‹ L'idéal américainChapitre 10 sur 28 · XVIII PRÉFACE DE LA TRADUCTION FRANÇAISE · texte numérisé non relu

XVIII PRÉFACE DE LA TRADUCTION FRANÇAISE

sérieusement garanti par la séparation effective des pouvoirs. Le gouvernement fédéral a uiie grande somme de puissance, mais dans une sphère définie. La Cour Suprême est armée d'une autorité sans contrôle, mais pour un but étroitement déterminé, l'interprétation de la Constitution. De même, le gouverneur d'un État, le juge, le chef d'une municipalité sont maîtres chacun chez lui et pour sa fonction spéciale. Lorsque, dans un pays ainsi constitué, un intérêt autrefois particulier ou local prend un caractère plus étendu, plus général, il est utile de le confier à une autorité plus large, de l'enlever à la municipalité pour le faire passer au Comté ou à l'État, ou au gouvernement fédéral. Mais la liberté n'est pas compromise par cette attribution justifiée. Que les milices d'État, reconnues insuffisantes pour la défense du pays, soient transformées et réunies en un seul corps ; que leur commandement soit centralisé à Washington ; cela ne mettra pas dans la main du Président des États- Unis un instrument de césarisme, on peut en être assuré. 11 ne possède pas en effet un droit de domination suffisant sur les gouvernements locaux pour abuser — à supposer que la folle tentation lui en vînt — de la force armée mise à sa disposition. Mais il existe une seconde raison de ne pas

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