‹ L'idéal monastique et la vie Chrétienne des premiers jours [microform]Chapitre 51 sur 87 · I. Gant. V · texte numérisé non relu

I. Gant. V

SPIRITUALITE MONASTIQUE ll5

de ses tendances, de tous ses livres, petits et gros ?

A Dieu ne plaise. lye conseil de l'Apôtre restera toujours la règle des gens sensés : Omnîa prohate, quod bonum est tenete ^. Non, nous n'entendons nullement rejeter en bloc les productions de l'ascétisme moderne : d'abord, parce qu'à tout ce mouvement se trouvent intimement mêlées l'action de l'Esprit- Saint, la vie de l'Église, l'influence des pieux personnages des derniers temps, et qu'il y aurait témérité de la part d'un catholique, quel qu'il soit, à quelque Ordre qu'il appartienne, à s'isoler complètement de ces manifestations de la sève chrétienne à notre époque ; ensuite, parce que, en dehors même du mouvement monastique, bien des phénomènes de sainteté, bien des monuments d'ascétisme ont surgi dans l'Église, qui continuent dignement les traditions des âges précédents, et dont nous pouvons user sans crainte de compromettre en quoi que ce soit notre vie propre. Quel vrai moine ne pourra légitimement se délecter dans la lecture du Traité de Vamour de Dieu de s. François de Sales> dans les écrits de sainte Thérèse, ou même d'auteurs plus récents, comme le P. Faber ou Mgr Gay ? Enfin, une dernière raison dont il faut tenir compte, c'est que, bien que la contemplation des choses de Dieu demeure toujours en principe le sommet de notre vocation, la vie monastique a dû cependant s'adapter en plus d'un point aux exigences de notre siècle. Sans le suivre dans son activité absorbante, qui

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