Id., 1901, p
un point d'appui dans le passé, une règle pour l’avenir, s'oppose une doctrine de finalité transcendante qui fait du déterminisme une fonction d’une contingence mystérieuse et inaccessible. M. Le Roy a bien voulu nous prévenir que « l’incessante réaction mutuelle de la contingence et de la nécessité constitue un inextricable cercle vicieux, incompréhensible aux seuls intellectualistes ! » ; aurons-nous la témérité d'accomplir jusqu'au bout, et malgré cet avertissement, notre devoir d'intellectualiste, de comprendre au moins pourquoi cela doit nous être incompréhensible? C’est que la philosophie nouvelle, en même temps qu'elle est tournée vers une finalité transcendante qui est la volonté du miracle, s’est appuyée sur des thèses qui convergent toutes vers cette conclusion que le miracle est impossible, non pas seulement à justifier, mais même à concevoir. Comment constater le miracle comme fait, alors que tout fait serait artificiel, relatif aux instruments d'observation. et aux décrets du discours que le savant s’est également fabriqués pour la commodité de son action ? Le positivisme d’Auguste Comte, pour avoir identifié le fait au réel, a été défini par M. Le Roy « une sorte d’anthropomorphisme materialiste fondé sur le primat de l’action pratique? » ; le positivisme nouveau, s’il invoquait une identification du même ordre, se condamnerait luimême à se définir une théologie matérialiste fondée sur le primat de l’action pratique. Et encore faut-il aller plus loin : le fait que les lois naturelles ont été