PARAPLÉGIE
côtés en appuyant une main, ou même un seul doigt sur ^ le dos ou le bras, de façon à ce qu'il vous sente près de lui prêt à le soutenir en cas de besoia. Enfin on le lâche en lui disant de venir au devant de soi à une faible distance qu'on augmente peu à peu.
Il est boa de se placer dans un espace assez large quand on fait ces exercices, parce que le malade a toujours tendance à se rapprocher des objets et à s'y accrocher ; il est préférable également de ne les lui faire exécuter en présence d'autres personnes que lorsqu'il commence à y mettre de Tamour-propre, car alors la vue des autres lui sert de stimulant. Une fois que le malade sait marcher sur le plancher, il faut lui apprendre à marcher sur la terre, dont l'inégalité le gène. Mais on y arrive assez vite.
Il faut aussi lui apprendre à monter les escaliers. C'est le même mouvement que la marche, à part l'effort plus grand des extenseurs de la cuisse. Quand il sait marcher, il sait monter. Mais il n'en est pas de même pour descendre : le vide l'effraie, et il se rejette instinctivement en arrière, fléchissant la jambe à étendre et étendant celle qu'il faut fléchir. Il faut se placer devant lui, pour le rassurer contre la chute en avant et lui faire décomposer le mouvement de chaque jambe. On arrive assez rapidement à le rééduquer sous ce rapport aussi.
A partir de ce moment il ne faut perdre aucune occasion de le forcer à s'exercer. Les derniers exercices les plus difficiles à lui faire exécuter sont de se lever et s'asseoir sans s'aider des bras et enfin à s'accroupir et se relever de même.
En outre de ces exercices fonctionnels on se trouvera bien de toutes les manœuvres mécanothérapiques qui ont pour but de réveiller la sensibilité et par conséquent la force musculaire aussi.
Quand la paraplégie est invétérée et développée secondairement au cours d'une grande hystérie, il est rare qu'on puisse arriver à ce résultat sans isolement et traitement général par restauration de la sensibilité.
La paraplégie spasmodique est beaucoup plus facile à
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traiter, au point de vue de la durée surtout. Ce n*est plus tant la rééducation des mouvements qu'il s'agit de faire, que Tassouplissement de la contracture, ce qui rentre, comme pour le bras, dans le traitement général des contractures étudié précédemment.
Enfin j'ai suffisamment insisté sur la forme particulière de paraplégie pa7* douleur soi-disant ovarienne ou utéroovarienne, et qui n'est due en réalité qu'à un état de légère contracture douloureuse d*un ou deux psoas iliaques et des adducteurs de la cuisse, pour que je n'y insiste pas ici, et me borne à rappeler que le procédé de choix est la mécanothérapie avec mouvements forcés au début.
Hémiplégie. — Paraplégie des quatre membres.
Ces deux cas^ dont le second est rare d'ailleurs, ne sont que des combinaisons de la monoplégie brachiale avec la monoplégie crurale. Les procédés à employer sont donc les mêmes. Toutefois il semble que d'emblée^ dans le second cas, on doive s'adresser au traitement général avec isolement, puis aux restaurations de la sensibilité et au réveil général, plutôt que de s'attarder à l'emploi des procédés précédents, qui exigent un degré d'attention que ne permet certainement pas l'état d'un cerveau dont les centres moteurs des membres des deux côtés sont complètement arrêtés et engourdis.
Astasie-abasie, — Pseudo-tabes.
J'examinerai ensemble le traitement de ces deux troubles, qui ne sont que des variantes l'un de l'autre, et dans lesquels on trouve avant tout de l'anesthésie articulaire, sans paralysie musculaire, sauf un certain degré d'amyosthénie, et abolition plus ou moins complète des réflexes rotuliens et plantaires. Ce sont des combinaisons diverses de ces éléments principaux qui donnent naissance soit à l'astasie-abasie, soit au pseudo-tabes.
Il y a donc lieu d'employer les mêmes procédés thérapeutiques, en se basant sur ces deux points, à savoir que les troubles de la sensibilité sont légers, et qu'ils affectent