‹ L'idéalisme contemporainChapitre 30 sur 51 · Rev. de mélt., 4901, p · texte numérisé non relu

Rev. de mélt., 4901, p

velle le primat ou la transcendance de l'action. Pour l'intellectualisme, au contraire, la notion de pensée discursive est une monstruosité, parce que l'existence du discours suppose l’immanence d’une pensée qui ne peut pas être asservie aux lois extérieures du discours, qui a son principe dans la puissance illimitée de synthèse, dans la raison. Aussi regrettons-nous que M. Le Roy ait enlevé d'avance toute portée à sa polémique contre l'intellectualisme en le défigurant jusqu’à le montrer orienté vers l’atomisme et vers le matérialisme!. Ce n’est pas seulement l’histoire de la philosophie qui est ici négligée de parti pris; c’est aussi l’histoire de la science, c’est la lutte incessante du rationalisme contre les empiristes partisans du vide et des atomes. En se plaçant au point de vue nominaliste, M. Le Roy s’est condamné à ignorer le rationalisme, ainsi que l’atteste un passage comme celui-ci. « En définitive, c’est la continuité qui est réelle. Mais il faut bien schématiser pour comprendre et on le fait spontanémént. Telle est l’origine pratique et le sens immédiat des notions de substance, de cause, de rapport, de force, de sujet, etc.?. » Ainsi le rapport rationnel serait un schème de discontinuité, un atome logique, et cela est vrai pour le nominalisme puisque le rapport se traduit dans le discours par un mot, fût-ce le mot esf, et que ce mot forme un troisième terme qui s'ajoute aux précédents ;: mais pour l’intellectualisme le mot est n’a pas de sens en tant que mot, il constate du dehors ce qui n’existe que du dedans, la relation qui donne leur

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