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partielles; les larmes, la diarrhée, la polyurie sont fréquentes chez ces sujets. Briquet vit même, chez une nerveuse, la galactorrhée alterner pendant 7 ans avec des crises convulsives. D'autre part, il semble que l’on puisse attribuer aussi à une stupeur cellulaire diverses manifestations nerveuses souvent provoquées par une émotion : troubles du rein, oligurie, de l'intelligence, amnésie, aboulie.. En ce cas, les troubles digestifs qui succèdent si souvent à un chagrin, à un choc moral quelconque sont peut-être dus à une insuffisance passagère, Sinon à un arrêt total des fonctions des annexes.du tube digestif, seulement le choc émotif n’atteindrait pas assez la cellule hépatique pour permettre la polycholie et la diffusion de la bile, ainsi s'expliquerait la rareté relative de l’ictère émotif maloeré la fréquence des émotions et des sujets nerveux.
Comme le montre la clinique déjà, les troubles de la cellule hépatique à la suite d'un choc moral se produisent par l’intermédiaire du système nerveux : en particulier du splanchnique, du pneumogastrique et du nerf de Cyon, les recherches de CI Bernard, celles plus récentes d'Arthaud et Butte, de Rodriguez l'ont démontré. Nous savons de plus, par ces derniers auteurs que l’action du système nerveux retentit sur le foie par l'intermédiaire du système vasculaire et principalement par suite des variations de la tension sanguine, Nous pensons donc avec Potain que Fabaïssement de pression dans le domaine de la veine porte
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est un facteur des plus importants dans l'apparition de l’ictère émotif.
On voit que nous admettons pour expliquer l’apparition de l’ictère de cause morale le rôle considérable joué par le système nerveux et provoquant à la fois le spasme des voies biliaires, la Stupeur cellulaire qui se traduit par la diffusion de la bile avec hyperfonction passagère de la glande hépatique, «enfin la paralysie réflexe des vaisseaux abdominaux; mais nous pensons avoir jusqu'ici démontré seulement le mécanisme par lequel se produit l’ictère, non avoir indiqué sa véritable cause.
Nous sommes convaincue avec M. le D° Merkien que la vraie cause de l’ictère émotif réside dans une prédisposition morbide spéciale de la glande hépatique. Aussi doit-on, à notre avis, faire dans cette affection une large part étiologique à l’état général de l'enfant observé, à ses antécédents, à ses prédispositions morbides générales et momentanées. On constatera, il est vrai, que les enfants seront d'autant plus facilement frappés d’ictère à la suite d’un. choc moral qu'ils seront faibles, énervés, tels ceux désignés autrefois sous l’épithète générale de lymphatiques, et cela en raison même du retentissement violent qu'ont en eux les impressions intérieures, mais en recherchant soigneusement les influences prédisposantes particulières qui ont motivé la localisation morbide au foie on les découvrira souvent : paludisme, spécificité, alcoolisme, affections biliaires chez les ascendants, maladie infectieuse antérieure de l’enfant ou de l’un
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des générateurs avant ou au moment même de la conception.. Avant tout, nous peusons qu'on relèvera souvent l'influence prépondérante et considérable d’un état gastrique ou hépatique morbide chez le jeune malade. Il est, en effet, des personnes plus sujettes à souffrir d'un organe que d’un autre, le foie et l’estomac sont parmi les viscères pour lesquels cette prédisposition est le plus marquée,
Nous savons que dans les cas où l’ictère émotif est apparu secondairement à des troubles gastro-intestinaux, on est en présence d’un ictère de nature infectieuse. Ainsi que nous le fait remarquer M. le D' Nobé- Court : « La phase de préparation, la fièvre et les autres symptômes ne laissent aucun doute à ce sujet ». Par quel mécanisme s’est produit l’infection dans ces cas? |
L’intestin renferme des toxines et des microbes en quantité innombrable. A l’état normal, il possède, au dire de Stich, Bouchard, Kibbert, un pouvoir anti-. toxique et antimicrobien remarquables, mais ces pouvoirs sont plus spécialement encore attribués au foie comme nous lapprennent Baumann, Bunge, Kotliar, de Verhoogen. Or, à la suite d’un choc nerveux, les sécrétions intestinale et biliaire sont altérées; la bile, cet antitoxique puissant, ne passe plus dans l’intestin, les toxines qu’il renferme ne sont donc pas neutralisées. De plus, les microbes qui sont les hôtes habituels de ce conduit acquièrent une virulence supérieure à celle qu'ils présentent habituellement par suite des altérations de l’épithélium et de la sécrétion de l’in-
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testin. Dès lors, à la suite de l’émotion, un triple assaut est effectué contre le foie : le choc émotif retentit sur la cellule hépatique par l'intermédiaire du système nerveux et tente de l’altérer, les toxines intestinales charriées jusqu’au foie par la veine porte renforcent cette action, enfin les microbes intestinaux atteignent la glande hépatique grâce à leur migration par les chylifères comme l’ont montré Desoubry et Porcher, ou grâce à leur passage dans le sang, comme l’ont vu MM. Hudelo et Wurtz, ou bien encore grâce à leur ascension dans le cholédoque et les voies biliaires, comme le voulait Potain.
Dans les cas où l’ictère émotif ne s’est accompagné d'aucun trouble digestif, le choc moral retentit directement sur le foie par l’intermédiaire du système ner- Veux.
Mais les remarquables travaux de Netter et Dupré nous ont appris l’admirable résistance de la cellule hépatique aux infections, aux intoxications et à toutes les impressions morbides qui peuvent l’atteindre, il est donc évident que le foie de l’enfant qui à réagi par un ictère à une cause aussi minime que l'émotion présente une infériorité vitale réelle. Il sera parfois très difficile de reconnaître la nature de sa prédisposition morbide, dans certains cas elle restera inconnue, momentanément tout au moins.
Au reste, il est facile de prouver que, même chez Penfant qui n’a présenté aucun trouble morbide hépatique encore, le foie peut être altéré déjà : M. Charrin nous dit que les lapins succombent auxquels on injecte