‹ L'hysterie de Sainte Therese. --Chapitre 8 sur 29 · IIS · texte numérisé non relu

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cathéters, des sondes, dos seringues à injections vésicales, d'après Nicaiso, etc. 1897-1898).

Il en a été ainsi depuis 1878 jusqu'à ce jour.

Quai^it aux ronféroncfs, nous en avons organisé chaque année avec nos internes ou avec des amis de lionne \olontc, à lîicêfre, à la Salpètricre et à la Pitié. Lénumération en a été fournie tous les ans, dans lun ou lautn' de nos discouis.

Dans les cours et dans les conférences, les professeurs se servent de grandes planches murales, par exemple de celles de Laskowski, de ]n'ojeclions : ils montrent les instruments, les appareils, les bandages, les médicaments, etc. Il va de soi que nos collaborateurs et nous, sommes prêts h employer tous les autres moyens d'enseignement qu'on voudra bien nous signaler et à accepter tous les conférenciers de bonne volonté.

Les rapporteurs du Conseil supérieur semblent ignorer aussi que les cours iliéoriqucs sont complétés par des exercices et des examens pratiques.

Les exercices pratiriurs sont faits tous les jours, alternativement dans un service de médecine et dans un service de chirurçiie par des surveillantes qui en sont chargées spécialetnent. Les élèves y viennent par séries. Des registres indiquent leurs présences et ce qui leur a été enseigné. Ces exercices portent: sur les médicaments d'un usage courant dans les salles, sur les objets de pansement, sur les instruments, etc. On fait faire aux élèves tous les pansements qui peuvent leur être confiés, prendre la température, pratique!' les' injections sous-cutanées, etc., etc.

Le ventouseur et la ventouseuse de chacun des établissements-écoles leur appreniKMit à jwser des ventouses. Il en est de même pour les bains et les douches. La surveillaîite du service d'accouchement leur apprend l'emmaillottement. Un mannec[uin sert à enseigner l'application des bandes. A Bicctre, nous leur apprenons, avec nos internes, la vaccination, et il serait bien dési-

rable que, par groupes, les inlirmiôres de tous les établissements assistent aux séances de vaccination qui se font avec la génisse.

Nous avons réclamé bien des l'ois le changement de se)-vice des infirmiers et des inlirmières de manière à les faire passer, durant Tannée scolaire, dans tous les services de l'hôpital ou de l'hospice (médecine, chirurgie, accouchements, services généraux^ Par là, nous espérions compléter leur instruction en les mettant en contact avec des chefs différents, médecins, surveillants, etc. Nous n'avons (jue médiocrement réussi. Nous nous sommes heurté à des résistances administratives et médicales. L'appel que nous avons fait à nos collègues, dans ce but, n'avait pas eu d'écho jusqu'à cette année où notre ami l'ozzi nous a offert d'organiser des exercices pratiques de uynécologie dans son beau service de l'hôpital Broca. Les élèves y sont apjjclées par séries. Chaque série assiste à trois séances. Ces exercices ont été complétés par trois conférences faites à l'école de la Pitié par lesassistants de M. Pozzi. Nous serions heureux de voir d'autres médecins ou chirurgiens des hôpitaux nous ])rêtcr un semblable concours.

Les élèves externes, mères de familh^ ou gardes-malades, sont invitées par nous à suivre le matin les visites des médecins ou des chirurgiens. Nous avons réussi quelquefois, mais pas toujours. Pendant bien des années on leur a refusé, à elles, élèves des Ecoles municipales, ce complément d'instruction alors qu'on l'accordait aux élèves de de rt'nion des femmes de France. Aujourd'hui l'opposition à cette si utile prati<(ue tend à diminuer.

Nos rapporteurs n'ont pas parlé non plus des nombreuses compositions qui sont faites par les élèves afin de se rendre bien compte qu'ils ont profité de l'enseignement théorique et pratique et de les exercer à prendre des notes sur les malades. Dans notre service, les infirmiers et les infirmières sont dressés à nous fournir, à l'occasion du certificat de quinzaine exigé par la loi, des renseignements complets sur ce qu'ils ont observé chez les enfants dejuiis leur admission. Il serait vivement à désirer que

dans les services des sur\ cillantes chargées des cours pratiques, les inlii-niières soient exercées à prendre des notes analogues.

Chaiiue mois un ra{ipoi-L t-sl ;.di-essé à l'Administration sur les présences, les absences des élèves, les compositions, les points, vA sur les travaux professionnels du mois. Voici un s])écimen de ces notes pour le mois d'octobre

'< Ijcs cours piofessionnels ont [)orlé itendant ce mois sur : l'administration (i leçons^ ; l'anatomie (>t la physiologie (G leçons) ; uni.^. com))osition d'anatomie. »

« Dictées jirofessionnelles : I" conditions àrenijjlir ]iour l'obtention du diplôme ; 2" des bandes et i!c leur ap[)lication ; 3" classification des hernies (Esmarck). »

« Lectures : Mnniicl il'ml iniiiistration (pp. 1 n G'ï} ; MuniioJ (l-;i)}a{oiiiin ot do ])]}iisiolo(jw {p[). 1 ù 40) ; Manuel su )■ les soins à (loi) lier nnx uliénés (pp. I à 15^ «

Tous les trois mois, il est également fait à l'Administration un raj)port fournissant des renseignement sur cha([ue élève.

Disons encore (jue, tous les ans, un exan^eii pratique, fait toujours par nous avec l'assistance de trois jirofesseurs, clôt l'enseignciuent de l'année scolaire ; ([ue le cHphhne dans les <(uaire écoles est décerné dans des conditions tout à fait idenlifjues.

Pour beaucoup d'tdèx es, l'enseignement diu'e en réalité deux ans itarce qu'ils n'ont pas eu, en lin d'année scolaire, le nombre minimum de |)oinls pour toutes les comi)ositions.

Il nous a semblé pralifpu' de ne demander jus(|u'à présent ({uune année d'éludés, désirant doter les hôpitaux d'une ]jremière couche d'infirmiers et d'infirmières ayant, au moins il un i-erlain degré, des connaissances jirofessi(jnMellcs. C'est ce (|u'on a l'ait, répéterons nous, lors de la laïcisation des écoles primaires publiques : on s'est con-

tenté d'instituteurs et d'institutrices possédant le brevet élémentaire. De même que pour les instituteurs, on exige maintenant le brevet supérieur, de même, dans l'avenir, nous voudrions, par une seconde année d'études professionnelles, avoir, pour les places de ^ous-employés, des infirmiers et des infirmières ayant des connaissances plus sûres, plus complètes. De là, la transformation désirable de l'école de la Pitié en École de porfeciioiinonent où ne seraient admis que ceux et celles ayant le diplôme des écoles ordinaires.

Pour compléter cet exposé sommaire, nous croyons utile d'ajouter quelques renseignements relatifs à l'instruction générale et au nombre des diplômés. A la lin du mois de juillet 1898, il y avait six cent soixante-dix sous-employés et infirmie-rs des deux sexes ayant : un diplôme de bachelier (6). le brevet supérieur (8), le brevet élémentaire (71), le certificat d'études supérieures (7), le certificat d'études (578), etc-

De 1878 à 1883. l'Administration n'avait pas voulu décerner de diplômes d'infirmiers ou d'infirmières. Il en a été décerné trois mille quatre cent vingt-huit de 1883 à 1898 ; seize cent quatre-vingt huit des diplômés étaient présents dans les hôpiaux au mois de juillet de l'an dernier.

Ces renseignements statistiques permettent d'avoir une idée approximative des efforts accomplis et des résultats obtenus. Certes, il reste encore beaucoup à faire, aussi n'hésiterons-nous jamais à demander à tous de nous aider à perfectionner l'enseignement théorique et surtout l'enseignement pratique des Écoles municipales et départeyiientales d'iiijli-iiners et d'infirmières. Cela ne peut se faire ([u'avec la collaboration, si souvent réclamée, des chefs de service.

Nous ne discuterons pas les différents articles du programme qui est soumis au Conseil. En les comparant à ceux qui composent le programme des Ecoles municipales on verrait qu'ils sont en grande majorité les mêmes, groupes d'une manière différente. Cependant nous devons dire un mot des critiques concernant l'enseignement des

notions d'analoiiiiG. Ce n'est pas la iireniirrc l'ois ([u'cUes nous onl clé adressées. Nous nous lîornons pourtant à des notions élémentaires, telles qu'on devrait les enseigner dans tontes l<'s écoles. Nous estimons n'avoir i)as dépassé la mesure dans cette ))artie de renseignement, nos auditeurs ayant besoin de ces notions à chaque instant, dans la ])rati([ue hospitalière. La même criti({uc a été formulée contre Von Esmarck (|u'and il a fait ses confér(!nces à l'école Samaritaine, ci'éée par lui en 188-2.

Il y a répondu en ces termes :

« Comme il est à supposer, dit-il, que beaucoup d'entre vous ne j)ossèdent pas les éléments préliminaires indispensables pour suivre mes conférences avec fruit et se rendre capables de ))orter, sans hésiter, li>s secours nécessaires en cas d'accidents, il me faudra absolument, avant de commencer à vous exjjoser les notions dont je me propose de vous entretenir, vous donner un aperçu sur la structure et les fonctions ()rtia)iiques chi corps humain. « Et aussitôt il entre en matière par la description d'un squelette placé sous les yeux de ses auditeurs. Puis il i)asse en revue les muscles, le système nerveux, le cteur, la circulation, les ])Oumons, la respiration, elc... Inutile de chercher d'autre justification... ce qui serait facile.

Nous n'aurions i)as pris la i)arole dans cette discussion, trop heureux de voir la question de la création des écoles d'infirmières soumise à l'étude du Conseil supérieur de l'assistance publique, si l'enseignement des écoles de Paris et de la Seine était exclusivement notre œuvre ; mais elle est une œuvre collective, réalisée avec le concours et le dévouement d'hommes ({ui ont une réputation scientifique et professionnelle incontestables; qui ont, sur la ((uestion, une véritable compétence puisqu'ils ont professé durant des années, ont corrigé d'innombrables compositions et fait passer un grand nombre d'examens pratiques. Leur présence dans la commission, qu'ils n'auraient [)oint déparée, aurait évité des erreurs et nous aurait dispense d'intervenir.

En ré[)Oiulaiit aux critiques de nos honorables rapporteurs, nous croyons avoir fait simplement notre devoir et nous nous arrêtons en vous priant de nous excuser d'avoir trop long-temps retenu votre attention.

Année scolaire 1899-1900.

Écoles d'Infirmières^

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