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TROUBLES VASO-MOTEURS ET TROPHIQUES 2U

psoas, centre du psoas iliaque dans la fosse iliaque, et insertions fémorales du psoas et des adducteurs, pour déterminer trois douleurs qui se correspondent. Si on fait exécuter les mouvements de rotation de la cuisse en dehors et les mouvements d'abduction, on détermine aussitôt de la douleur dans les mêmes points.

Pour guérir ces paraplégies, dont j'ai vu plusieurs cas durer depuis des mois, et qui ne sont pas provoquées par de la paralysie musculaire, mais par la douleur liée à une certaine diminution de la sensibilité musculaire, il suffit de faire faire des exercices de flexion, de rotation et d'abduction des cuisses. On provoque, comme toujours, une douleur plus vive d'abord, puis le relâchement — car il y a un certain degré de spasme musculaire, — se produit et la douleur disparaît avec le retour de la fonction.

J'ai cru devoir parler ici de cette forme spéciale de paraplégie, que je n'ai vu signalée nulle part, au lieu de la mentionner plus loin en étudiant le traitement des. troubles localisés, parce qu'elle est ordinairement attribuée à des névralgies utéro-ovariennes, et que les malades sont exposées à subir la castration, sans même avoir le profit d'être ' débarrassées de leurs douleurs. On ne saurait trop répéter que V intervention chirurgicale en matière d'hystérie est véritablement immorale. C'est là un des cas où elle est cependant encore trop souvent appliquée.

C — Troubles vaso-moteurs et trophiques .

Contre ces troubles, dont les premiers sont partie intégrante et conséquence forcée de Thystérie, qu'on a pu considérer avec raison comme une névrose vaso-motrice, il n'y a guère que le traitement général qui soit indiqué. Les phénomènes évoluent souvent d'une manière isolée ; telles sont les diverses éruptions cutanées : herpès, eczéma, pempligus, urticaire, gangrène ou ulcérations. On constate toujours que ces altérations de la peau, dont certaines s'accompagnent dune sensation de brûlure, sont toujours entourées d'une zone d'anesthésie et que le centre de l'érup-

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iioa est lui-même anesthésiqne. Il est vraisemblable que ces divers troubles proviennent simplement de l'état des vaso-moteurs, soit dilatés, soit contractés au point de suspendre la nutrition de la peau en certains points.

Ce qui est également hors de doute, outre l'existence de cette anesthésie plus ou moins profonde qui constitue déjà un signe important de leur nature, c'est TinefOcacité des moyens ordinaires pour les guérir : antiseptiques, cautérisations, topiques variés, rien n'y fait. On a signalé la faradisation comme capable de produire quelquefois une amélioration. C'est possible, mais je n'en ai aucune expérience personnelle.

Par contre, j'ai vu de ces troubles disparaître très rapidement par la restauration de la sensibilité ou le réveil cérébral dans l'hypnose, quand ils étaient greffés sur d'autres manifestations hystériques, paralysies ou contractures, qui nécessitaient elles-mêmes l'emploi de cette méthode.

Parmi les troubles vaso-moteurs les plus intéressants, et qui donnent le plus lieu à des erreurs de diagnostic, il faut signaler les hémorragies, soit de la peau, soit des muqueuses. Elles impressionnent toujours le malade^ et son entourage encore plus, et il faut bien le dire aussi le médecin. Il est certain que, en l'absence de manifestations très nettes d'hystérie, l'apparition d'hémorragies stomacales, pulmonaires, ou utérines^ est toujours un peu inquiétante. Et c'est précisément souvent dans des formes à manifestations viscérales, peu apparentes par conséquent, que ces hémorragies se montrent de préférence.

Quoique par elles-mêmes elles n'aient pas grande gravité en tant que manifestation de la névrose, elles peuvent contribuer à aggraver la situation, et par l'affaiblissement qu'elles causent au malade, et par l'émotion que, dissimulée ou non, elles ne manquent pas de produire en lui. On ne risquera donc rien en les traitant par les moyens ordinaires, d'autant que ces moyens, en agissant sur les vasomoteurs, risquent toujours de réussir, au moins momentanément. Mais il faut ensuite traiter l'état hystérique

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