femmes en couches, par suite de la fermeture du service d'accouchements, j'en ai profité pour faire donner les injections vaginales, faire les toilettes vulvaires. emmaillotter les nouveau-nés.
Ayant eu également pendant ([uek[ue temps une mahide atteinte d'une affection des yeux, j'ai pu faire le lavage de l'œil et l'application des collyres.
Maints petits soins, qu'il serait trop long d'énumérer, ont été donnés aux malades par les élèves de l'école.
Au sujet da ce qui a trait à l'administration (Mouvements, cahiers, carnets, etc.), la démonstration en a été faite aux élè-
ves d'abord au moyeu de copies faites au tableau noir, ensuite par des feuilles ad /loc données aux élèves et qu'elles remplissaient au fur et à mesure de l'explication. Mêmes exercices pour les feuilles de température.
Nous pourrions rournir des détails analogues sur les cours de petite chirurgie, d'appareils et de pansements, faits par Madame Guabv. En ce ({ui concerne le cours pratique sur les soins à donner aux femmes en couches et aux enfants nouveau-nés, M""^ Chiveau nous a remis les notes suivantes :
«J'ai eu les élèves en trois séries, ce ([ui m'obligeait à répéter trois fois la mémo leçon.
« J'ai fait deux leçons sur chaque sujet, ce qui me donne un total de douze leçons. En outre j'ai fait venir les élèves à tour de rôle dans mon service, pour démontrer mon enseignement d'une façon encore plus pratique.
Nouveau-néx : deux leçons. — Aussitôt la naissance. Ligature du cordon, bain, toilette, pansement du cordon, maillots, berceau, couveuse. Température, manière de coucher l'enfant, llémorrhagie du cordon. Anomalies. Ophtalmie. Garderobes, méconium. Chute du cordon. Bain. Enfants débiles. Allaitement maternel, rôle de l'infirmière. Diilicultés de l'allaitement. Crevasses, lymphangite. Diarrhée, vomissement, pesées. Allaitement artificiel. Stérilisation du lait. Appareils, téterelle, bout de sein. Laveurs.
Femmes en couche-s : 2 lerous. — Température. Toilettes. Injections vaginale, intra-utérine. Canules, sondes, leur usage. Lochies. Accidents des suites de couches. Lit, draps, alèzes. Tranchées utérines. Lavements médicamenteux. Soins du mamelon. Bandages, pansement, Compression. Rôle de l'infirmière auprès d'une femme accouchée. Analyse d'urines.
L'enseignement di> la pose des ventouses a été fait d'une façon assez complète, ainsi que l'indique le nombre des leçons. Dans les Écoles de la Salpêtrière, de la Pitié et de^ Lariboisière, on pourrait imiter ce que fait à Bicêtre, le panseur M. Péju : chaque fois qu'il y a des ventouses à poser dans une salle, après avoir montré comment il faut s'y prendre, il fait poser les ventouses par l'infirmier ou l'infirmière de la salle, de sorte qu'en
lin d'année, tous les élèves sont citpables d'exéculer avec halîileté celle pelile opéralion.
D'année en année, renseiynenieni de \ix préparation dos bains et de V administrât ion des douches se perfeclionne. Malheureusement, sauf à Bicêlre, où nous nous en occul)ons nous-méme, celle pavlie de l'enselu-nement laisse un peu à désirer. Trop souvent les médecins ordonnent des douches sans formuler d'indications précises. Douch(>ur et doucheuse sont abandonnés à leur initiative. Pour arriver à de bons réultats, il faudrait, dans chaque cas particulier, ([ue les chefs de service lissent une preseri[)tion r(''uulière. Il faudrait aussi (|u'ils se rendissent compte de lemps à autre, par une visite à la salle d'hydrothérapie, de la manière dont les douches sont données à leurs malades.
Malgré ces lacunes, on voit par les détails (jui précèdent que Venseignernent pratique S(> fait d'une façon très sérieuse dans celte Ecole et il en est ainsi dans les autres. Nous répéterons encore ce que nous avons dit à Lariboisière. l'autre jour, que cet enseignement est complét.é pour les inlirmiers et les infirmières des hôpitaux-écoles et de tous les hôpitaux, soit par des cours auxiliaires, soit par leur pratique de chaque jour dans leurs salles.
Pour arriver à un résultat parfait, il faut le concours de tous : nous n'avons jamais cessé d'y faire appel. Les surveillantes, les sous-surveillanles, les suppléantes, se souvenant de l'enseignement dont elles ont profité, devraient chaque jour, dans leur salle, donner des instructions pratiques à leurs inlirmiers et infirmières. Les internes des hôpitaux sont aussi en mesure, surtout à leur visite du soir, de conseiller utilement leurs auxiliaires. L'an dernier un interne de l'hôpital Boucicaul, M. Scheffer, attaché au service de notre collègue et ami, M. le D'" Letulle, s'est intéressé au personnel de son service, lui a fait un certain nombre de leçons pratiiiues, dont nous avons pu constater l'heureux résultat à l'examen de fin d'année. Malheureusement ces leçons leur ont fait défaut pendant l'année 1898-99 et leur examen pratique s'en est trop ressenti. Enlinles chefs de service, médecins, chirur-
giens et accoucheurs, pourraient collaljorcr d'une façon elïicace à cet enseignement durant leur visite du matin.
Les examens p)-ati(iues, qui ont occupé trois longues séances, ont été passés par 155 élèves ;
Infirinières de la Pitié 27
Infirmiers de la Pitié oO
Infirmières des Etablissements 38
Infirmiers des Etablissements 3'i
Elèves libres, Femmes 21
— — Hommes 5
Total 155
Ici, comme dans les trois autres Ecoles, nous avons relevé les certificats, brevets et diplômes possédés par les élèves :
47 sont pourvus du certificat d'études.
7 du brevet élémentaire.
1 du brevet supérieur.
2 du diplôme de sage-femme.
1 du diplôme de bachelier ès-lettres.
Cette statistiiiui', qui est identique à celle de l'année dernière, montre que le niveau de l'instruction primaire du personnel secondaire va s'améliorant, en dépit d'une série de conditions souvent défectueuses. Votre directeur, M. Joly, y a contribué pour sa part. Il a eu l'idée de créer ici, il y quelques mois, un cours primaire en vue de faire o])tenir à quelques-uns d'entre vous, le certificat d'études. Ces cours, dirigés par MM. CTallix, suppléant diplômé, Goutte-Sollard, infirmier, pourvu du brevet de capacité, et llacque, infirmier pourvu du brevet supérieur, ont été suivis par une douzaine d'élèves : une infirmière et quatre infirmiers ont conquis leur certificat d'études. Nous sommes heureux de signaler publiquement ce résultat qui fait honneur aux maîtres, aux élèves et au directeur ^1). Nous devons ajouter que M. Gallix a eu l'heureuse idée de se
(1) L'Admiuisti'ation a accordé une ^l'iitification de 20 francs chacun à MM. (iallix et Goutte-Sollard, et de 15 francs à M. llacque.
Ecolea d'Infirmières 6
prépai'er ;iux examens du brevet de capacité, et qu'il les u subis, il y a ([uelques jours, avec un plein succès. Il a donc droit à de particulières félicitations. A l'Administration à l'en récompenser.
1!U) élèves ont o])lenu cette année le diplôme. Ils se répartissent ainsi :
Inlirmiércs de la l'ilié 22
Inlirmi(M-s — — 21
Inlirmiércs des Elablisscaionls .'14
Infirmiers — — 2'.l
Elèves libres iéninics 18
— — bommcs G
Total 130
Ce chiffre est suiK'ricur de V2 ;i celui de l'annt'e jtrc'-cédente. Le nombre total des diplômés de la Pitié depuis 1883, époque où l'Administration s'est enfin décidée à autoriser la dc-livrance des diplômes, est de 1 iD-J.
Nous avons vu que le nombre des élèves ([ui s'étaientinscrits à celte école, pendant le courant de l'année scolaire, avait atteint le chiffre considérable de 487. Comme dans tous les cours publics et g-ratuits, ce chiffre est allé en diminuant, de sorte qu'aux dei-niers cours, les élèves assidus étaient réduits à l.J5, qui ont subi l'examen pratique. Le tableau suivant indi({ue par catégorie les diplômés et les non diplômés :
Ont sulii rexumen
Élèves libres, femmes 21
— — hommes (i
Infirmières de la Pitié 20
Infirmiers — — 30
Infirmières des Etablissements. 38
Infirmiers — — 3i
Totaux 155 130 25
Parmi les élèves inscrits, il n'y a pas eu moins de 130 élèves libres, c'est-à-dire n'appartenant pas aux hôpi-
Non
Diplômés
diplômés
taux ; 27 seulement ont passé les examens ; 18 femmes sur 21, 6 hommes sur 6 ont olîtenu leur diplôme. A ces élèves et aux autres élèves libres des autres hôpitauxécoles nous rappelons qu'il y a au bureau de la Direction de la Pitié, un Registre sur lequel nous leur conseillons vivement de se faire inscrire. Nous parlons de ceux et de celles qui exercent la proi'ession de garde-malades. Nous voudrions que tous s'y fassent inscrire ; que l'Administration fasse connaître à tousses chefs de service, l'existence de ce registre. Nous désirerions aussi que les chefs de service autorisent ces garde-malades diplômées à assister à leur visite afin de perfectionner leurs connaissances théoriques et pratiques. Cette fréquentation de leur service ferait qu'ils connaîtraient personnellement, médecins et chirurgiens, la valeur professionnelle de ces garde-malades et qu'ils i)Ourraient s'en servir, à l'occasion, avec confiance, dans leur clientèle. Nous conseillons enfin à nos garde-malades diplômées de revenir aux cours prati({ues, dans l'intervalle de leurs occupations en ville.
Nous n'insisterons i)as sur la situation de vos logements. — A part quelques améliorations de détail, qui ont été réalisées par votre directeur, et dont nous vous avons entretenus l'an dernier, ils sont restés dans le même état abominable. Il y a des projets en cours, soumis au Conseil de surveillance, examinés par une commission, qui, après rapport, seront discutés et renvoyés au Conseil municipal. Souhaitons qu'ils se réalisent promptement et qu'ils soient complets, dignes de la ville de Paris. Nous avons considéré comme un devoir, chaque année, de mentionner les trop rares améliorations réalisées. Ici, comme dans un trop grand nombre dhôpitaux, il s'agit véritablement d'une question d'humanité. La statistique des maladies qui ont frappé les infirmiers et les infirmières de cette maison, depuis le i""' juillet 1898 jusqu'au 30 juin 1899, est en partie la conséquence de l'insalubrité des logements (1).
Les projets dont nous venons de parler remédieront au
ri) Malades du 1" juillet 1808 au 1" juillet 1899 :
Irish' étal de clioscs sur lequel nous avons si souvent insisté et ce ne sera plus une douloureuse impression qu'éprouveront, après la visite de vos nouveaux logements, conseillers municipaux, directeurs, journalistes. A l'occasion de ces ))rojels, nous exprimons de nouveau le v;xu que le Conseil municii)al et l'Administration en profitent pour créer ici, à \'}-]cole de perfectionnement, un amjiltithéâlre des cours vast<% sain, bien aménagé avec des gradins pourvus d'api)iiie-mains afin (jue vous ])uissiez prendre commodément des notes ; un musée où seraient transportés tous les objets déjà réunis par notre ami, si dévoué pour vous, le L)"" C.-II. Pktit-Vexdol et qui serait vite complété ; une bibliothèque où seraient réunis tous les livres relatifs à votre profession ainsi que la bibliothèque des malades, dont, naguère, nous avons provoqué la création au Conseil municipal : enfin une salle de réunion qui servirait, le jour, aux malades convalescents, le soir, à des beures convenues, alternativement aux infirmiers et aux infirmières.
Vous, malades qui nous entourez et êtes venus vous joindre à l'auditoire babituel, n'allez pas considérer ce l)rogramme coûteux et réalisé à votre détriment. C'est le contraire qui arrivera, car, de toute certitude, l'Administration, grâce à ces améliorations, aura un recrutement d'infirmiers et d'infirmières de ])lus en plus sérieux et assurera de la sorte, aux malades, des soins plus actifs et plus intellio-cnts.
. / Grippe '
ïï l Rliumatisme 1
•p ' Pneumonie 1
S j Alïections de Festoniac; 2
^1 — de la gorge I
'"' [ Accidents et plaies 4 Ki
Bronchite et grippe 1"'
Fièvre typhoïde ~
Rhumatisme •'
^ 1 Affections de l'estomac 4
Ë { — de la gorge -'
Anémie '-'
Accidents 'i
Ttiljerculuse pulmonaire (décédée) . . 1
Divers 4 38
Total 5i
Vos maîtres et nous cherchons tous les moyens do compléter votre instruction. Cette année nous avons mis à la disposition des uns et des autres, trois petites brochures intitulées ; 1° Des épileptiques et de leurs accès ; rôle de l'infirmière ; 2° histruments nésessaircs pour les opérations courantes ; 3° Instructions pour les infirmiers et infirmières de la section des enfants de Bicêtre. Une quatrième, dont nous parlerons tout à l'heure, sera mise à la disposition de toutes les infirmières au commencemont de la prochaine année scolaire.
En second lieu, nous avons fait faire un certain nombre de Conférences : par M. le D"" Cornet, sur los différents modes de sépulture et, en particulier sur Vinclnération ;
— par M. le D'' II. de Rothchild, snvl'hygiène des enfants nouveau-nés, Vallaitement artificiel et le lait stérilisé ;
— par M. JouAXNETEAU, sur Vhygiène dans le passé (deux conférences] ; — enfin trois conférences sur le rôle de Vinfirmière en gynécologie, par MM. les D" Jayle et Beausenat et M. Rebreyend. Nous sommes heureux de remercier de nouveau ces hommes de bonne volonté de leur dévoué concours.
Vous savez que, depuis longtemps, nous désirons voir l'école de la Pitié transformée en École de perfectionnement. Les infirmiers et infirmières diplômés des trois autres écoles seraient euAnoyés à la Pitié dans une proportion à déterminer ; les cours du reste seraient libres et accessibles à tous les diplômés et aux irarde-malades de la ville.
Rn quoi devrait consister cet enseignement ? Maintes fois nous on avons indiqué los linéaments. Nous croyons pouvoir donner aujourd'hui de nouvelles indications sur ce que, selon nous, ce programme devrait être. Lorsque notre ami, INI. Pozzi, est venu nous offrir son concours pour donner aux infirmières un enseignement pratique sur le rôle de l'infirmière en gynécologie, nous avons accepté son offre avec empressement. Si, en effet, cet enseignement pratique existait déjà un peu dans cette maison, et assez comjilètoment à Lariboisièro, nous ne nous faisions pas d'illusion sur son insullisance et même son absence aux
écoles (le Bicêtrc et delà Salpêlrièrc. Tl a été convenu entre M. Poz'/A, SCS collabor.itciirs vt nous, que les élèves infirmières des quatre écoles iraient à l'hôpital Broca, dans ses salles, par séries et (jue chaque séri(> assisterait à trois cours pratiques. Il a été convenu aussi que trois conférences seraient faillis à la Pitié pour les infirmières des hôpitaux-écoles et les élèv(^s libres ayant suivi les cours praticjues. Ce programme a été cxéc-uté de point en jioint. Les leçons pratiques ont été au noinln-c de 3f). Nous avons été heureux de l'empressement que vous avez mis à profiter de ce nouveau moyen d'instruction professionnelle.
Eh bien ! cet enseignement d'une spécialité, la gynécologie, a ju-écis^é, dans notre es])rit une partie du i)rogramme de l'Ecole de perfectionnement. Qu'ont fait nos collaborateurs bénévoles ? Une leçon élémentaire sur l'anatomie et la physiologie des organes génitaux de la femme ; une autre sur les différentes opérations qui se pratiquent sur ces organes et auxquelles collaborent, dans une mesure modeste, les inlirmières ; une troisième sur les i)récautions minutieuses d'antisepsie, sur les modes ed pansements. Voilà })our le côté théorique. Puis, il y a eu les leçons jinitiques dans lesquelles ils vous ont ajipris à donner aux opérées et aux malades, les soins qui relèvent de votre. profession-
C'est là le programme qui pourrait être suivi, pour d'autres spécialités, ]iar exemple i)our les maladies des yeux, des oreilles, du nez, du larynx, de la peau, etc. En résumé, pour chaque s))écialité : notions élémentaires d'anatomio et de physiologie, 2" leçons théoriques, 3" exercices pratiques.
Nous insistons de nouveau aujirès delM. le Directeur de l'Assistance publique pour qu'il veuille bien, le plus tôt possible, réunir les professeurs des (|uatre écoles afin d'examiner ensemble le programme de ÏÉcole de perfectionnement de la Pitié.
En terminant. Mesdames et Messieurs, nous faisons appel à tous, maîtres, élèves et administrateurs, pour (fue
la prochaine année scolaire soit aussi fructueuse que possible et pour que cette école puisse être visitée avec honneur pendant l'Exposition universelle. Nous souhaitons que, par le nombre de plus en plus considérable de ses diplômés, elle concourt avec les autres écoles, à l'amélioration professionnelle du personnel secondaire de tous les étalilissements hospitaliers. Des sacrifices faits ce sera la récompense de la YïWc de Paris et de la République.
mu iiK Lv sMiiiitiiiti:
I)ii<c()iii-s jiroiiniiiu' le '2i\ juillet IH!H)
Mesdames, Messietirs,
Nous sommes très (Miiliarrassô tous les ans (juand il s'agit do commcncct noire discours aux (lislril)ulions des prix. Ce qui nous obsède toujours ie plus, c'est le commencement. Puis, nous nous apercevons ({u'en persistant à nous faire l'écho des revendications, hélas ! trop jusll- //ée.s, du personnel secondaire, nous devenons gênant et, que, dans la coulisse, on nous accuse de radotage. On s'étonne que depuis si longtemps, c'est la vingt-deuxième année, sans compter les luttes préparatoires, que nous persistions à nous acharner à la réalisation complète, à Paris, à son extension dans toute la France — orgueil et naïveté — de l'œuvre républicaine qu'est par excellence la laïcisation (Je VAsi^istance jjublique.
C'est pourquoi l'an dernier, au lieu de faire le discours habituel, y compris le rapport sur les travaux de chaque école, nous avons chargé notre ami, le D'" Nom, de nous remplacer à la distribution des prix de Bicètre et que cette année, allant plus loin, nous avons ]nié M. le l)"" I3oxxaiue, accoucheur des hôpitaux, professeur agrégé à la Faculté de médecine, prolesseur à l'Ecole de Bicclre depuis 20 ans, de nous remplacer à la cérémonie des prix le 20 juillet et M. le D'' Isch-Wall, ancien interne des hôpitaux, à la distribution des prix de Lariboisière le 12 juillet.
En nous restreignant à ne prendre la parole qu'à l'Ecole de la Pitié et à l'Ecole de la Salpêtrière, notre but était d'être moins encombrant, de faire ])ressentir que nous laisserions le terrain libre ensuite à la Pitié et ])(uit-être même à la Salpêtrière
D'ailleurs, en cédant la parole successiv; ment à l'un de vos maitres, alors qu'il y a une sorte d'accalmie, jdus apparente que réelle, demandez à M. de Bonnefon (Ij, dans les
(Il M. Jean de Bonnefon a publié en avril, dans le Jotirnal. un article inff.
attaques et les calomnies contre la laïcisation et partant moins de nécessite de notre part d'intervenir, d'assumer les responsabilités, nous voulions procurer à nos chers collaborateurs l'occasion de formuler à leur tour les desiderata de l'enseignement et de vous donner, d'après leur longue expérience, des conseils sur l'exercice de votre profession et sur vos devoirs principalement envers les malades, les infirmes, les aliénés, les enfants et les vieillards. Nous voulions montrer une fois de plus pour ceux qui l'ignorent et n'ont jamais examiné sérieusement, scientili({uement, ce qui a été fait dans les quatre écoles par nos amis et par nous depuis avril 1878, qu'en toute circonstance nous avons fait appel à la collaboration de tous les hommes de bonne \olonté, animés de l'esprit ré]niblicain et de l'amoar de la liberté de penser.
Nous étions embarassé, avons-nous dit, pour commencer notre discours. Fort heureusement, hier matin, le thème, que nous venons de développer, nous en a été fourni par un ami. Arrivons au fond.
Comme toujours nous débuterons ]iar le rapport sur les travaux dv VÉcole de la Salpêtrière durant l'année scolaire. Nous le faisons dans le même moule, ce qui peut ])araitre monotone. En agissant ainsi notre but est de permettre aux citoyens qui voudront se rendre compte de ce qui a été fait depuis 1878 jusqu'à ce jour, en vue du bien-être des malades, pour l'instruction primaire et ])rofessionnelle du personnel, de pouvoir comparer, sans (ro]) de peine, année ]iar année, les résultats obtenus. Tâche ingrate, laborieuse, nous l'avons crue utile. Et nous continuons.
h'Ecoln primaire a été dirigée jiar M'"'' Gillot, institutrice de l'Ecole des enfants, pourvue du brevet de capa-
tulé : L'œuvre, de la laïcisation, qu'il a adressé à un certain nombre de médecins en leur demandant pnur ledit Journal leur avis sur la question suivante : La réintégration des steurs dans les hôpitaux serait-elle un bien pour les malades ? Cette sorte de consultation ne (larait i)as avoir eu de succès car l'auteur, à notre connaissance, n'en a pas donné les résultats. M. .1. de Bonnefon sait ((ue la T/aïcisatiou des liôititaux, complément indispensable de la Laïcisation des écoles, est réclamée énergiquement, sans exeption, par tous les républicains de principe. Nous ne parlons pas des républicains d'intérêt.
cité. Elle ost assislc'u^ de M""'" Dkstabi.e, Foxcikr, Rosf.l, CoRBON, sous-slirveillantcs; de M"" Patomelli:, Combel, sui)pléantes. M'"'' Dkstalle et M"" J^)si:i. cl Patomelle ont le l)i-(>V('l (Mcmcnlairc, M"'' Corbox, le brevet supérieur.
Le nombre do>; élèves de VÉcolc primaire a été en ocloljre de 124 et en juillet de 95. Or \o nombre des infirmières de cette maison est de 285, celui des inlirniiers de 3l.,\uxgens de bonnes foi à voir si nos réclamations ])0ur imposer l'obligation des cours à tout le persomiel de cette Maison, ne sont ])as jusliliées, et à comiirendrc pourquoi, ai^rès 22 ans, nous les faisons un peu vivement. On a toujours espéré lasser notre patience, user notre courage, physique et moral. Il est arrivé que nos amis politiques nous ont lâché, nos adversaires, eux, n'ont pas désarmé un instant : questions, interpellations, injures, calomnies, destinées à nous découragera nous ruiner professionnellement se sont succédées et, ])as lin de siècle du tout, nous avons persisté, nous avons continué la lutte, nous sommes encore debout.
11 élèves ont obtenu le certificat d'études primaires en 1899 ill, soit 55 certificats d'études de 1892 à ce jour. Les renseignements que nous avons pris, selon notre habitude, à l'occasion des examens pratiques, nous ont fait constater que les élèves du second cours ont, en général, une instruction primaire tout-à-fait insullîsante, que beaucoup sont illettrées : avec elles nous sommes loin fie l'idéal rêvé, c'est-à-dire du certificat d'études -primaires à Ventrée dans les hôpitaux. Constatation bien triste, car elle montre qu'en jjrovince où se recrute une grande partie du jiersonnel de la Salpêtrière et de beaucoup d'autres hôpitaux, la loi sur l'obligation de l'enseignement n'est pas appliquée. En revanche, nous avons ai)pris avec plaisir, ([uc, obéissant à nos conseils, 9 élèves diplômées au l)oint de vue professionnel, mais dont l'instruction pri-
(I) M"» Petit-Prestout, suppléante à la Salpêtrière; M'"» Biétrix, l" infirmière à la Salpêtrière : — M'ios Danief., Dipa, Le .^Iaou, L'Héritier, Mauvais. Mévei,, Poncelin, Olivo. Soumioi., infirmières à la Salpêtrière.
maire laisse à désirer, ont suivi les cours primaires durant l'année scolaire (Ij.
Nous rappellerons que des écoles primaires sont également annexées aux écoles professionnelles de Bicêtre et de Lariboisière, que des cours primaires ont été organisés dans ces derniers mois à l'Hôpital de la Pitié (voir p. 77), qu'il existe des cours primaires à Tenon, aux Enfants- Malades, aux Enfants-Assistés, à Trousseau, à rilôi)ital de Berck-sur-Mer.
L'école primaire de VHôiiital Tenon, organisée naguère par M. Montreuil, a continué à fonctionner régulièrement sous la direction de son successeur, M. Amaury. Au début de l'année scolaire, 30 élèves s'étaient fait inscrire, mais ?3 seulement étaient présents à la clôture. Les cours primaires sont faits par Mme Marque, sous-surveillante, ])0urvue du brevet élémentaire et du (lii)lôme professionnel, ])ar Mlle Amice, pourvue du brevet supérieur et du dii)lôme professionnel. Six infirmières (:?) et un infirmier i3) ont obtenu le certificat d'étude. Si nous indiquons les titres des maîtres et des maîtresses, chargés de l'instruction primaire, c'est pour réduire une fois de plus à néant les dires de certaines personnes, même des conseillers municipaux, qui ont assuré que les écoles primaires de l'Assistance pulilique étaient confiées à un personnel non diplômé.
Aux Enfants- Assistés, les cours iJrimaires ont été, comme les années précédentes, faits par M"*^ Glais. Ils ont été suivis par les infirmières de l'Hospice et par quelquesunes de la Clinique Baudeloque. Quatre élèves ont passé avec succès l'examen du certificat d'études (4).
(1) Mii° Petit-Prestoct, suppléante à la Salpètriére, M""" Bietric, l" infirmière à la Salpètriére, M™°' Dupa, Leparc, Puncelin, Raoul, infirmières à la Salpètriére, M™°» Deman'get et Daumas, infirmières à Baudelocque, M"» Nicolas, infirmière à i'ijôpital Broca.
(?) M""" Villaret, Laudrie, Plcheux, Schnabac, Cadio. Gugot, Mével.
(3J M. Salleran.
(4) M"" Nicoux, première infirmière à l'Hospice ; Bertoux, première infirmière à Baudeloque; I^arroni, première infirmière à l'Hospice; Leroux, infirmière à rHospice.
Aux Eiif:iiils-Mnl:i(h'.<, M'"' Evk a org-anisé deux cours : ]c jircmicr, dirigé ]iar une sur\ eillantc, pour celles qui savent ù pcino lire e( écrire ; le second, dirigé par ellemême, et consacré aux infirmières les plus avancées. '( Comme à l'Hôpital des Enl'ants-^Ialadi's. dit-elle, nous a\ons beaucoup de filles de la campagne, très i)eu instruites, elles sont sou\ent obligées de fréquenter nos cours ])ri maires un an ou deux avant d'être en état de suivre f'rui-tueusement les cours i)rofessioniU'ls. D'autres possèdent leur diplôme et comme elles aspirent aux différents grades, elles viennent suivre le premier cours pour passer avec succès l'examen que l'Administration leur fait sul)ir. y<
C'est là un excellent exemple (|u'elles donnent, inspiré par un sentiment exact de leur pro]u-e intérêt et que nous a\ons déjà signalé ailleurs.
« Ces cours, ajoute IM''" KvÉ, ont lieu tous les jours, sauf le samedi, de sept heures et demie à huit heures et demie du soir. Quelques infirmières de Necker et de Laënnec se joignent aux nôtres. Au total iO infirmières ont été inscrites au cours de la présente année scolaire."
« Pour différentes causes les 3 ou 4 sujets capables de passer leur examen du certificat d'études nous ayant quittés nous n'avons pu en présenter. »
A Vllôpifnl Trousseau, les cours ]trimaires, inaugurés en 1890, sont fréquentés par les infirmières de Saint- Antoine, d'Andral et surtout de Trousseau. L'enseignement est dirigé par M'"^ J. Colders qui fait le cours préparatoire au certificat d'études. Le cours élémentaire est confié à une des infirmières de Trousseau, jNI"^ Dubolrg, qui est munie du brevet élémentaire. En 1898-99 le nom- ])re des élèves du cours élémentaire a été de 12; celui du cours suiiéricuir a été de 'i, dont deux ont obtenu le certificat d'études (I).
A Vllôpifal (le. Jh'i-cj;, les cours primaires, dirigés par M'"^ Jeanne Guillaumix, commencent le premier noveni-
(1) Mlles Cali.ec (F'rançois.:) et Le Connu (.Marie), premières infirmières.
])re et ont lieu jus([ii'au mois de juin, une fois par semaine pendant les eintf premiers mois.
Les inlirmières (jui suivent les cours et qui désirent ol)lenir le certificat d'études sont ([uelquefois obligées de venir pendant plusieurs années à l'étude du soir, car souvent les premières notions d'instruction sont absolument nulles chez certaines d'entre elles.
<f Ainsi cette année, nous écrit-elle, trois infirmières ont reçu leur certificat d'études; elles venaient à la classe depuis trois et quatre ans. Ce n'est qu'après un travail acharné qu'elles ont pu réussir, r-
Trente-cinq inlirmières ont fréquenté les cours du soir on 1898-99 à l'iiôpital ; treize ont été présentées à l'examen. Toutes ont été reçues (I).
lj'Ensei(jnemeiit jirofessionnel a été fait avec le même zèle et le même dévouement que d'habitude. M. Lk Bas, qui nous a aidé à organiser cette école au commencement de l'année 1878 et qui n'a cessé de vous faire très exactement le cours d'administration et de comptabilité hospitalières, a donné son dern iercours cette année. Ayant été mis à la retraite au mois de janvier, il sera remplacé par M. MoxTUEuiL, directeur, dans son cours à l'écohî. M. Galtiez, ancien interne des hôpitaux, votre profesdanatomie depuis 1884-1885 a dû démissionner, en raison des exigences de sa clientèle. Nous devons le remercier publiquement des services dévoués qu'il a rendus à l'Ecole pendant 14 années. Il a été remplacé par M. ScHWARTZ, interne des hôpitaux, aide d'anatomie de la Faculté de médecine. Nous adressons les mêmes remerciements à M. Charles Féuk, médecin de Bicètre, qui, depuis 1884-85 également, vous a fait le cours d'hygiène et qui a cru devoir se retirer pour les mêmes raisons. L'Adminis-,
(1) Co sont : Mlle RoTCUERiE (Carmen), sous-siirveillantf ; M'""» Laurent (.lulie), AuBET (Léontine), Saint-Chamax (Berilie), snjjpléantes ; Dombois (.Jeanne), première infirmière; Larrive (Anna), Wild (.Tiistine), Fontaine (Gabrielle), Groux (Thomiissine), Tli'fin (Marie), Delatte (Mariej, Pidoux. (Joséiilnne), infirmières.
tratioii lui adonné pour succcssour, M. le D' Paul Boncour, ancien interne des hôpitaux.
Nous avons eu la doulcui- de perdre à la lin d'octobue 1898, notre ancien interne, dévoué collaborateur et ami fidèle, le I)"" Pillikt. Durant l'année que nous avons passée ensemble dans notre service de Bicètre, il nous avait prêté son concours bénévole à l'Ecole professionnelle des infirmiers et infirmières de cet établissement. Il avait constaté ainsi de ses yeux ce qui s'y faisait, reconnu qu'il s'agissait là d'une œuvre d'une indiscutable utilité sociale et scientifique. Et, en outre, comme ses opinions politiques et philosophi({ues étaient les mêmes f{ue les nôtres, nous n'avons pas hésité, une place de professeur étant devenue vacante en 1898 à lEcolede Bicètre, àla lui offrir, rappelant — à lui pour la forme — que nous ne devions proposer à l'Administration que de vrais laïcs, partisans convaincus de la réforme, essentiellement républicaine, de la hucisa- Iton.
Il a d'abord été chargé en 1888 et 1889 du cours sur les soins à donner aux femmes en couches et aux enfants nouveau-nés à Bicètre, puis du cours de physiologie à la Salpêlrière en 1890, et l'année suivante du cours des pansements. De plus, en 1894, tenant compte de sa situation modeste, nous lui avons fait attribuer le cours de physiologie à l'Ecole de Lariboisière qui venait d'être créée.
Depuis le déliut, il s'est acquitté de son enseignement avec le plus grand zèle, la plus grande habileté, recourant à tous les artifices de langage, afin de bien faire comprendre à son auditoire spécial l'enseignenaent qui lui est indispensable pour remplir ses fonctions pénibles et délicates à l'entière satisfaction des malades et des médecins. Souvent, dans ces deux dernières années, la maladie terrible, qui l'a enlevé à notre affection à tous, l'empêchait de se rendre à ses cours. Sa vaillante compagne, en dépit de ses obligations j)rofessionnclles, de ses de\oirs familiaux, venait courageus(Miient le remplacer, désireuse, elle aussi, [d'associer son intelligence, son savoir et son cœur à l'instruction du personnel secondaire des hôpitaux.
Mme Edwauds-Pilliet, votre professorcssc des cours
sur les soins h donner aux leinnies en couches et aux enfants nouveau-nés, dont le dévouement infatigable et la profonde ai'fection, n'ont pu que prolonger la vie douloureuse de notre ami, Ta remplacé dans son cours de pansements et de petite chirurgie qu'elle désire continuer à l'avenir, laissant vacant son premier cours pour lequel nous avons présenté M. le D'' Durrisay. Nous espérons ([ue les propositions que nous avons faites à M. le Directeur de l'Assistance ])ulilique, au sujet de ces mutations et des démissions, seront raliliées par lui, avant la réouverture des cours.
Les exercices pratiques ont été faits à rinlirmcric générale par Mme Eydt, surveillante, INIlle Dumont, sous-surveillante diplômée. Ils ont été complétés par des leçons sur les bains et les t/ouc/ie.'^ par ^Ime Bi^ranger, sous-surveillante baigneuse, diplômée, et sur la j^ose des ventouses par Mlle jMaistrk, première inlirmicre diplômée. Les leçons de l)ains et de doucJies ont eu lieu aux heures où le service est en pleine activité. Les élèves infirmières volantes y ont assisté à tour de rôle, tous les jours de l'année scolaire. Tous les jours aussi, depuis le mois d'octobre, la ventouseuse a été accompagnée dans sa tournée pour la pose des ventouses sèches ou scarifiées par ({uatre infirmières renouvelées chaque joui-.
Les examens pratiques, qui ont pris près de 8 heures, ont été faits régulièrement par trois professeurs et par nous. Pour les examens de la Salpétrière, de même que pour les autres écoles, nous avons prévenu l'Administration des jours et heures auxquels ils avaient lieu. Ils ont été subis par 136 élèves :
Premières infirmières 2
Infirmières 94
Infirmier 1
Hôpitaux : Infirmières 21
Elèves libres 18
Total 136 Parmi les élèves qui ont pris part à ces examens
Irois ont le broxel clcmcntaire (I), liG le cortilica d'ctudos (2).
73 (liploiiies ont été conquis celle année, ils se rcpavti&scnt ainsi :
,,,.,., \ liilii-inièrcs 3.')
' ( liitiiiniers 1
llnpilauN. . . Infirmières (3) vO
Elèves libres 17
TuTAL 73
De 1883 (4 à ce jour, lEcolc de la Salpétrière a décerne 837 diplômes.
Les 2Jrom(>lio}is suivantes ont eu lieu durant l'année scolaire (du 1" juillet 1898 au 30 juin 189iJî :
1 sous-surveillant a été nommé surveillant,
1 première infirmière a été nommée suppléante,
"^ infirmières ont été nommées premières intirmières.
Une amélioration a été apportée dans le logement des infirmières. Les infirmières de la 3*" division, G*-" section, qui couchaioutdans Ips sallpsde (jâtcLises, ont ctédéi)lacées et couchent maintenant dans la partie disponible des dortoirs de l'Infirmerie générale. De plus, les infirmières des services d'infirmes et de gâteuses, qui pi-onaioiit lours repas dans los salles des (jâteases, mangent désormais en réfectoire avec leurs compagnes des divisions de valides. Améliorations de détails, mais qu'il est juste d'enregis-
(t) M""" Moxtifuov, Payan, Unal, élèves libres.
(■.') M""» nERANGER, Boi.LÉ, BrOCHET, BoNNAFOUR. CoQUEL, DiMONT, GROL-
i.Ev, Henry, Kerharo, Ledeai;, L'Héritier, Landré, Mauvais, Mevel. Olivo Periiot, Pavv, Rouxei., Souliiol, Travailleur, Vial, infirmières à la Salpi^triére ; — Lajigie, infirmier à la Salpétrière : — Bonnet, Cavin, Landes, infirmières à la Cliarité; Douarec, Ropers, Taii.i.eeer, infirmières ;i Tenon; — Lefévre. journalière au Mapas.n Central; — Omnes, Roger, infirmières à Trousseau; Blanchard, Horde, Lavic.ne, Lebrun, Thibault, élèves libres.
(:!) Trousseau, lii; Tenon, ."i ; Cliarité, i.
('«) li'Kcole de la Salpétrière a été ouverte le !<"• avril, celle de Bifêtre le .'0 mai 1878, de la Pitié le 24 mai 1881. Mais ce n'est qu'à partir de 1883 que rAdministralion d'alors s'est décidée enfin à donner des diplômes.
trer. Puisque l'occasion s'en offre, qu'il nous soit permis de réclamer pour le pjrsonnel de cette maison et celui de tous les établissements hospitaliers une meilleure nourriture. Que les hommes qui en ont le devoir s'informent et ils verront que les plaintes dont nous ne sommes que l'écho, ne sontque trop motivées. Beaucoupde travail, alimentation défeciueuse, départs ou maladies. L'Administration paie en dépenses de lits et de médicaments ce qui aurait été mieux enii)Ioyé en aliments nutritifs.
8i l'on compare le nom])re des infirmières qui ont profité tles cours primaires à celui des infirmières attachées à la Maison, 285 (1), on s'a})erçoit de suite que les cours primaires ne sont pas suivis comme ils devraient l'être. Nous osons compter sur le nouveau Directeur de celte Maison, dont nous avons pu constater le zèle et le dévouement à l'Ecole de Larihoisiôre, pour imposer à toutes l'obligation des cours primaires, ce qui d'ailleurs est conforme aux instructions de l'Administration. Il conviendrait aussi de prendre les mesures nécessaires pour activer et perfectionner les cours pratiques à l'Infirmerie générale.
^'oilà les i)rincipaux. faits de la 2'2* année scolaire de l'Ecole de la Salpétrière.
Nous arrivons maintenant à la seconde partie de notre tâche, c'est-à-dire aux Considérât u))is générales qui sont motivées par la présence, ici, des diplômés des quatre écoles municipales d'infirmiers et d'infirmières auxquels leurs Diplômes vont être délivrés après les Prix.
On sait ([ue le personnel secondaire se compose : 1° des sous-employés, 2" des infirmiers et infirmières. Les sousemployées, surveillantes, sous-surveillantes et suppléantes, qui répondent exactement parleurs fonctions aux religieuses, se sont })erfectionnées de plus en plus et restent lidèlement attachées à leurs fonctions. Il n'en est malheureusement pas de même des infirmiers et des infirmières qui sont sous leurs ordres. Nous reproduisons comme d'habitude la statistique des inutatio7is dans les quatre
(1) Il y a eu outre 31 hommes.
Ecoles d'Infirmières, 7
établisscnients-écolcs et nous la faisons suivre du tableau des mutations à l'IIôtel-Dieu.
IIospicK 131-: IjicLTia;.
lldiiiiiH's. rciiiiiics.
Partis par permutation 42 18
— ])our ivresse (17 1
— l)Our refus de service \0i Itj
— par démission » »
— sur demiiude 57 27
Décès .') 1
Totaux 271 G3
IIOIMTAL LAlUIiOISŒlU:.
Iliiiiiiiics. Fciiiiiics.
Partis sur leur demande .'!'2 29
— dans d'autres hôpitaux. .. . 8 9
Refusés par l'Assistance 7 2
Renvoyés pour ivresse 2 1
— — négligence 8 2
— — abandon d(^ service, insubordination 19 17
Décédés 2 »
Totaux 78 t)0
IIOIUTAL DK LA PmÉ .
Ildiiiiiics. Fcniiiios.
Permutations à la suite des diplômes 13 25
Refusés par l'Administration .... 7 »
— à la visite médicale 1 »
Partis au service militaire 3 »
— pour maladie 1 0
Décédés 1 1
Passés dans d'autres établissements 2 4
Renvoyés pour ivresse 3 2
— — paresse 1 »
— — négligence ou incapacité 5 1
Renvoyés pour grossièreté envers les malades 2 1
Renvoyés pour mauvais traitements envers les malades 2 »
Renvoyés pour refus de suivre
les cours 2 2
Renvoyés pour mauvaise conduite 2 3
Refus ou abandon immédiat du service 20 15
Partis sur leur demande et bons serviteurs IG 19
Totaux hT 79
Hospice di-: la Salpktrière.
Hdiiiiiics. iMMiimcs.
Partis sur leur demande 12 35
— dans d'autres hôpitaux ... » 27
— pour avancement » 2
— pour service militaire 1 »
Refusés par l'Administration 1 »
Admis au repos » 6
Passés aux administrés » \
Décédés » 8
Congédiés pour négligence dans
le service ou pour toute autre
cause 5 8
Totaux W 87
lIOTEL-DlEU.
lloilllllOS. FoillllM'S.
jMauvais service. Refus ou abandon de service
Légèreté de conduite
Intempérance
Service militaire
Partis sur leur demande
Décès
Refusés par l'Administration . .
Partis pour maladie
Totaux 43 23
De l'ensemble de ces tableaux, il résulte que si les mutations sont restées à peu près les mêmes à Bicètve et à la Salpêtrière, elles ont sensiblement diminué à Lariboisière, et ont presque doublé à la Pitié et à l'Hôtel-Dieu. Comme toujours, les hommes sont moins stables que les femmes. Le personnel des infirmiers et des infirmières comprend
fi
doux groupes celui des diplômés, celui des non diplômés. La slabiliLé parait s'alïcrmir de i)lus en plus jiarmi les infirmiers et infirmières diplômés : ceux-ci ne veulent pas d'ordinaire i^erdre le fruit de leur labeur, aussi convienl-il de la part de rAtlminislration, répéterons-nous, de ne point s'en séparer sans des motifs lout-à-fait sérieux. Et, à ce propos souhaitons rjue, dans son propre intérêt, TAdminislration reprenne, pour combler les vides (juotidieiis, les anciennes infirmières ^//pldj/véc^, ((ui l'ont quittée i)0ur des motifs plausibles et demandent à rentrer, de ))référencc aux inconnues qui ne savent rien et ne lui ont encore rendu aucun service. Par des conseils sans cesse renouvelés, ])ar des demandes de réformes, nous nous sommes constamnuMit efforcé de diminuer ce changement du personnel qui est profondément regrettable.
Un mot encore au sujet de Vaoancemenl : nous y revenons pour la centième fois.
Vous savez que nous avons toujours réclamé pour les infirmiers et infirmières diplômés toutes les places créées qui relèvent de l'Assistance, aussi bien dans les hôpitaux, les dispensaires, les maisons de secours, que dans les crèches, les ambulances urbaines, les orphelinats, les asiles de convalescence, etc. Vous n'avez pas oublié que M. Pevhon était entré franchement dans cette voie; que, pour lui, la première recommandation, c'était Je diplôme. lien s(>ra de même, nous en avons la ferme convidion, avec notre ami le D'' N.'VPIAs. Pour l'avancement, la condition du diplôme étant remplie, jamais il ne devrait y avoir d'autres eonsidéralit)iis que le nombre d'années de bons et dévoués services, atlirmés par les médecins et les directeurs. Les interventions extérieures, non conq^étentcs, devraient être rejetées. Il devrait en être de même des considérations tirées des charges de famille. En pareil cas, si une famille d'infirmiers ou de sous-employés se trouve dans une situation fâcheuse, ce n'est pas par une nomination non jusiiliée {[ue l'Administration doit leur venir en aide, mais ]Kir un secours. Ap'ir autrenuMit est contraire à l'équité, suscite des réclamations justifiées, détruit la confiance ({u'on doit avoir dans l'Administration. Ce n'(>st pas seulement h's postes dont nous venons de parler que nous demandons pour vous, nous voudrions aussi que l'Administration réservât à ses sous-employés les places vacantes au chef-lieu et dans les bureaux de ]3ienfaisance : elle connaît mieux les
sous-employés dos hôpitaux que les protégés de toutes provenances qui ne lui ont jamais rendu de services.
Toutes les promotions qui ont eu lieu à la Salpêtrière et à Lariboisière ont été faites exclusivement au bénéfice de personnes diplômées (1). A la Pitié, il n'y a eu aucune promotion. A Bicêtrc, une promotion a eu lieu en faveur d'une personne non diplômée, veuve d'un employé, qui s'est engagée à suivre les cours dès le mois d'octobre. L'Administration veillera, nous n'en doutons jias, à ce qu'elle tienne son engagement.
Nous aimons à croire que dans tous les autres hôpitaux, les promotions se sont faites exclusivement au bénéfice des diplômés. Il appartient d'ailleurs au personnel de se renseigner et de voir si l'Administration centrale n'est pas induite en erreur. Il arrive parfois, cependant, qu'elle est amenée à enfreindre ses propres engagements. C'est ainsi que. il y a quelques jours, nous avons vu une excellente infirmière qui a neuf années de service et venait nous voir, au nom de son ancien directeur, afin d'être autorisée à faire deux compositions supplémentaires. Elle nous a raconté que, quoique non diplômée, elle était preiiiière infirmière. Voici dans quelles circonstances elle avait été promue. L'ancien président de la Képubliquc, Félix Faurc, était venu visiter l'hospice Debrousse. On lui présenta cette infirmière comme s'étant bravement conduite durant la dernière épidémie de typhus à l'Iiôtel- Dieu, et ayant été à cette occasion l'objet d'une récompense honorifique. Le Président, qui ignorait qu'on ne doit donner d'avancement qu'aux infirmières diplômées, demanda pour elle cette élévation de grade qui lui lut accordée.
De même qu'un secours, comme nous l'avons dit tout-àl'heure et non une promotion, doit être accordé en cas d'infortune, de même une gratification plutôt qu'une pro-
(1) Promotions dans le personnel de la Salpêtrière du premier juillet 1898 au trente juin 189!) :
1 sous-surveillant a été nommé surveillant ;
3 suppléantes ont été nommées sous-surveillante ;
1 première infirmière a été nommée suppléantes ;
2 infirmière ont été nommées premières infirmières.
motion aurait dû être allouée à la brave iufiniiièrc dont nous venons de parler. Ajoutons ([u'elle s'est (>ITorcée d(^ rentrer dans la règle en suivant les cours et ({ue si elle a échoué celle année, pour rinsuHisance des points dans deux parties de lenseig-neinent. elle réussira sûrement l'an prochain.
Les oxarnens pratiqiies ont été subis celte année ])ar 50(5 élèves. Pour chacune des quatre écoles nous avons dressé la liste de ceux qui possèdent un livret, diplôme ou certificat d'éludés. p]n voici la slatisti(pie g-énérale :
Baccalauréat
Brevet supérieur
Brevet élémentaire
Certificat d'études primaires
supérieur
Certificat d'aptitude pédauoa'ique,
(.'ertificat de grammaire
Certificat d'études primaires
Diplôme d'herboriste
Diplôme de sage-femme
Total général .37 47 58
Ces brevets, diplômes, certificats, se répartissent de la façon suivante pour l'année 1898-99 : Bicétre, 37 ; — Pitié, 58 ; — Lariboisière, 47 ; — Salpètrière, 39 : soit : 181.
Les di]ilômes d'infirmiers et d'infirmières qui vont être distribués tout à l'heure sont au nombre de 59 pour Bicétre ; de 130 pour La Pitié ; de 91 pour Lariboisière et de 73 pour la Salpètrière, soit 353 diplômes. Si l'on ajoute ces 353 nouveaux diplômes aux 3.428 diplômes antérieurs, le total rjênéraU après celle cérémonie, sera de 3.781 dont la
]»lus u-rande partie a rlé aUi-il)iiée au personnel hospitalier'(Voir p. 104/
Nous avons l'habitiule, depuis longtemps, d'indiquer quelle est la situation des sous-employés des établissements-écoles, les plus favorisés pour s'instruire, au point de vue du diplôme, car elle indique l'action des directeurs de ces établissements sur leur personnel en vue de l'extension de l'enseignement ])rofessionnel et contribue à renseigner l'Administration.
Hospice de Bicèthe
Sur \-2 surveillaîits 10 diplùniés
— 13 surveillantes \i —
— 17 sous-surveillants 14 —
— 21 sous-surveillantes 13 —
— 23 suppléants 21 —
— 1 1 suppléantes 12 —
— 3 panseurs 3 —
— 1 .ffarçon d'amphithéâtre . . 1 —
— 17 h'"''* infirmiers 17 —
— 12 l''Hnfirmiéres Il —
Hôpital de la Pitié.
Sur 3 surveillants 1 diplômés.
— 8 surveillantes 0 —
— 3 sous-surveillants 1 —
— 9 sous-surveillantes 5 —
— 3 suppléants 3 —
— M suppléantes M —
— 3 i"^ infirmiers 3 —
— 7 If*^' infirmières 7 —
Hospice de la Salpêtrière.
Sur 6 surveillants I diplômés.
— 22 surveillantes 11 —
— 9 sous-surveillants 1 —
— 75 sous-surveillantes 53 —
— 6 suppléants 4 —
— 32 suppléantes 2G —
— 1 premier infirmier 1 — ■
— 42 premières infirmières 22 —
Sur 1 uMi-çon d'amphithràti-o. . . . 0 — — 31 intirmicrs et p-arc-ons ',) — (1)
IIoriTAi. Lahiroipikre.
Avant la A la fin
réouvertutp <\r «•ctfe année des cours scolaire
Sur ;î surveillants 'A 3
— 7 surveillantes 7 7
— 3 sous-surveillants '2 2 (';')
— 27 sous-surveillantes 20 26 (;5)
— 7 suppléants 7 7
— 15 suppléantes I.', 15
— 7 l'''^ infirmiers i; B (i)
— 20 !'■«» infirmières 20 20
— 6 iniirmiers panseurs ('» G
— 87 <jrarçons et infirmiers 21 28
— 82 filles et infirmières 29 \V6
— 2 personnel professionnel 1 1(5)
En CINQ AXS, M. Montreuil, à Lariboisière, est arrivé à ce résultat, que tous les soas-employés de sa maison sont pourvus du di])lôm(\ Ici, l'école fonctionne depuis 22 ans : 96 sous-eniployés spidomont sont di]ilômés et cii)quanf<'qualre n'ont pas le dijjlônn". Sans notre intervi-ntion réitérée et devenue très vive, le chiffre des non-diplômés serait certes plus considérable. Les causes? Nous les avons dites. L'une des principales a (lis|)aru. Nous coni])tons sur M. Montreuil pour faire cesser cette situation déplorable et jiour réaliser jiromptenient à la Salpêtrière l'état idéal qu'il a créé à Lariboisière. Dans les autres établissementsécoles, la situation est à peu près satisfaisante bien qu'il y ait encore trop de sous-surveillantes et de sous-surveillants non di])lômés.
Nous compléterons ces renseignements ]^avV(Hatnurné-
(1) Sur 28j infirmières, il y a 54 infirmières (lui sont restées après les mutations annuelles, dont dix de la précédente année scolaire, pour diverses raisons et sur 19 agents du iiersonnel professionnel, il y a !) diplômées.
(■?) Le 3" âgé de 60 ans est à la veille de prendre sa retraite.
(3) La 27° sous-surveillante a plus de ôO ans.
(4) Le 7" est âgé de plus de ôO ans.
(5) Un charretier a été remplacé par un infirmier diplômé.
rique des agents de tous grades des hôpitaux qui, avant la fin de cette année scolaire, étaient pourvus du diplôme professionnel.
Peuso-nnel secondaire attaché aix divers étarmssements
ai; l'REMlEI! JUILLET 1899.
GRADES