‹ L'idéal monastique et la vie Chrétienne des premiers jours [microform]Chapitre 27 sur 87 · I. Règle, c. LXIV · texte numérisé non relu

I. Règle, c. LXIV

quelques courageux essais dans la mortification corporelle. Nous avons déjà constaté la mênae chose pour le recueillement extérieur, dont le B. Père a fait le dernier degré de l'échelle d'humilité, mais qui, à titre d'essai du moins, est déjà indispensable à quiconque veut gravir même le premier échelon.

C'est surtout dans les premiers temps de la conversion, que Dieu inspire aux âmes cette généreuse ardeur pour les œuvres de pénitence extérieure. Sans doute, ce sentiment est souvent, sinon toujours, mêlé d'un certain élément naturel, qui empêche les âmes plus avancées de se méprendre sur sa valeur réelle. Tel' qu'il est cependant, il est, à coup sûr, un don de Dieu : il y aurait, à le rebuter, à le contrarier en tout point, un grave inconvénient, qui touche de près à ce que saint Paul appelle « éteindre l'Esprit ^ ». lyaissons nos supérieurs en modérer à leur gré les manifestations : mais gardons toujours sous la cendre de l'humilité ce feu sacré, que nous serons si heureux de retrouver plus tard à son heure. Nie manquons pas de l'attiser de temps en temps, surtout aux époques de pénitence, durant le Carême, aux jours qui précèdent les grandes fêtes, en sollicitant du Supérieur la permission de nous livrer à tel ou tel exercice de pénitence. Cette pratique est déjà en honneur parmi nous, conformément à l'esprit de la sainte Règle ; mais ne nous contentons pas de ce qui est officiel : l'âme qui a ce « bon zèle » dont parle le B. Père 2 sentira fréquemment, au cours de l'année, l'attrait pour quelque chose de plus spon-

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