‹ L'idéalisme contemporainChapitre 15 sur 51 · Id., 4904, p · texte numérisé non relu

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cela même qu'elle exclut toute détermination de la pensée théorique, ils donnent la seule signification et la seule preuve expérimentale qu'il soit possible de demander à la thèse du primat de l’action. En fin de compte, et lant que les mots conservent leur sens traditionnel, la philosophie nouvelle se convertit au scepticisme plutôt qu'elle ne s’y oppose, et si le péril du scepticisme était effectivement imminent, ce serait miracle de l’atténuer par la vertu d’un remède qui ressemble si étrangement à la maladie elle-même. |

En quel sens la philosophie nouvelle est-elle un mysticisme? Certes le mot de mysticisme a été discrédité par l'abus’ qui en a été fait au xix° siècle en vue de ramener par un détour l'apologie de doctrines que l’on savait désormais impossibles à justifier. Mais, comme le dit M. Le Roy, « pourquoi les mots nous feraient-ils peur! ? » Il ya un vrai mysticisme, « celui qui a foi dans l'esprit » et qui est le mysticisme des philosophes, de Platon, de Spinoza, de Fichte. Mais à ce vrai mysticisme s'oppose le mysticisme de la philosophie nouvelle comme à l’immanence de la raison la transcendance de l'action. Pour M. Le Roy l'obscurité n’est pas un moment provisoire du progrès intérieur, lié à l’effort d’approfondissement et de renouvellement intellectuel, d'où sortira plus de clarté et plus d'’intelligibilité; le clair est définitivement subordonné à l’obscur; la lumière ne se fait plus avec de l'intelligible, elle est d’un autre ordre; la liberté ne se fait plus avec de la raison, elle jaillit d’un fond de contingence mystérieux

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