‹ L'hystérotomie, ou l'amputation du col de la matrice dans les affections cancéreuses. Suivant un nouveau procédé avec la description de l'hystérotome et de plusiers autres instrumens nouveauxChapitre 8 sur 12 · DESCRIPTION DU COMPRESSEUR · texte numérisé non relu

DESCRIPTION DU COMPRESSEUR

Cet instrument, planche 2e , fîg. 6% qui est de forme circulaire * et qui a huit à neuf pouces de diamètre, est composé de deux tiges AÀ et BB qui sont recoupées en arcs et unies ensemble par une charnière C, au dessus de laquelle se trouve le ressort D qui sert à faire écarter les tiges A et B, lorsqu'on veut diminuer la compression, qui ne cesserait d’avoir lieu si on ne faisait lâcher les crans de la crémaillère E , ou si on ne faisait remonter la vis F qui est fixée et tourne dans le coulant G , qui est chargé , au moyen d’un écrou, de rapprocher ou d’éloigner la pelote H. La tige A A qui porte la grande pelote mobile I au moyen de trois anneaux L L L , est terminée supérieurement par un ressort M, qui appuie contre la crémaillère E , qui tient par une vis au grand anneau O, qui a deux ouvertures aux points P etQ pour laisser passer la crémaillère E. Les deux pelotes H et I sont mobiles et peuvent toujours être placées parallèlement , quel que soit le lieu où on les applique.

5 O ÏNSTRUMENS NOUVEAUX.

Pour appliquer le compresseur , il faut mettre le malade convenablement selon l’opération que l’on veut pratiquer, et avoir soin de placer toujours la petite pelote H sur l’artère que l’on veut comprimer.

Pour ouvrir l’instrument et écarter suffisamment ses branches , il faut presser sur la crémaillère E, de manière a ce qu’elle ne soit plus engagée par ses crans au point P , et à ce que le ressort M la fasse relever verticalement , pour qu’il en résulte une solution de continuité qui permette au membre de passer dans l’écartement plus ou moins grand des tiges A et B que l’on rapproche ensuite pour exercer la compression, d’abord au moyen de la vis F que l’on tourne , et ensuite en rapprochant les anneaux N et O qui peuvent être plus ou moins éloignés en dégageant les crans de la crémaillère E qui est fortement pressée par le ressort M.

Lorsque , pour faire une ligature , on est obligé de laisser couler un peu de sang pour que cet écoulement indique où est l’artère cachée que l’on veut lier, il faut lâcher d’un ou deux crans la crémaillère E que l’on re-

INSTEUMENS NOUVEAUX.

met ensuite a son premier point, pour rétablir la compression qui a lieu subitement et d’une manière complète.

Cet instrument , malgré son grand diamè tre, peut servir pour les bras, parce que les

deux pelotes se rapprochent autant que l’on veut; mais je crois qu’il vaudrait mieux qu’il fût plus petit, à moins qu’on ne voulût comprimer l’artère axillaire qui , comme l’artère crurale , demande un grand diamètre. Pour comprimer l’artère axillaire , la petite pelote H doit être placée sous l’aisselle, et la pelote I sur l’épaule»

Ce compresseur , facile a appliquer , peut être dirigé par un homme étranger a l’art ; l’opérateur pourrait lui-même au besoin le diriger, puisqu’il n’aurait qu’a lâcher un ou deux crans pour arrêter ou laisser couler subitement le sang. La compression avec le pouce offre le même avantage; mais, je le répète, il faut un aide exercé, qui se trouve rarement sur le champ de bataille et dans les campagnes ; d’ailleurs , l’aide même intelligent peut être bientôt fatigué et ne pouvoir prolonger une compression capable d’arrêter

52 1NSTRUMENS NOUVEAUX.

complètement l’hémorragie. Cet inconvénient est d’une bien haute importance , puisque souvent la vie d’un malade peut en dépendre ! (i)

Page 1