Id., 1899, p
sens aux deux termes et dont logiquement ils procèdent. Ce qui vit est unité, et il n’y a d'unité définie que par des rapports définis. Toute activité vivante se développe, comme le disait Leibniz, par l'efficacité de la loi qui lui est immanente, et la caractéristique de la vie spirituelle, parmi toutes les formes de l’activité vivante, c’est de dégager sous forme de relation consciente la loi interne qui est sa raison d'être.
Après avoir posé en principe l'idenüfication de l'atome, élément du discours, et de la relation, principe de la pensée, M. Le Roy écrit : « La raison est essentiellement discontinue. Poussant à l’extrême le besoin d'idées séparées et juxtaposables, elle postule inévitablement un atomisme logique. On a un curieux témoignage de cette invincible tendance dans la conception mathématique du continu, ensemble connexe et parfait, poussière incohérente et infiniment ténue, ne présentant ni liens intérieurs ni lacunes, qui, pour les philosophes, se confond avec la discontinuité absolue. La raison est donc nécessairement « spatiale » et « numérique! ». — Nous ne chercherons point à nous donner le ridicule de révéler à M. Le Roy — et d'autant qu'il invoque par surcroit l’autorité de M. Poincaré — la nature du continu mathématique. Nous avons seulement à résoudre une question de psychologie ou de logique générale : pourquoi l’ensemble connexe et parfait apparaît-il à M. Le Roy comme le type de la discontinuité, sinon parce qu’il résout cet ensemble dans les éléments entre lesquels il peut se décomposer, et qu'il néglige systématiquement la loi suivant