PRÉFACE DE LA TRADUCTION FRANÇAISE XVII
faut recommander la lecture de VIdéal Américain. Le Président Roosevelt est parfaitement résolu — et la nation qu'il représente, avec lui — à endosser toutes les responsabilités nouvelles auxquelles les succès récents des États-Unis les exposent. Il faudrait bien mal connaître le caractère ambitieux, impérieux et hardi de l'Américain pour s'en étonner. Non seulement il envisage sans effroi la constitution d'une armée régulière américaine autrement puissante que les 25.000 hommes de troupes occupés à protéger les réserves indiennes, mais il y pousse et il y travaille avec son impétuosité de Roiigh Rider. Il veut une marine de guerre forte. Il veut un contrôle plus effectif du gouvernement fédéral sur la législation économique et financière des Etats particuliers. On connaît sa campagne contre les trusts. Et il n'est aucunement effrayé ni du militarisme, ni du césarisme, ni de la centralisation excessive.
Deux choses lui donnent confiance, sans doute. La première, ce sont les fortes assises de la liberté américaine, assises capables de résister à tout effort et contre lesquelles d'imprudentes entreprises se briseraient comme verre. Non seulement, le sentiment de la liberté est très vif et très ombrageux aux États-Unis ; mais Tusage de la liberté est