‹ L'idéalisme contemporainChapitre 12 sur 51 · Rev. de mét., 1899, p · texte numérisé non relu

Rev. de mét., 1899, p

dialectique qui s'achève dans la transcendance de l’action.

Sans cette rupture a priori de l’immanence et de l'unité de la pensée, sans cette volonté primordiale de ‘ l'appel à la transcendance, quelle signification et quelle portée aurait le raisonnement qui donne naissance à la philosophie nouvelle ? Voici, en effet, quel est ce raisonnement : Etant démontré que les principes de la science ne sont pas réductibles au principe de contradiction, qu’ils sont synthétiques et non analytiques, alors ils ne sont susceptibles d'aucune détermination rationnelle, d'aucune justification logique, et 1l faut dire qu'ils sont arbitraires. Etant démontré que les faits ne sont pas les faits naturels du positivisme, des morceaux de nature que l'esprit recueillerait et détacherait avec la loi qui la régit et qui serait inscrite en eux, ils ne correspondent plus à des données indépendantes du savant, et il faut dire qu'ils sont artificiels. Une raison indéterminée ne peut constituer aucune vérité; une nature indéterminée ne peut supporter aucune vérité. Demander à la raison de connaître la vérité de la nature, c’est aboutir à une double négation, et c'est pourquoi l'intellectualisme rend le scepticisme imminent?. Quel remède au scepticisme, sinon de découvrir un point de vue d’où les concepts d’arbitraire et d'arüficiel cessent d’être de pures négations, d’où ils puissent acquérir une valeur positive, c’est-à-dire se justifier en fonction d'une réalité positive ? Cette réalité positive est l’action, et la philosophie nouvelle se cons-

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