TROUBLES LOCALISÉS
ne faut pas faire trop fond sur eux. Une alimentation très forte et substantielle aura beaucoup plus d'efficacité encore.
Les altérations des ongles^ des cheveux, sont chose banale chez les hystériques ayant subi un amaigrissement plus ou moins marqué, et il n'y a rien à y faire sauf de relever énergiquement leur nutrition.
Je ferai les mêmes remarques à propos des rétractions flhro- tendineuses. Quand on voit des contractures datant de vingt ans céder complètement sans laisser de traces, on est en droit de se défier de ces rétractions. Là encore il faut toujours faire un examen sous le chloroforme avant d'intervenir chirurgicalement. Mais, alors même qu'elles semblent persister, il faut tenter encore avant le traitement général de l'hystérie. Si elles persistent, après guérison de celle-ci, on est en droit de les opérer. Mais alors^ elles n'ont à mon avis rien d'hystérique dans leur pathogénie, et tiennent avant tout au tempérament arthritique du sujet.
Pour être hystérique il ne faut pas oublier en effet qu'on n'en est pas moins homme, et par conséquent sujet à toutes les autres maladies. C'est une tendance fâcheuse, contre laquelle il faut se mettre en garde, que de considérer comme manifestations hystériques tous les troubles qui peuvent survenir chez des hystériques, en se souvenant par contre que l'hystérie imprime à toutes leurs conséquences fonctionnelles un cachet d'exagération dont il faut faire la part. On a décrit toutes les maladies que rhystérie peut simuler. Il y aurait peut-être autant à dire sur les maladies qui peuvent simuler l'hystérie.