‹ L'idéalisme contemporainChapitre 18 sur 51 · Id., 1904, p · texte numérisé non relu

Id., 1904, p

3, Id., 1904, p. 307.

elle se prête à une discussion effective, c’est-à-dire comme étant autre chose qu’un scepticisme et qu’un mysticisme, comme étant une dialectique fondée sur une distinction etune hiérarchie de concepts et relevant d’une méthode universelle de justification, on s’expose au reproche de prendre la philosophie nouvelle en intellectualiste, ce qui serait un sûr moyen de ne pas la comprendre. Dès lors, il n’y a plus de discussion possible; il suffit à la philosophie nouvelle de dissoudre les notions communes d’intelligibilité, de raison et de vérité, pour se décerner à elle-même les honneurs du triomphe, et pour tourner contre ses adversaires les accusations les plus inattendues, comme celles de limiter et de restreindre la science, de mutilerles droits . de la raison et de méconnaître la réalité vivante de l'esprit. A cette situation fausse où place naturellement son contradicteur toute doctrine. qui, conformément à la tradition apologétique de Pascal, veut être une philosophie contre la philosophie, il n’y a qu'un moyen de faire face, c’est de réserver expressément la part de ce qui est transcendant à tout langage et à toute pensée et qui échappe ainsi à toute discussion ; puis, ces réserves faites, de soumettre à l'examen de la dialectique les thèses qui sont susceptibles de recevoir une forme dialectique.

Voici le passage où se trouve exposée de la taçon la plus nette la dialectique propre à la philosophie nouvelle : «Il faut séparer plusieurs sens du mot action. Il y a l’action pratique, l'action discursive et l'action profonde qui ne sont point une seule et même chose.

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