‹ L'hysterie de Sainte Therese. --Chapitre 7 sur 29 · PS · texte numérisé non relu

PS

TOT.sL.

Surveillants

Surveillantes

Sous-surveillants

Sous-surveillantes

Suppléants

Suppléantes

Premiers infirmiers

Premières infirmières

Panseurs

Panseuses

(iarçons d'amphithéâtre

Infirmiers et carç. de service.

Infirm'=' et filles de service. .

Personnel professionnel per-

manent et ouvrières du

Magasin central

Totaux

Si, à ce total, l.TOi, on ajoute les nouveaux et les nouvelles diplômés appartenant aux hôpitaux, soit259, on voit que, après la distribution des diplômes qui va avoir lieu ù la fin de cette cérémonie, le nombre des agents diplômés du personnel secondaire s'élèvera à 2.053, sur le total U'énéral des 3.781 diplômés I .

(1) Bicêtre, 014; Salpètrière, 837; Pitié, 1.493; Lariboisière, 421.

Pour coniplcler les rcnscig-ncmcnts concernant le ])orsonncl secondaire nous avons demandé à l'Administration, comme les années précédentes, la liste de tous les ag'ents ])0ssesseurs de di]d(")mes et de certifica(s donnant une idée de leur instruction. A'oici ce tableau (v. p. 103) :

De ce tableau il ressort ([ue les sous-employés et infirmiei-s des deux sexes, non compris ceux de cette année, il y en a l'AH qui possèdent un diplôme ou un certificat indiquant (|u'ils ont une instruction u-énérale satisfaisante.

Nous estimons qu'il y a une réidle utilité à ]iroduire clia(]ue année cette double statisli({ue. Elle montre, en elïet, les résultats successifs obtenus, tant sous le rapport de VciiscitjiicnH'nl in-ofoi^s\onnol que dc^ Vonsciçinomont priiiiairc, 'svàcc à la création des écoles professionnelles d'infirmiers et d'infirmières et elle fournit des arguments iri'éfutables pour répondre aux adversaires de la réforme de la laïrisiitinn des établissements bospitaliers.

Nous avons toujours ]iroiilé de la cérémonie des distributions d(>s ])rix jiour signaler les améliorations ([ue notre pratique nous fait reconnaître utiles dans votre situation matérielle, intellectuelle et nuirale et pour indiquer les améliorations accom|dies dans 1(> courant de l'année. Nous n'avons jamais pu imiter les discours plus ou moins banals de la plupart des cérémonies de ce genre : fair(> l'élogt; plus ou moins sincère de tous et de toutes. Si jamais il le fallait nous céderious la ])arole à d'autres. En attendant, nous allons, comme par le passé, énumérer les réformes non encore réalisées et citer, ce qui est i)lus agréable, celles ({iii ont été accomjdies. Nous commencerons par celles-ci.

1" Les bourses (Vinllrmières i)our les hôpitaux de Paris dont nous avons demandé la création, par suite des difficultés ([ue l'on op])osait à la prompte laïcisation des établissements hos[)italiers étant devenues inutiles en raison du nombre croissant des diplômées, ont été diminuées progressivement par M. Peyron sur nos réclamations. M. Napias, reconnaissant le bien fondé de nos arguments, les a supprimées. En r(>vanclie, nous applaudirions de tout

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cœur à la créalioii de l)oui-S('s nationales et départomontales pour aidor à la laïcisation des établissements nationaux ou des asiles et des hôpitaux de pi'ovince.

■J" Nous a\ ions insisté ])our que les rrroniyiensps accordées par l'Administration et le minisièrc de; l'intérieur fussent décernées à la solennité annuelle di; la Salpêtrièrc et pour que l'on inscrivit dans le Palmarès, le Livre d'or de l'Infirmât, les noms do tous les inlirmiers et infirmières récompensés et île tous ceux et celles qui ont obtenu le certificat d'études. Sur ces deux points, nous avons eu lileine satisfaction et nous sommes heureux d'en remercier M. le l)irec(eur de l'Assistance publi([ue.

Il nous faut maintenant ra])])eler les autres desiderata, si souvent signalés, qui restent à combler.

1" Il est à souhaiter que, ainsi que cela se fait ))0ur les inlirmiers des asiles, les ann<'es de service militaire soient comptées, pour la pension de re))os, aux inlirmiers des hôpitaux.

3° Nous demandons encore fju'on r(''unisse dans le même ctablisscmenl l'infirmier cl l'iulirmière mariés et qu'on leur donne une chambre ; (juc, cjuand ce dernier avantage n'est pas |)ossil)le. on leui- accorde Icnir sortie le même jour et non à des jours dilï('Tenls comme nous l'avons vu faire.

',i° Les cours étant ou\ cris à tout le monde, il convient que les employés du bureau de la direction des établissements-écoles délivrent, sans dilliculté, des caries d'admission à tous les monn'iilsde l'année scolaire. Les élèves ])euvent ainsi se faii'e une opinion sur l'enseignement, sur la profession d'inlirmièie, voir si elles se sentent en mesure de (U'venir de bonnes hos])italières, si elles doivent i)ersister et suivre les cours l'année suivanle.

i" Le cJiaïKjciiicnl de senjice ou le rnulciuent devrait s'opérer au cours de l'année dans les ([ualre hôpitaux-écoles ; en d'autres ternies, les e/èi5cs infirmiers et infirmières devraient passer à tour de rôle dans tous les services : médecine, chirurgie, accouchements, lina-erie. cuisine, etc.

5° Nous persistons aussi à rrclaiiier la rêorga^iisation du service de veille : tant ({u'oii imposera l'obligation aux débutants d'être veilleurs ou veilleuses, on nuira aux malades et au bon recrntei lient du jiersonnel secondaire.

G" Le régime alimentaire des infirmiers et infirmières mérite d'être examiné avec soin par l'Administration. Si dans quelques établissements il a été amélioré, dans d'autres, nous assure-t-on, il est resté défectueux. Cette réforme aurait ])0ur i)remi('re conséquence de diminuer le nombre des malades dans le jiersonnel.

1° Vous avez parlé tout à l'hcuic, M. le Directeur, des ))rojets à l'élude pour Vhabilation des infirmiers et infirmières. Vous savez que, depuis bien longtemps, nous n'avons cessé de dénoncer, parfois en termes vifs mais que motivait ce que nous avions o])servé, la situation déplorable des dortoirs et souvent des logements. Des améliorations ont été réalisées, mais il reste encore ])eaucoup à faire. En attendant, ne serait-il pas utile d'étendre à un plus grand nombre de sous-em])loyés et d'infirmiers nuiriés ce (|ui a été fait dans ([uebiues bôpitaux, par exem- ])le c\ la Charité, à Lariboisière, à Bicétre, dans les asiles d'aliénés, c'est-à-dire le logement an deliors ?

C'est en réalisant ces réformes, en supprimant Ihabitation en commun, c'est-à-dire les dortoirs, en donnant des chambres distinctes que l'on assurera un meilleur RECRUTEMENT du pcrsonucl sccondairc. Que de femmes sérieuses, dignes, instruites, consentiraient à se mettre au service des malades si elles étaient assurées d'avoir des conditions matérielles convenables, salubres !

Nous avons toujours considéré comme un devoir de nous faii'c l'interprète du personnel pour toutes ses revendications. Nous nous sommes adressé directenu^nt à l'Administration, souvent à nos anciens collègues du Conseil inunici])al. Nous savons très ])ien ({ue l'Administration n'a pas de ressources pour donner elle-même satisfaction à nos clients. Mais, en agissant ainsi, notre but était de lui fournir des arguments afin d'obtenir du Conseil municipal les crédits qui lui sont nécessaires. L'Administration

en étal)lissant le bilan dr ses besoins a fait son devoir. Au Conseil municipal, en i)iocôdant activement à Temprunt ])rojetc', de faire le sien. Son dévouement au bien publie, son amour des malheureux (>tdcs déshérites on est un sûr garant.

Nous terminci'ons, eomme d'ordinaire, ce discours un peu trop long, en donnant ({uclques renseignements sur les ])rogrès de V enseignement professionnel et sur la laïcisation.

P)ien des ibis nous avons réclamé la création d'écides professionnelles, comme celles de Paris et du déi)artement de la Seine, dans toutes les villes où il y a soit une Faculté, soit une Ecole préparatoire de médecine ou dans les autres grandes villes, avec un programme minimum d'enseignement et des conditions uniformes pour l'obtention du diplôme. Au bout d'un temps à fixei-, ajoutionsnous, nul ne pourrait être admis à soigner les malades dans les établissements hospitaliers qu'à la condition d'être pourvu du (Hplô)iie professionnel. En un mot, de même que pour enseigna- dans les écoles, il faut a\oir le hrereV de Ciipacité, de même pour soigner les malades dans les hôjjitaux, il faudrait avoir le diplôme d'injirmier ou d'infirmière.

Nous avons également montré, par des faits, rinsuffîsance des salaires des intirmiers et inlirmières en province, et réclamé l'organisation de pensions de repos ou la création d'une ca/.s'.sr de retraite en faveur des infirmiers ou inlirmières des hôpitaux de toute la France, sur le modèle, par exemple, de la pension de repos qui existe dans les hôpitaux de Paris et dans les asiles d'aliénés de la Seine.

Tous ces desiderata ont ét(' formulés sous forme de conclusions par notre ami, le Docteur Napias, à la lin de son Rapport sur le recrutement duperson)Lel secondaire des établissements hospitaliers, au Conseil supérieur de l'Assistance publique, qui les a adoptés dans sa session de 1898.

Dans l'une de ces conclusions, M. Napias demandait qu'un progranune fut étudié par une commission spéciale

nommée par ^f. le Ministre de l'Intérieur et arrêté délinitivement après avis du Conseil supérieur de l'Assistance jHiblique. C'est ce qui a eu lieu il y a quelques mois. Le Ministre de l'Intérieur a nommé une Commission spéciale dont les rapports, dûs à ^NI.M. les D'* Faivre et Letulle, ont été discutés, il y a quelques mois, par le Conseil supérieur qui a adopté le programme qui lui était soumis. Nous n'avons pas à parler ici des discussions dont les rapports et le programme ont été l'objet. Qu'il nous sutîise de vous l'aire connaître les résultats théoriques acquis et souhaitons que l'an prochain nous ayons à vous signaler la création de nouvelles écoles d'infirmières en province.

Il ne nous reste i)lus qu'à vous renseigner sur les iiroiji'cs do lu Ici'icisation. La crèche municipale du quartier du Combat (XIX'' arrond.), la crèche privée d'Argenteuil, la crèche municipale de Blois ont été confiées à des laïques. A l'occasion des crèclies, il arrive assez souvent que de nos amis du Conseil municipal nous demandent d'intervenir en faveur de certaines personnes, désirant être directrices des crèches. Malheureusement nous n'y pouvons rien. C'est eux (jui peuvent agir utilement en exigeant de l'Administration que toutes les crèches subventionnées par le Conseil municipal ou le Département soient confiées à des infirmières diplômées, après un stage complémentaire dans un service d'enfants ou dans une des crèches de l'Assistance publique (1). Rappelons que nous avons ajouté une leçon spéciale sur les crèches dans le programme du cours sur les soins à donner aux femmes en couches et aux enfants nouveau-nés.

Citons encore l'Asile Léo Dclibes, pour les enfants, situé à Clichy (2), le dispensaire des Enfants malades à ^Marseille, dont nous avons peut-être déjà parlé, qui, comme la crèche d'Argenteuil, a été reconnu d'intérêt public ; la laïcisation de l'hôpital de Saint-Pons dans l'Hérault, opérée ce mois-ci.

Nous avons appris récemment que le quartier des hom-

(U Le Bulletin municipal pourrait annoncer les vacances. {'!) Le service médical est confié au D' IIellet, maire tic Clicliy. dont le dévouement aux mallicurcux mérite tous les éloux's.

mes tic l'asile d'aliénés de la Providence, à Niort, avait clé laïcisé le 30 mai 1888. Los pères de la ^liséricorde (1) ont été remplacés ])ar des laï([ues. A Paris, mentionnons la création laï(|uc de la station d "ambulance urbaine (Hablie dans le marché Saint-IIonoré à la fin d<' décembre 1898. Il reste encore, entre les mains des ndig-ieuses, cin({ maisons de secours et deux hôpitaux, l'Hôtel-Dieu et l'hôpital Saint-Louis sans parler des Fonchitions qu'une loi devrait modilicr. C'est au Conseil municipal qu'il appartient d'achever la réforme de la laïcisation.

Ce qui a été fait à Paris et dans le département de la Seine au point de vue de Vciis('i{iii('n}('nl iirofcssioii nd et de la laïcisation a eu pour consé({ucnce, dans maintes villes, par exemple à Chartres, a Niort, etc., d'obliger les sœurs à être plus olx-issantes envers l'Administration et le service médical et à se plier, dans une certaine mesure, aux exigences de Vantisepsic c'est-à-dire d'une ])r()preté minutieuse. Certaines congrégations ont même pensé à organiser des cours ayant pour objet « de former des religieuses aux soins à donner dans les hôpitaux. » Des essais sur lesquels nous sommes mal informé auraient même été tentés, entre autres à Lille, croyons-nous. Au Canada, assure ïUnioii médicalf, les religieuses commencent à se soumettre à un enseignement professionnel (2). »

Notre tâche est entin accomplie... pour cette année. A vous tous, infirmiers et infirmières, qui allez recevoir dans un instant vos diplômes, de vous perfectionner sans cesse et toujours dans votre instruction professionnelle en relisant votre Manttel, que l'Administration vous laisse, et en suivant les exercices i)ratiques. Conformez-vous strictement aux prescription médicales, que vous ne devez jamais modifier, et aux ordres de l'Administration, soutenez-vous fraternellement les uns les autres et surtout soyez bienveillants, désintéressés et dévoués envers les malades. En suivant rigoureusement ces conseils vous aurez bien mérité de l'Administration, du Conseil munici])al et delà Republique.

(1) La maison mère est située à Montcbourg (Manche). ■;.') Archives de Xcurolugic. l" uclobre ls;i!i (page .Si.")).

L'enseignement pratique dans les écoles d'infirmières de Paris.

(Discours pronoiicé le 17 mai 1899 au Conseil suPKRiEuii de l'Assistance publique.)

Messieuus,

La question du personnel secondaire des hôpitaux a été Tune de nos préoccupations depuis le début de nos études médicales. Deux de nos maîtres, Delasiauve et Giraldès, nous ont appris à étudier l'organisation et le ionctionnement des hôpitaux, comme ils nous ont appris à observer les malades. De là nos observations sur les religieuses, les surveillantes laïques, les infirmiers et les infirmières, marchant de pair avec nos observations cliniques, médicales et chirurgicales.

Ces observations sur le personnel secondaire concordaient avec les réclamations du corps médico-chirurgicales des hôpitaux, consignées dans les rapports que ses représentants adressaient chaque année, avant la loi de 1849, au Conseil général des hospices.

Comme journaliste, nous avons eu l'occasion, maintes fois, de 1870 à 1876, et même auparavant, de signaler la nécessité d'améliorer le recrutement et la situation du personnel secondaire.

En 1875, nous avons fait déposer au Conseil municipal par notre ami Talandier, conseiller municipal de notre ijuartier, un vœu, non suivi d'effet, pour la création d'écoles d'infirmières.

En 1877, alors que nous avions remplacé depuis un

an 'SI. Talandicr au Conseil municipal, nous avons eu l'occasion d'accompagner une déléu-ation du conseil à Londres, où elle se rendait pour examiner le métropolitain. Nous en avons profité ])our étudier le fonctionnement des écoles d'inlirmièrcs de cette ville,

(iràce aux documents (|ue nous avons recueillis à ce moment avec le concours de notre regretté ami, le D"" Ernest llart, nous avons ]m demander au Conseil municipal, en nous appuyant sur des réalités, la créalion d'écoles d'infirmiers et d'infirmières.

L'école de la Sal|)étrière a été ouverte le l*"" avril 1(S78 et celle de Bicétre dans le courant du mois de mai de la lucme année, ^I. Michel Moring étant directeur de l'Assistance publique. Puis sont venues les écoles de la Pitié, de l'Asile clinique», des asiles de 'Vaucluse, "Villejuif, Ville- Evrard et de l'hôpital Lariboisière.

Chaque ann('-e depuis 1878 jus(|u'en 181)8, nous a\ons fait aux distributions des prix ou dans le courant des années, à l'occasion d(» l'installation de nouveaux professeurs, des discours dans lesquels, après avoir rendu compte des travaux des élèves, nous indi(|uions tout ce qui se faisait, un peu en France, beaucoup à l'étranger. Tous ces documentsont été remis ])ar nous à notre collègue M. Napias quand il a fait son rapport au Conseil supérieur sur le Recrutement du porsoni tel secondaire des établisseiuents hospitaliers.

Nous devons ajouter que tous les ans. dans ces mêmes discours, nous avons signalé les tentatives faites pour la création d'écoles d'infirmières en France et les laïcisations réalisées. Chaque fois qiu' l'occasion s'en est présentée, nous avons indiqué aussi les tentatives antérieures faites l)our organiser renseignement professionnel des inlir- .mières.

C'est ainsi ([ue nous axons découxcrt qu'il y a plus de cent ans, en 1798. trente ans avant (ju'Elisabelh Fry eût donné ses instructions aux infirmières de Guys Ilosjiital à Londres, trente-six ans avant que le pasteur Fhener eût

fondé H Kaiser W'olh, 1 ordre des diaconesses, destiné à former des infirmières, le D'' Valentin Seaman avait fait un cours suivi et niélhodique aux in'.irmières de rhôi)ital de New- York.

Nous ne dirons pas ce qui a été l'ail d'année en année depuis un siècle dans cette voie. Nous nous bornerons à rappeler que, lors de notre visite en 1877 à l'école annexée à Westminster Hospital, la directrice de cette école, Miss Mcrryweather, nous a confié un volumineux registre sur lequel elle avait colh- tous les articles de journaux traitant de la création d'écoles pour les infirmières dans son pays à partir de 18'i0. Toutefois le développement de ces écoles s'est produit surtout depuis 1855, sous l'heureuse et puissante inlluence de Miss Floreuce Nightino;ale.

L'un des rapi)orteurs au Conseil supérieur dont nous allons examiner le travail, M. le D"" Faivre, fait allusion à l'appui ({ue nous a prêté M. Peyron, dont la place, a notre humble avis, est marquée dans le Conseil supérieur. M. Peyron nous a surtout appuyé en ce sens qu'il a fait tous ses efforts, non pas dès son arrivée à l'Assistance publique, mais quelques années jdus tard, i)Our faire régner la juslice, le plus possible, dans les promotions du personnel, en ne les accordant qu'aux infirmières di})lômées.

Le rai)porleur cite l'école de l'Asile clinique, il oublie les écoles qui existent à Vaucluse, à Ville-Evrard et à Villejuif.

Après avoir dit que dans le prog-ramnie nouveau, la sous-commission a laissé de côté les notions <|ui ne lui paraissaient pas d'une nécessité absolue, il continue ainsi :

« La sous-commission ne s'est pas seulement proposé d'éviter aux élèves un travail inutile [lour toutes, impossible même jjour celles qu'une instruction primaire insutïisante ou une intelligence limitée empêchaient d'acquérir certaines connaissances, mais encore et surtout, la commission a voulu que les infirmières ne fussent jamais tentées de prendre une initiative qui n'appartient qu'au médecin. L'infirmière a un rôle 1res utile mais exactement

limité, elle est l'aide du médecin dont elle doit suivre les l)reseriplions avec une obéissance ])assive. 11 faut ([u'clle soit ù même d'a]>i)rccier sullisamment l'état du malade pour rendre comi)ie au médecin de ce ({ui s'est passé en son absence, de faire prcMidre à propos les médicaments ordonnés, sans pour cela prétendn- |)0ser un diau'uostic ou faire de la thérapeuti(|uc. Elle doit, en un mol, seconder le médecin, mais ne jamais se substituer à lui ; et le meilleur moyen de l'en emi)ècher estde limiter son instruction aux choses de son état (p. 3). »

Sur le ))remi('r point : l'instruction insuirisante du jx'rsonnel, M. le rapporteur est en contradiction iwvc une décision de la sous-commission ainsi formulée :

« Conformément à l'avis de son })résident, la commission a également demandé (jue le cortlficat (Vétudes jiri- )nau'es fût tout d'abord exigé des candidats, ceux-ci devant être d'autant plus aptes à acquérir l'instruction spéciale qui leur sera donnée, (ju'ils auront déjà une instruction générale plus sérieuse. »

lîelativement à ses réflexions sur le rôle des inlirmières et à sa limitation, il s'agit là de conseils que nous trouvons d'autant plus excellents que, nous et nos collaborateurs, nous les donnons chaque année à maintes reprises,

j\I. F;ii\re insiste sur le programme de l'enseigncMncnt qui doit être fait aux inlirmières ; il adresse des criti([ues au programme suivi dans les écoles de Paris " peut-être un peu chargé au ])oint de \uq théorique. »

Celui (ju'il nous {)résente « se compose de dix parties ou plus exactement de neuf, tout ce((ui concerne les aliénés ne devant être enseigné qu'au ])ersonnel des asiles. Aussi, voudra-t-on bien considérer- ({U(\, si l'on fait abstraction de ce chapitre traité avec (juelque dévtdoppement, le programme est loin d'être aussi long qu'il peut au premier abord \c i)araitre. D'autre })ar(, les rédacteurs n'ont ])as craint, pour mieux iiidiiiuei- le caractère pratique, qu'ils ont entendu donn<'r à cet cnsciLinement, de multiplier les indications de détail, ce (|ui augmente la Ion-

g-ucur de l'exposé du programme sans le surcharger en réalité davantage 'p. 4) ».

^I. le rapporteur donne ensuite quelques renseignements sur chacune des parties du programme de la commission. Nous n'insistin^ons que sur l'une d'elles :

« La neuvième partie est consacrée aux soins des aliénés. C'est la jwemière fois que les devoirs des infirmiers et dos inlirmières des asiles sont exposés en vue d'un enseignement professionnel, aussi ce chapitre a-t-il, ainsi que nous ^a^ ons tlit, été traité avec un certain développement !p. 6). ))

Non, ce n'est pas la prr'))î?èrr' fois quun tel enseignement est fait. Dans les écoles municipales, plusieurs leçons sont consacrées aux soins à donner aux aliénés, aux épileptiques et aux hystériques. Toute une partie du tome IV du Manuol do l'infirriiil'rp est consacrée à cet enseignement. l)e })lus, on fait lire aux élèves la traduction du llanObooh for tiieinst faction of attendants on tho insane, qui a été élaboré par la Medico-psycholog ical Association d'Angleterre, sans compter des dictées faites à l'occasion d'accidents occasionnés par des aliénés en ville ou dans le.s hôpitaux, signalés par la presse.

Nous ajouterons que dans les écoles départementales qui existent dans les quatre asiles d'aliénés de la Seine, la partie du programme relative aux soins à donner aux aliénés est plus détaillée que dans les écoles municipales : olle comprend quatre leçons. Ce programme a été publié dans les procès-verbaux de la Commission de surveillance des asiles d'aliénés delà Seine de l'année 1889.

Contrairement à l'opinion de INI. le rapporteur, nous estimons que cette partie de l'enseignement doit intéresser non seulement les infirmières des asiles, mais les infirmiers et les infirmières de tous les établissements hospitaliers. Tous reçoivent des malades délirants, des aliénés, des épileptiques, des hystériques, etc., et c'est dans ces établissements que se jn-oduisent souvent les accidents auxquels nous venons de faire allusion.

l]n Cf i|ui concerne l;i (hirrc (JpA'i'nschjiicnit'ul . la commission a décidé ({u'cllc ne saurait être inférieure à une année, l^ans l)eaucoui) de pays elle est de deux ans. l*ersonnellenicnl. c'est ce (jue nous désirerions. (,>uand on a ])rocédé à la laïcisation des écoles ])ul)li(|U('s, on s'est contenté généralement des instituteurs (^t des instilulriccs possédant le brevet élémentaire jiour i-cm])lacer les con- UTéL.nnistes qui ne possédaient le plus souvent que la lettre d'obédience. Maintenant on exige, en jiarticulier à Paris, le brevet su})érieur. De même i)our le personnel secondaire des bôj)itaux, nous voudrions d'abord que tout ce personnel ait le diplôme a[)rès une année d'enseignement et plus tard par la transformation de l'école de la Pitié en KcoXa^o jmrfpctioii ncrnent, nous voudrions arriver à une seconde coucbe d'infirmiers et d'infirmières plus instruits.

En terminant, M. le D' Faivre ])ose la (Question de savoir s'il y a lieu d'(''tal)lir une distinction au point de vue de l'enseignement entre les iniirmiers et les infirmières et, après avoir conclu, avec raison, que leur instruction doit être identique, il ajoute :

<i Mais à ce propos, la commission se rangeant à l'avis exprimé l'an dernier par votre rapjiorteur qui souhaitait de voir confier surtout à des femmes les fonctions de gardes-malades, parce que <( seules elles ont les qualités de douceur, de grâce et de charme indis]iensal)les à cette tâche >', a émis le vœu qu'elles fussent, de préférence aux hommes, appelées à les remplir. Ce n'est pas à dire que cette substitution soit dans tous les cas possible ni même désirable, il y a des services spéciaux tels que celui dca vénériens et des aliénés, voire des services de chirurgie, où la ])résence d'un homme est indispensable. Sauf ces cas, il semble qu'au point de vue des soins à donner aux malades, comme à celui de l'économie <'t du bon ordre, la jirésence des femmes doive être préférée. «

Dans certains jmys. la plupart des hôpitaux sont confiés à des lemiues, le nombre des infirmiers est réduit au strict nécessaire. Dès 1871), dans notre rapport sur le budget de l'assistance publique, nous avons fait voter par le Conseil municipal un vœu demandant à cette administration « de

remplacer autant que jtossible les infirmiers par des infirmières». La même année, nous avons obtenu, non pas sans résistance, qu'une partie des enfants du service qui venait de nous être attribué à Bicêtre fût confiée à des femmes. La résistance venait de ce qu'il s'agissait d'enfants aliénés. Depuis cette époque, l'administration a fait la même substitution dans un certain nombre de ser\ices.

Bien que ce ne soit jtas le moment de traitera fond cette question, nous croyons utile de rap])eler qu'elle a attiré l'attention dans divers ])ays, notamment aux Etats-Unis et qu'un certain nombre d'établissements ont demande que les hommes soient prog-ressivement remplacés par des infirmières. Nous rappellerons à ce propos qu'à Bicêtre l'infirmerie des épileptiques adultes est confiée à des femmes. A notre avis, il pourrait en être de niême des quartiers d'infirmeries, de gâteux et peut-être même de tranquilles. C'est là, d'ailleurs, une réforme qui ne peut se faire que progressivement et avec beaucoup de mesure (1). Il va de soi que partout où des hommes sont nécessaires, ils devront être convenal)lement rétribués de façon à avoir un personnel de premier ordre.

Au sujet du programme des écoles d'infirmières de

Paris, nous trouvons dans le rapj)ort de M. Lctulle les

,mêmes préoccupations, les mêmes critiques que dans

^çélu^. de . M. Faivre. Les citations suivantes ne laissent

aucun doute à cet égard :

« Eviter de surcharger, dit M. Letulle, la mémoire d'une foule de détails inutiles, décevants à cause de leur apparence scientifique, dangereux par leur concision forcément schématique ; In-ef, ne pas créer une classe hybride de demi-médecins, de demi-chirurgiens et de demi-sagesfemmes, mais former à côté des médecins, des chirurgiens et des accoucheuses une phalange aussi précieuse qu'indispensable d'aides éclairés et leur assurer une instruction technique capable, grâce à notre enseignement strictement

(I) Voir : .47T/)ires rie nexirolo'jie, ISOii. t. II. p. 273.

— ih; —

approprié, dï'lrc partout et toujours à la hauteur de leur dévouement, tel est notre but 'p. !)'.

« La nouveauté de ectte méthode d'enseignement, dont la formule (>st courante dans la plujj.irt des pays étrangers, contrastai! ti'op avec les nombronx unix'iJiinonts (lo)it e.s/ c]iar<ié le jn-cMjraiinno de Paris, actuellement en cours dans nos écoles des hôpitaux parisiens, pour ne pas être remarquée. Loin cependant de faire le procès de l'ancien programme, dû à l'initiative aussi généreuse que réformatrice du l)"" Bourneville, tous nos collègues en ont reconnu les bienfaits et proclamé l'heureuse influence. C'est assurément à l'insliuction pi-ofessionnelle méthodique de nos infirmières et infirmiers que sont dus, en grande partie, ramélioration et le rcdèvement depuis quelque temjis si maniués du personnel secondaire de nos hôpitaux [\). 10). »

« Toutefois, votre commission a reconnu que le i)rogramme ]iarisien est trop \aste, qu'il n'est pas applicable à toutes les contrées de la France, tant au point de vue administratif, qu'à celui, par exemple, de notions diverses trop développées d'anatomie. d'hygiène et de physiologie. En d'autres lermes. pour mainis chapitres, le programme de l'école de lu Salpêtrière et de la Pitié parait plutôt un programme d'enseignement supérieur destiné à l'élite du personnel secondaire. Il n'en n'est pas moins évident que certains chapitres, tels que ceux ayant trait à l'administration de l'Assistance judilique jjarisienne, sont des modèles (|ui demeurent ])arfaits en tous points et devront être utilisés par nos élèves (p. 10 . »

Nous ferons remarquer immédiatement que le programme que l'on vous propose est plus chargé que celui des écoles de Paris. Le programme de la commission comprend en effet soixanle-dlx leçons, tandis f(ue celui de Paris n'en vom\wcnd que soixante-quatre. En second lieu nous dirons que les malades de province exigent les mômes soins que ceux de Paris. En troisième lieu, d'a])rès les citations qui précèdent, nous oserons dire que nos ra))porteurs ne jiaraissent avoir qu'une connaissance superficielle de l'e+iseignement des Ecoles municipales

d'infirmières de Paris: et, pour en faire la preuve, perinettez-nous don rajipeler sommairement le programme et le fonctionnement.

Il y a sept cours : [" Cours; d'adiinnistral ion et do rortiplabilité liosintalières (7 leçons); i" Cours d^inatonup (G leçons) ; 3° Coiws de iihysiologle (6 leçons) ; 4° Cours de pansements et de petite chirnr(iie (19 leçons): h° Cours d'Iiygiène (12 leçonsi : G" Cours sur les soins adonner aux femmes en couches et aux enfants nonveau-nés [\ leçons) ; 7" Cofirs de petite pharmacie (10 leçons).

Ce programme jiarait un peu plus chargé qu'il ne l'est en réalité, car certaines questions sont reprises dans des cours différents, par exemple, dans le cours de pansements et dans le cours de petite pharmacie. Les questions de propreté, d'antisepsia, d'asep^iie sont traitées dans les cours de pansements, d'hygiène, de petite pharmacie et dans le cours sur les soins à. donner aux femmes en couches. Ces répétitions nous onl paru nécessaires atin de mieux faire pénétrer l'enseignement dans l'esprit des élèves, dont l'instruction primaire, i)our une partie, laisse encore tant à désirer.

Les leçons théoriciues sont coni[)lélées : l" par la lecture à l'école primaire, avec quelques explications par les instituteurs, de la partie dn Manuel correspondant àchaque leçon ; — 2° par la lecture aussi des parties correspondantes de la traduction du manuel anglais de Domville ; — 3" par des dictées sur des questions professionnelles ; — ■ 4° en ce qui concerne les aliénés, par la lecture de la traduction du manuel anglais dont nous avons déjà parlé; — ô° par des conférences.

Voici les titres de quelques dictées : Hygiène hospitalière, par Letulle ; Du pourboire; Devoir de solida-ité; Les infirmières à Londres et les maladies infectieuses"; Les délirants dans les hôpitaux ordinaires : Méthode antiseptique, asepsie du malade, asepsie de la ])eau, des yeux, du nez, des oreilles, etc., par Nicaise (1895-181)G ; De l'asepsie pulmonaire, désinfection des crachoirs des tuberculeux, asepsie de l'estomac, des voies urinaires, des

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