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l'esprit pur. La part du déterminisme qui permet à l'homme de créer une science et de régulariser son action est relative à la contingence. La matière est contingence, l'esprit est contingence. Quel sens dès lors peut avoir la subordination de la matière à l’esprit, et en quoi différerait-elle de la subordination inverse que le matérialisme affirme? « Si primitivement la nature et l'esprit sont tous deux amorphes, comment l’'amorphe en vient-il à saisir et à ordonner l’amorphe, comment et pourquoi‘? » « Qu'il me soit permis, répond M. Le Roy à la question qu'il a lui-même posée, de me borner à un mot. La philosophie nouvelle admet une hiérarchie où l’action morale et religieuse occupe le sommet et se subordonne l’action pratique et l’action discursive comme moyens. L’attraction d’une cause finale, voilà l'explication de la genèse universelle ?. » Plus haut il avait écrit : «Il faut sans doute rattacher à quelque transcendance la nécessité qui impose la matière à l'esprit. Ainsi reparaîtrait dans la philosophie nouvelle la vieille preuve cosmologique de l'existence de Dicu’. » Plus loin il ajoute : le génie donne à l’homme « quelque chose d’analogue au pouvoir de miracle, c’est-à-dire la faculté pour un individu d'agir avec la puissance de l'esprit universel # ». A la philosophie posilive de l'esprit qui explique la matière par une action semblable à l’action spirituelle de l’homme, fondant le déterminisme sur la raison et empruntant à ce déterminisme