‹ L'idéal monastique et la vie Chrétienne des premiers jours [microform]Chapitre 55 sur 87 · II-II. q. i8o, a. 3, ad · texte numérisé non relu

II-II. q. i8o, a. 3, ad

3. Sous le titre de Scaîa paradisi . dans l'app. du tome VI de s. Augustin ; de Scaîa claustralium parmi les opuscules faussement attribués à s. Bernard.

vérité, d'abord par l'ouïe, en les entendant exposer de vive voix par ceux qui sont chargés de nous instruire : et c'est là une des choses que saint Benoît nous permet d'espérer de notre Abbé ; il le veut avant tout homme de doctrine^. Mais encore la parole humaine ne retentit à nos oreilles qu'à des intervalles relativement rares ; et puis, la même nourriture ne saurait suffire à tous au même moment. C'est donc dans la lecture que nous puiserons habituellement les premiers principes nécessaires pour nous élever plus haut. Aussi la sainte Règle assignet-elle à cette lecture une part très considérable de la journée : jamais moins de deux heures en été, jusqu'à cinq heures en hiver, davantage encore en Carême. Au reste, saint Benoît nous laisse on ne peut plus libres pour le choix des livres à employer pour cette lecture : non seulement chaque page des Livres saints proprement dits, mais même n'importe quel écrit des saints Pères catholiques est, selon lui, une règle sûre de la vie humaine, et doit servir à nous faire parvenir tout droit à notre Créateur ^. On ne saurait assez admirer la largeur d'une telle doctrine. Nous sommes devenus de nos jours si difficiles, si délicats, que nous avons fini par restreindre à l'excès le cycle des lectures salutaires à notre âme. Qu'on nous mette entre les mains n'importe quel chef-d'œuvre des plus grands des Docteurs, de saint

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