‹ L'ictère hépato-biliaireChapitre 16 sur 32 · DS · texte numérisé non relu

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tieuses ayant sensiblement les mêmes images microscopiques ;

— Surtout la ponction biopsie n’est pas inoffensive puisque les auteurs qui en ont une pratique suffisante signalent 1 à 2 % d'accidents graves.

Pour ces raisons, nous considérons que si l’étude des ictères lui doit un progrès considérable, à l'heure actuelle, elle ne doit plus être employée systématiquement et réservée seulement à quelques cas difficiles, de plus en plus rares. En pratique courante, le diagnostic nous semble presque toujours possible sans elle.

L'Histologie a longtemps négligé les éléments biliaires du foie. -

Jusque là, l’état des voies biliaires, et encore malheureusement seulement des voies biliaires extrahépatiques n’a pu être noté que macroscopiquement, soit lors d’une intervention chirurgicale, pour hépatite ictérigène prolongée, soit au cours d’une autopsie.

Les voies biliaires (cholédoque et vésicule) sont de calibre normal souvent diminué. Elles sont parfaitement perméables. On note, dans les trois quarts des cas, un œdème inflammatoire du cholédoque et de la vésicule, œdème qui s'étend au duodénum confirmant les données de la radio et de la gastroscopie.

Il existe donc une inflammation des voies biliaires, inflammation sur laquelle VirsHOW avait bâti l’ictère catarrhal, et sur laquelle on s’appuie de nouveau pour tenter d'expliquer l’ictère prolongé.

Après avoir longtemps cru à une angiocholite ascendante, venue du duodénum, on semble admettre actuellement une infection descendante, sans avoir pu mettre un germe précis en cause,

Là encore le problème semble mal posé.

Y revenir nous oblige à quelques mots des travaux récents sur l'hépatite épidémique :

Depuis longtemps de nombreuses notions,

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__ sa recrudescence au cours de tous les grands déplacements humains,

—— son aspect saisonnier (automne et hiver),

—— son aspect endémique limité à certaines zones précises, plaidaient en faveur d’un élément infectieux trans-, missible. Depuis 1945, des travaux anglo-saxons ont démontré l’origine virale de l'hépatite épidémique.

A partir de filtrats de suc duodénal, de sang, d'urine, la transmission de l'hépatite put se faire au cobaye, au porc, à la souris, au Canari et à l'embryon du poulet.

Enfin, la transmission volontaire à l’homme permit de confirmer les nombreux cas de transmissions accidentelles.

La cause semble en être un virus filtrable relativement résistant à la chaleur (1 heure à 56°) ; le temps d’incubation varie généralement de 15 à 40 jours bien que dépendant assez largement de la voie d’introduction du virus.

Il semble beaucoup plus long par voie sous-cutanée, cause probable de la différence constatée pour le virus de la seringue.

L’immunité n’est pas encore bien précisée. Elle paraît acquise. Cliniquement, en effet, si l'hépatite ictérigène est très répandue, rares sont les malades qui l’on présentée deux fois à intervalles éloignés. L’ictère ne se répète fréquemment que chez les grands insuffisants hépatiques (cirrhose).

Enfin, on trouve des anticorps spécifiques dans le sang des cobayes immunisés,

L’hépatite épidémique est donc devenue une hépatite à virus. Cette découverte en a entraîné une autre, l’inoculation par la seringue, et a mis de l’ordre dans les hépatites syphilitiques, et les hépatites médicamenteuses. |

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