‹ L'ictère hépato-biliaireChapitre 13 sur 32 · EX · texte numérisé non relu

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HR) due

Dosage des phosphates sanguines. Celles-ci sont éliminées par la bile. Leur taux augmenterait dans les ictères par rétention ; celui-ci de 1,5 à 4.unités Bodansky peut dépasser 10 unités. Ce dosage n'apporte rien de plus que les autres épreuves d’élimination.

IT. — L'étude des protéines sanguines.

1) L'équilibre plasmatique.

Classiquement, en cas d’hépatite, diminution des albumines, et augmentation des globulines avec abaïssement de leur rapport et augmentation du fibrino: gène. En réalité, ce trouble n’est ni précoce ni constant puisqu'on ne le trouve souvent pas après plusieurs mois d’ictère prolongé. L’électrophorèse, plus précise, en est l’image. Aussi, plutôt que vers des mesures quantitatives, s’est-on tourner vers une étude qualitative des protéines plasmatiques.

2) Epreuves sérologiques.

Elles sont toutes basées sur l'instabilité, la labilité des protéines plasmatiques au cours des HÉDARCS et leur facilité à floculer.

Le principe est sensiblement le même : plasma mis en présense de solutions variées.

Les deux plus anciennes, de technique simple,

— Ja réaction de Takata-Ara, modifiée par Gros dont l’intensité se’xprime de + à ++++

— Ja réaction de Weltman.

Plus récemment, de nouvelles épreuves sont nées, s’apparentant aux réactions de précipitation utilisées dans le dépistage sérologique de la syphilis. Deux principales :

— Hanger, sérum mis en présence d’un mélange de céphaline-cholestérol, se lit de + à ++++

— Mac Lagan, réaction quantitative, mesurée en France en degrés Verne, normale de.0 à 20, pathologique au dessus.

Nous reprendrons plus loin, en une discussion géné-

rale, ces différentes épreuves. Nous voudrions cepen-

dant dire quelques mots des épreuves sérologiques. Si leur apport est pratique en hépatologie, on peut,

on doit, leur adresser de nombreux reproches. Elles

VOA Es

n’ont que la valeur de coïncidences, car ces épreuves fonctionnelles ne testent pas l’hépatite mais son retentissement plus ou moins complexe sur le métabolisme des protéines. C’est, en résumé, une épreuve qui explore, non le foie, mais les protéines du plasma.

Et cela va permettre de prévoir leurs irrégularités, leurs limites.

a) absence de spécificité. Tout trouble des protéines va entraîner une réponse positive, qu’il y ait ou non hépatite.

b) retard entre la réponse de ces réactions et l’évolution de l'hépatite. Elles apparaissent après quelques jours d'évolution et persistent quelque temps après la guérison. |

c) enfin, la plupart sont beaucoup trop sensibles et par là, sans trop de valeur pratique (Hanger).

Malgrè ces réserves, il s’agit cependant d’excellentes épreuves. Mais ont-elles été d’un apport essentiel en hépatologie ? Nous disons résolument non. En particulier, à notre avis, elles n’ont pas supplanté deux épreuves qui, si elles n’ont pas pour elles la parure d’une origine anglo-saxonne, ont l’immense avantage de la plus extrême simplicité, pouvant être pratiquées au lit du malade, sans aucun matériel, et pour l’une au moins, une sensibilité et une fidélité plus grande que celle des autres épreuves déjà citées. Ce sont la quinine Tanret et l'épreuve de l’eau.

1) La quinine Tanret.

15 cgr. de quinine per os, recherchés dans les urines, recueillies 2, 4, 10 et 24 heures après. Chez le sujet normal, on en trouve dans aucun échantillon. Comparée aux épreuves de floculation, elle nous a toujours /donné et beaucoup plus simplement, des résultats comparables.

2) Mais nous voudrions surtout insister sur l'épreuve de l’eau, que nous avons spécialement étudiée. L'eau ingérée à jeun traverse l’organisme en une heure, c'est-à-dire qu’en une heure et demie, chez un sujet sain, on doit trouver dans le bocal une quantité d'urine supérieure à la quantité d’eau ingérée, la diurèse normale s’ajcutant à l'épreuve. Nous la pratiquons ainsi :

NRA. A

le matin, malade à jeun couché, ingestion d’un litre d’eau et urines recueillies d’heure en heure.

Les résultats obtenus sont les suivants en moyenne : 1" heure : 500 ec:

2 heure : 650 cc. diurèse en 2 heures : 1.150 cc. 3 heure : 110 cc.

4 heure : 75 cc.

La densité nous semble présenter peu d'importance.

Les causes d’erreur sont nombreuses, en dehors de la fièvre.

Malade qui se lève et qui transpire (été).

Le malade qui mange. L’absorption d’une tasse de café, de quelques morceaux de sucre a plusieurs fois faussé une telle épreuve. C’est pour cette raison que nous rejetons absolument le système des épreuves couplées, et particulièrement l'association à la galactosurie.

L'épreuve de l'eau doit se pratiquer seule, elle donne des renseignements précieux. En cas d’hépatite, la diurèse dépasse rarement 300 cc. les deux premières heures. Souvent même, c’est ce que l’on obtient en 4 heures. Il ne s’agit donc pas de nuances d’interprétation.

Enfin, et c’est ce qui la rend si précieuse, sa perturbation est extrêmement précoce, suivant de très près le début et la fin de l'hépatite. Leur évolution est pratiquement superposable.

Une épreuve de l’eau normale (plus d’un litre en 2 heures( ayant pour nous valeur de guérison fonctionnelle RÉpoQUE, voici un cas qui illustre sa sensibilité.

Après une épisode grippal de trois jours, un sousofficier présente des urines brusquement très foncées et un sub-ictère des conjonctives. 48 heures, après il est hospitalisé à l'Hôpital Militaire Maillot. A l’entrée, les urines ont repris leur coloration normale, on y décèle cependant des traces de sels et des pigments. Il demeure un léger sub-ictère conjonctival. Par ailleurs, le malade est apyrétique, sa diurèse est de 1 litre 500 par 24 heures.

Epreuve de Peau : .

1" heure : 60 ce, 2 heure : 110 ce, 3° heure :211401€c, 4 heure : 130 cc.

Epreuves sérologiques hépatiques :

Hansers meet Thymol : 7 degrés Verne.

Gros : négatif.

Une semaine après, épreuve de l’eau :

1" heure : 600 cc, 2-phetre "106000:

3 heure : 110 cc, 4 heure : 70 cc.

Donc, hépatite à évolution sub-ictérique, passagère, décelée par Hanger et épreuve de l’eau.

Aïnsi donc, l'épreuve de l’eau pratiqué avec certaines précautions, nous semble la plus utilisable pour suivre l’évolution d’une hépatite. Elle nous semble aussi avoir une valeur thérapeutique étant chaque fois suivie d’une eertaine chasse biliaire.

Nous allons maintenant tenter un classement pratique de ces nombreuses épreuves fonctionnelles. Comment peut-on les utiliser ? :

Trois épreuves suivent à notre avis l’évolution de l'hépatite de façon suffisamment proche pour nous permettre d’en préciser assez exactement le début et la terminaison. Ce sont dans l’ordre de fidélité l'épreuve de l’eau, la quinine Tanret, le Hanger. Les autres ne donnent que des réponses plus retardées.

Nous sommes bien plus mal renseignés sur le degré de cette atteinte hépatique. Trois épreuves nous ont semblé utilisables dans ce sens : le dosage du cholestérol, le test au thymol, l’étude de la prothrombine et l'épreuve de charge en vitamine K. Associées, elles permettent une certaine interprétation.

: Plus. incertaines, Fe NE EL sont la galactosurie ét l’hippuricurie,

: Lé trouble des protéines ne survient en règle que

très tardivement. Nous reviendrons plus Join sur ces données.

& vs re +

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