I. c. II
d'un saint enthousiasme pour la beauté de leur vocation, et ne négligent rien de ce qui peut les mettre à même de la suivre dans toute sa plénitude.
Enfin, s'ils sont fidèles, vers la fin de ce temps d'épreuve, a lieu le « scrutin » qui décide de leur admission dans la famille de Dieu ; et c'est alors qu'on leur propose enfin une dernière fois et avec plus de solennité, cette Règle sainte qu'ils ont lue, qu'ils ont entendu expliquer jusqu'à trois fois, et qui sera désormais la loi de leur milice spirituelle : Bcce lex sub qua militare vis ^.
Alors, tout étant préparé, a lieu la sainte profession, le baptême du moine.
Ce rite auguste a sans doute varié suivant les temps et les pays, et aujourd'hui encore il diffère de congrégation à congrégation, de monastère à monastère ; cependant on y retrouve partout les quatre éléments correspondant aux quatre parties principales du rituel baptismal : la renonciation, la profession de foi, la mort mystique, et enfin la remise des emblèmes de la vie nouvelle.
La cérémonie du baptême s'ouvre par un triple renoncement : « Renonces-tu à Satan ? » demande le prêtre au néophyte. — « J'y renonce. » — « Et à toutes ses œuvres ? » — « J'y renonce. » — « Et à toutes ses pompes ?» — « J'y renonce. »
Tel est le sens des questions que l'Abbé pose au futur prof es, à la fin de l'allocution destinée précisément à lui rappeler que la profession sera pour lui comme un second baptême. Il lui demande : « Veux-tu renoncer au siècle et à ses pompes ? » -—