‹ L'idéal monastique et la vie Chrétienne des premiers jours [microform]Chapitre 7 sur 87 · I loh. I · texte numérisé non relu

I loh. I

fait sans cesse découvrir à Tceil intérieur de nouvelles fautes jusque-là inaperçues, et lui en révèle toujours plus la malice.

I^a seconde sorte de componction naît de l'appréhension des châtiments mérités par le péché ; Tâme coupable songe à la sentence qui sera portée au dernier jour, et toute tremblante se demande où elle sera, ubi erit. Saint Paul lui-même, le grand Apôtre élevé jusqu'au troisième ciel, Paul a connu cette, salutaire terreur ; il exprime quelque part la crainte d'être réprouvé, ne forte aliis praedicans ipse reprobus efficiar^. Avouons qu'après un tel exemple nous aurions mauvaise grâce à nous dispenser de cette sorte de crainte, d'autant que l'Écriture nous enseigne que « nul ne peut être assuré s'il est digne d'amour ou de haine ^.» Je ne sais, mais il me semble bien difficile qu'une âme véritablement chrétienne entende sans frémir ces menaces que le saint Évangile fait si souvent retentir à nos oreilles : « Allez, qu'on le jette dans les ténèbres extérieures, là il y aura des pleurs et des grincements de dents ^ ». — « lyoin de moi, maudits, allez au feu éternel * » ou encore cette conclusion de la parabole des dix vierges : « En vérité, en vérité, je ne vous connais point ^ ». Qui de nous peut se flatter que la porte de la salle du festin ne se fermera pas sur lui, avant qu'il ait pu y trouver place ? Qui de nous du moins prétendra n'avoir rien à voir avec ce sommeil de la

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