XIV. PREFACE DE LA TRADUCTION FRANÇAISE
quaient les planteurs d'avoir des esclaves. Du môme, ils ont refusé d'admettre le territoire de rUtah au rang et aux privilèges d'un Etat membre de l'Union, aussi longtemps que la polygamie y a été officiellement reconnue. On pourrait multiplier les exemples.
En réalité leur idée de la liberté est l'idée de la liberté du bien. Et la liberté règne vraiment chez eiix parce qu'ils sont suffisamment d'accord sur la distinction du bien et du mal, sur ce qui est utile à l'homme, et aux hommes groupés en société, pour se développer, pour agir et pour s'élever. Grâce à cette unité de vues, il n'arrive guère qu'un citoyen se trouve entravé dans l'exercice d'une liberté considérée par lui comme essentielle, au nom d'une majorité considérant l'exercice de cette liberté comme contraire au bien général.
En d'autres termes, il y a aux États-Unis un certain nombre de vérités morales acceptées assez universellement pour que, chacun y trouvant une limite à sa liberté individuelle, tout le monde puisse admettre que la loi reconnaisse et impose cette limite, si cela est nécessaire.
Cet état d'esprit éclate à chaque instant dans le livre du Président Roosevelt. Les convictions sont simples, fermes, bien assises, indiscutées. Certain»