‹ L'idéalisme en Angleterre au XVIII?e siècle [microform]Chapitre 101 sur 235 · Réponse de More à Norris, du 13 avril · texte numérisé non relu

Réponse de More à Norris, du 13 avril

3. Poems and Discourses, occasionally written hy J. Norris» Ces poésies furent rééditées et complétées dans A ColUction of MiscellanieSy 1692.

pellent ses goûts et ses talents. Il est impatient de construire son système des choses. Mais nous disons mal : ce n'est pas sa doctrine à lui qu'il va produire ; ce sera une doctrine étrangère, d'importation toute récente et qu'il a rendue sienne, à force d'y rêver, de l'admirer, de la

célébrer.

Bien au-dessus de Descartes et au niveau de Platon, de saint Jean, de saint Augustin, il place l'auteur de la Recherche de la Vérité, livre qu'il lut, des premiers sans doute, dans Foriginal et dans lequel il crut de plus en plus découvrir l'expression parfaite des virtualités de sa propre philosophie. La théologie qui s'en dégageait ne ressemblait-elle pas trait pour trait à celle qu'il avait d'instinct adoptée? Antiquité et christianisme, chefs-d'œuvres de la Grèce classique et Saintes-Ecritures, s'y mariaient à ravir. L'admiration de Norris ne reculera pas devant l'hyperbole. « M. Malebranche s'est avancé le plus loin que je » sache en cette découverte (du monde idéal). Il est certaiw nement le grand Galilée du monde intellectuel. Il nous a » donné le point de vue, et quelques nouvelles révélations » qui se produisent jamais, ce doit être à travers son téles- » cope. » Ce superbe et quelque peu emphatique hommage, consigné au début de son principal écrits trouverait aussi bien sa place en tête de ses autres livres. Sur quelque matière qu'il compose, toujours le même vénéré nom revient sous sa plume. Ce nom, il ne se lasse pas de l'enseigner à ses amis, de le redire à ses lecteurs. A ce chef d'Ecole il cherche partout, au besoin il inventerait, de nouveaux adeptes ^,

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